Séance 4 : Les courants économiques – le marxisme –

1/ Qui est Marx ?

2/ Comment Marx explique les crises économiques ?

3/ Comment les revenus ont évolué depuis les années 1980 ?

4/ Comment la crise de 2008 est-elle survenue ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corrigé

1/ Qui est Marx ?

Né à Trèves en Allemagne en 1818 et décédé en 1883 en Angleterre.

2/ Comment Marx explique les crises économiques ?

La mauvaise répartition des revenus a provoqué une surproduction des entreprises capitalistes par rapport à la consommation des ménages. L’appauvrissement des ménages est causé par la pression à la baisse des salaires par les capitalistes et le chômage.

3/ Comment les revenus ont évolué depuis les années 1980 ?

Déformation de la VA car les capitalistes sont devenus très riches alors que les salaires stagnaient chez les salariés, voire baisse en ces de précarité.

4/ Comment la crise bancaire de 2008 est-elle survenue ?

La faiblesse des salaires ont poussé les banques à proposer des crédits immobiliers à taux d’intérêt variables. Les salariés n’ont pas pu rembourser ce qui déclencha la crise des subprimes.

Voir le cours pour approfondir les liens entre la crise bancaire et celle économique.

Séance 3 : Les courants économiques – le keynésianisme –

  1. Qui est Keynes ?
  2. Pourquoi Keynes s’oppose aux réparations de guerre ?
  3. Comment relancer la croissance économique ?
  4. Comment les marchés financiers fonctionnent-ils?                                                                   -> corrigé

 

 

 

 

 

 

Correction

  1. Économiste britannique naît en 1883, a vécu dans une communauté d’artistes bohèmes. Vie en marge de la morale bourgeoise : homosexualité assumée.
  2. Keynes s’oppose aux réparations car elles favorisent les égoïsmes et enfonce l’Allemagne dans la crise économique. L’économie allemande ne peut se remettre . L’hyperinflation sape la cohésion sociale de la société allemande.
  3. Pour Keynes, la politique de relance est la hausse des dépenses publiques pour augmenter les revenues. Cette hausse des revenus hausse les recettes fiscales finançant ainsi la dette publique contractée pour faire les investissements publics initiaux.
  4. Les marchés financiers sont imprévisibles. Le rétablissement du marché est non automatique. Les agents ont des comportements moutonniers (tout le monde pense la même chose). Ces faits font de la bourse, un élément majeur des crises économiques actuelles.

Séance 2 : Les courants économiques – le libéralisme économique –

Documentaire sur le capitalisme dont une bonne partie sur Adam SMITH

 

http://www.informaction.info/video-economie-capitalisme-16-adam-smith-lorigine-du-libre-marche

 

Questions :

  1. Qui est Adam SMITH ?
  2. Comment les physiocrates se représentent l’économie ?
  3. Le troc et le marché sont-ils naturels ?
  4. Comment les communautés sont-elles passées d’un système de réciprocité au marché?

Corrigé : Corrigé Séances d’AP terminale

Chapitre 2 : Les organisations politiques en démocratie

 

Introduction

Nous avons vu dans le 1e chapitre les institutions de la 5e république en France. Nous avons donc étudié le cadre institutionnel. Nous nous intéresserons maintenant aux acteurs à l’intérieur de ce cadre.

Qui sont les acteurs politiques ?

* partis politiques

* médias

* patronat/ syndicats

* divers groupes de pressions : associations, entreprises…

Problématique : Comment fonctionnent les organisations politiques ?

Attention, une organisation politique est un concept large, il comprend tous les acteurs que nous venons de voir.

Nous commencerons par les plus importants puisqu’ils représentent le peuple : les élus organisés en partis politiques. Comment s’organisent les partis politiques ?

Nous analyserons aussi le vote dans les instances du parti et brièvement dans les élections (car cela l’objet du chapitre 6). Nous nous interesserons plus particulièrement aux primaires.

En quoi le vote est un moment crucial de la vie politique ?

Puis nous finirons par étudier les groupes de pression qui gravitent autour du pouvoir pour influencer la décision politique.

Quelles activités ont les groupes de pressions dans la vie politique française ?


PLAN

I Tour d’horizon des partis politiques français

A Qu’est-ce qu’un parti politique ?

