Introduction
I Les évolutions de l’emploi et du chômage
1.1 Institutionnalisation de l’emploi ?
1.1.1 Un lent processus d’institutionnalisation….
1.1.2 …. récemment remise en cause
1.2 L’apparition d’un chômage de masse, depuis 40 ans
1.2.1 Constat
1.2.2 Comment les économistes expliquent ce chômage ?
1.2.2.1 Le chômage relève d’une insuffisance de la demande
1.2.2.2 Une stratégie patronale pour faire baisser les salaires ?
1.2.2.3 Le chômage est-il causé par un prix du travail trop élevé ?
II Les politiques de l’emploi, depuis 30 ans
2.1 Politique de l’emploi pendant les 30 glorieuses
2.2 De 1981 à 1986, du volontarisme à la rigueur
2.3 Basculement des politiques de l’emploi vers des mesures générales de baisse du prix du travail.
2.3.1 30 ans d’exonérations patronales, pour quelle efficacité ?
2.3.2 Flexibiliser le marché du travail, une solution de moins en moins efficace
2.4 Les autres politiques conjoncturelles
2.4.1 Améliorer la qualification des travailleurs
2.4.2 Favoriser la création d’activités
2.4.3 La baisse du temps de travail, répartition du travail et création d’emploi
III Emploi, chômage, précarité et intégration sociale
3.1 Les politiques de l’emploi visant à flexibiliser ont accru la précarité des emplois
3.1.1 La montée des emplois précaires
3.1.2 Les formes de la précarité et ses effets sur l’intégration au travail
3.2 L’insécurité sociale menace la cohésion sociale
3.2.1 Une difficile intégration sociale par le travail, pour certaines catégories sociales
3.2.2 Désillusion au travail et menaces sur l’intégration sociale
3.2.3 Chômage et exclusion
Concepts: Emploi, taux d’emploi, chômage, taux de chômage, flexibilité, précarité
Bibliographie
DARES, Les politiques de l’emploi et du marché du travail, collection Repères, 2003
Gambier, Vernières, L’Emploi en France, Paris, La Découverte, 1998, coll Repères.
Freyssinet Jacques, Le chômage, 2010, La Découverte, coll Repères.
Serge Paugam, le salarié de la précarité, 2007, coll PUF
Filmographie
JM. Carré, j’ai très mal au travail, 2007
https://www.youtube.com/watch?v=nD3mu8UjIvc
J.M Moutout, violence des échanges en milieu tempéré, 2003
Polycopiés des documents utilisés en cours (hors manuel)
Document 1 Q-sort. Analyse des représentations des élèves.
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Affirmation |
VRAI |
FAUX |
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1 |
Le chômage est la différence entre les emplois créés et ceux détruits |
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2 |
L’emploi est synonyme de travail |
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3 |
Sur 100 Français en âge de travailler, 64 travaillent |
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4 |
Depuis 2000, la France possède un million de travailleur en plus |
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5 |
Le chômage, un fléau depuis un siècle |
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6 |
Les chômeurs sont des paresseux |
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7 |
Un taux de chômage élevé favorise le patronat |
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8 |
Le patronat milite pour développer la précarité dans le pays |
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9 |
Pour créer de l’emploi, il faut baisser le coût du travail |
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10 |
La précarité touche plutôt les hommes |
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11 |
Les chômeurs ont une bonne intégration sociale car ils profitent des prestations sociales |
Document 2
Document 3

Document 4

Document 5

Document 6

Document 7

Document 8 Exercice
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Nom du pays |
Niveau de salaire/fiscalité par rapport à la France |
Niveau du taux de chômage par rapport à la France |
La théorie néo classique est-elle valable ? |
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Royaume Uni |
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Allemagne |
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Portugal |
Document 9