1/ Les origines des partis politiques

2/ Typologie et fonctions des partis politiques

B Les partis de droite

1/ Les Républicains

2/ Le Centre : Modem, UDI

3/ Le Front National

C Les partis de gauche

1/ Le Parti Socialiste

2/ Le Parti Communiste Français

3/ Les autres partis de gauche : Verts, Parti de Gauche, NPA, LO

II Le vote, un moment fort de notre vie politique

A La désignation des candidats

B Les innovations en cours

1/ Les primaires

2/ La création de mouvements politiques

III Les groupes de pression : médias, patronat, syndicats, associations

A La société civile pèse sur le pouvoir politique

1/ Le rôle des groupes d’intérêts

2/ Les groupes et le système politique

3/ Les modes d’intervention

B La société civile, une chance pour la démocratie ?

1/ Démocratie délibérative

2/ Les menaces démocratiques

Concepts : parti politique, démocratie participative, démocratie délibérative, groupes d’intérêts, mode de scrutin

Bibliographie :

BERGOUNIOUX, D.LEFEBVRE, Le socialisme pour les nuls, 2008

REMOND, Les droites en France, 1982

BOURDIEU, Sur la télévision, édition Raisons d’agir, 1996

GARRIGOU, L’ivresse des sondages, 2006

MICHELS, Les partis politiques. Essai sur les tendances oligarchiques, 1911

DUVERGER, Les partis politiques, 1951

Filmographie :

FRANCE 3, Le Pen le diable de la politique – 40 ans d’histoire du Front national, 2011

Y. JEULAND, Il était une fois les communistes, 2004

P. CARLES , DSK, Hollande…, 2012

JF. CASTELL, Notre Dame des Luttes, 2012

————————————————————-

Document 1 Quel parti a publié chaque matériel de campagne ?

Document 2

Exercice : choisissez un candidat (ou parti politique si le candidat n’est pas déclaré)et présentez le selon la grille ci-dessous.

Vous rendrez votre travail par informatique et il sera diffusé sur le site

A déposer sur ma messagerie électronique : descamps.lionel@gmail.com

Nom de l’organisation politique :
Porte parole : Logo :
Nombre d’adhérents :
Nombre de députés :
Nombre de sénateurs : Autres spécificités :
Périodes où ils ont exercé le pouvoir :

 

Bilan de son action en tant qu’élu

 

Positions politiques

Économie

 

 

 

Écologie
Société

 

 

 

 

Démocratie

Document 3 Vidéo DSK Hollande de Pierre Carles, quelle est la thèse du réalisateur ?

Deux extraits : le 1e : 7min 14 jusqu’à 8min45 et  le 2e : 24min 57-> au moins 31 min

Document 4 La démocratie Internet. Promesses et limites, par Dominique Cardon

L’auteur défend la thèse selon laquelle Internet est une opportunité pour la démocratie, grâce aux fondements égalitaires qui ont présidé à sa naissance et à son développement, mais qu’il doit affronter deux tendances fortes qui risquent, si l’on n’y prend garde, de le transformer en média de masse vertical : le développement d’une logique d’audience par les industriels dominant le secteur et la massification de la fréquentation d’Internet, qui impose d’élargir le panel des interventions collaboratives du peuple du réseau.

En effet, le lecteur est d’abord exposé au bruit médiatique dominant, largement webophobe, abusant des anecdotes rapides et des postures craintives, des approximations et des jugements à l’emporte-pièce. D. Cardon affirme au contraire qu’internet remet en cause une hiérarchie des émetteurs de savoir et de vérités dont l’autorité n’était quasiment pas contestable dans le modèle vertical des médias de masse4. La communication privée en public est l’un des formes d’échange les plus originales qui soient apparues avec les réseaux sociaux de l’Internet (…) Cet étrange jeu théâtral, dans lequel les utilisateurs miment l’aparté tout en parlant au su et au vu des spectateurs potentiels, permet de parader devant eux (…) [ouvrant] une microscène21. Ces “petites” conversations22 finissent par croiser les “grandes” conversations et donner une forme nouvelle d’action collective, opportuniste, sans centre, volatile et puissante23. Ces mouvements ont inspiré la démocratie participative que les politiques veulent mettre au service de leurs candidatures. Dominique Cardon y voit la manifestation d’une liberté des acteurs du réseau et un encouragement pour l’acceptation de la massification du celui-ci. Mais l’ouvrage répète avec force que les “participations minimes, comme la correction des fautes d’orthographe sur Wikipédia, la notation de la qualité des articles, voire la présence silencieuse d’utilisateurs inactifs, sont indispensables à la motivation des plus actifs”25. C’est pourquoi il ne faut pas négliger ou mépriser les coopérations faibles. Il propose de considérer que le bouton “I like” est une des adaptations à la massification des usages, et qu’il contribuera, à sa mesure, au sein d’un dispositif contributif aux multiples formes, à l’organisation du grand “bazar”26 qu’est le Web. Internet constitue une opportunité démocratique. Il doit aujourd’hui négocier le virage de la massification sans changer de nature, c’est-à-dire évoluer sans perdre ses qualités créatives et ses principes égalitaires initiaux. Article publié sur Homo Numericus 2010 Marin Dacos

Question 1/ En quoi internet est égalitaire ?