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Année |
Gouvernement |
Loi |
Caractéristiques |
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30/06/04 |
Fillon |
Journée de solidarité |
Suppression d’un jour férié |
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10/08/09 |
Fillon |
Travail le dimanche |
Élargissement des dérogations à toutes les zones touristiques et aux grandes agglomérations pour les salariés volontaires |
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05/05/04 |
Fillon |
Loi formation et dialogue social |
Changement dans la hiérarchie des normes. Tout accord d’entreprise même défavorable peut être adopté |
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02/08/05 |
Fillon |
CNE |
Contrat nouvelle embauche |
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25/06/08 |
Fillon |
Modernisation du marché du travail |
Rupture conventionnelle entre salarié et patron. Licenciement sans motivation ainsi instaurée Allongement des périodes d’essai |
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2012 |
Ayrault |
Emplois d’avenir |
Création de milliers d’emploi précaires dans le privé et le public |
Document 10 Les 32 heures, ça peut marcher ! Politis, juin 2016 Larrouturou , Meda,
intégralité de l’interview http://www.politis.fr/articles/2016/06/les-32-heures-ca-peut-marcher-34994/
La réduction du temps de travail est la solution la moins coûteuse contre le chômage
Selon vous, les embauches rendues nécessaires par la baisse du temps de travail doivent être compensées par une baisse de cotisations sociales pour les entreprises. Cela n’engage-t-il pas l’État dans un plan très coûteux ? D. M. : Non, c’est même l’une des politiques les moins coûteuses ! Neuf mille euros par emploi créé. Ce n’est rien comparé au Crédit d’impôt et de compétitivité (CICE), voté en 2013, qui a coûté 40 milliards d’euros à l’État sans baisse du chômage. P. L. : Le chômage coûte chaque année à l’État 80 milliards d’euros, dont 35 milliards pour l’Unedic [la caisse d’assurance chômage, NDLR], sans parler, évidemment, du coût social et humain. Dans un pays comme le nôtre, où de l’argent est heureusement investi dans la solidarité, nous disposons d’une marge de manœuvre pour orienter autrement ces dépenses. Elles pourraient être dévolues à des exonérations de cotisations aux entreprises (8 %), à condition que celles-ci embauchent au moins 10 % de leur effectif au moment du passage aux 32 heures. Le tout finira par s’équilibrer, car la baisse du chômage conduit à une baisse des dépenses de l’Unedic, et les personnes embauchées représentent autant de nouvelles cotisations pour l’assurance maladie. Cet argent-là, les partenaires sociaux peuvent le recycler pour financer les baisses de cotisation.
Les entreprises devront aussi passer par une période de « modération salariale », c’est-à-dire un gel des salaires. Est-ce acceptable pour des travailleurs pauvres qui peinent déjà à joindre les deux bouts ? P. L. : Dans les entreprises qui ont déjà mis en place la semaine de quatre jours, on s’aperçoit que les salariés s’y retrouvent en travaillant un jour de moins, car ils laissent leur voiture au garage, déjeunent un jour de moins en ville, etc. En outre, si le chômage diminue, la part des salaires dans la répartition des bénéfices pourra augmenter, car le chantage à l’emploi sera moindre, et le pouvoir de négociation des salariés en sortira renforcé. D. M. : C’est un effort de solidarité à court terme : on préfère qu’il y ait plus de gens qui travaillent que de voir son propre salaire augmenter. Mais, à long terme, ce processus relâchera la pression sur les salaires.
Vous dénoncez un débat biaisé sur le bilan des 35 heures… P. L. : Oui, une cabale anti-35 heures a été organisée pour des raisons idéologiques et parce que nous savons très bien à qui profite le chômage de masse. Quand il y a 6 millions de chômeurs et 8 millions de pauvres, qui peut demander une hausse de salaire ? Le « partage » du travail est une réalité en France : nous avons d’un côté 4 millions de chômeurs qui font zéro heure par semaine, et ceux et celles qui sont à temps plein et font plus de 39 heures ! Le chômage provoque 15 000 décès par an, selon l’Inserm, tandis que travailler plus de 55 heures par semaine augmenterait de 33 % le risque d’accidents vasculaires cérébraux, selon une étude britannique d’août 2015. Nous assistons à un partage stupide, binaire et sauvage du travail. Mais beaucoup de patrons en sont très contents, car cela conduit à un partage des revenus très profitable aux actionnaires. Il faut également se souvenir que, lorsque l’Église et la CGT se sont mises ensemble, en 1906, pour obtenir la semaine de six jours, on lisait des articles expliquant que les ouvriers allaient se mettre à boire et ne pourraient pas reprendre leur poste le lundi ! Au moment de l’instauration des congés payés, certains expliquaient que les ouvriers partiraient à la mer et ne reviendraient pas ! Finalement, ils ont appris à nager, et le tourisme est aujourd’hui le premier secteur pourvoyeur d’emplois.
Document 11 Serge Paugam, le salarié de la précarité, 2007

Document 12 Questionnaire sur le film : J’ai très mal au travail de JM. Carré
Question 1/ Pourquoi le travail est-il paradoxal : entre bonheur et souffrance ?
Question 2/ Quel est l’étymologie du mot travail ?
Question 3/ L’organisation du travail taylorienne a t-elle disparue ?
Question 4/ Décrivez les nouvelles formes d’organisation du travail ?
Question 5/ Quelles souffrances sont engendrées par ces nouvelles formes d’organisation du travail ?






