Question 2/ Expliquer la phrase soulignée

Document 5 Comment Mélenchon est devenu l’homme politique le plus populaire de YouTube Le candidat à la présidentielle se revendique « première chaîne d’un homme politique » sur YouTube et il compte en profiter.

PAR JULIEN ABSALON PUBLIÉ LE 22/10/2016

jean-luc-melenchon-a-paris-le-5-juin-2016

Jean-Luc Mélenchon fait des vidéos. Depuis la fin de l’été 2016, le candidat à la présidentielle a renforcé sa présence numérique et son activité sur YouTube. Entre la mi-septembre et la mi-octobre, pas moins de 29 vidéos ont été publiées sur sa chaîne et elles affichent des résultats plutôt intéressants avec plusieurs milliers de vues au compteur. De quoi permettre au fondateur du Parti de gauche de revendiquer 36.000 abonnés sur ce réseau social et de se proclamer par la même occasion « première chaîne d’un homme politique » en France.
Des vidéos à succès – Sur sa chaîne YouTube, 
Jean-Luc Mélenchon propose une offre variée, pour toucher un maximum d’internautes. Ses vidéos les plus populaires, à plus de 100.000 vues, sont des formats très longs, bien souvent des reprises complètes d’interviews télévisées, que ce soit dans Des Paroles et des Actes ou dans On n’est pas couché. Puis à l’instar de Youtubeurs spécialisés dans l’humour, le gaming ou les tutos beauté, Jean-Luc Mélenchon s’est aussi lancé dans des rendez-vous récurrents, séquencés par épisode. Il a tout d’abord lancé au début de l’année son émission Pas vu à la télé, où il se mue en présentateur pour aborder pendant une heure des sujets de fond comme l’autisme, le contrôle au faciès ou encore la liberté des lanceurs d’alerte. Son quatrième épisode, réalisé avec Jérôme Kerviel, sur le scandale fiscal des Panama Papers et l’affaire de la Société Générale, a cumulé 76.000 vues en cinq mois et représente la huitième vidéo la plus populaire. Dans le même registre, il y a aussi sa dernière idée : la « revue de la semaine », un rendez-vous hebdomadaire débuté le 8 octobre dans lequel il aborde les sujets d’actualité chaude qui l’intéressent. La création, dans laquelle il apparaît seul face caméra, condense des codes utilisés par de populaires Youtubeurs politiques comme BonjourTristesse ou encore Osons Causer, Avec sa première revue de la semaine, dans laquelle il parle de « pauvreté, Hayange, démocratie, Alstom [et] Juppé », Jean-Luc Mélenchon a obtenu un franc succès : 40.000 vues en deux semaines. La deuxième a franchi la barre des 34.000, tandis que la troisième a fait 20.000 visionnages en deux jours.

Ses concurrents aux abonnés absents

Avec ses vidéos, Jean-Luc Mélenchon affirme que la conquête du pouvoir passe par cette maîtrise de la communication numérique et que la campagne se joue donc aussi sur le web. « C’est une façon pour moi de construire un média qui me permet de contourner les autres médias. C’est aussi une manière de lutter, de procéder de cette façon« , dit-il dans sa troisième vidéo. En procédant de cette manière, le tribun de la scène politique française tente aussi rajeunir son image en cherchant un nouvel électorat, en particulier un public jeune qui délaisse la télévision et passe du temps sur les réseaux sociaux. Son action trouve par exemple un certain écho sur le populaire forum « blabla 18-25 ans » de jeuxvideo.com. « Jean Luc Mélenchon, le seul qui sait parler avec les jeunes entre autres grâce à internet, YouTube, etc… Jean-Luc Mélenchon n’a cessé de se comparer à Bernie Sanders au lancement de sa campagne, notamment parce qu’il utilise sur son site Internet la plateforme communautaire NationBulider, similaire à celle qu’utilisait le démocrate américain. Alors même que la vidéo constitue un élément essentiel de la communication virale sur le web – la plateforme de Google ayant enregistré 31 millions de visiteurs uniques par mois en 2015 – l’activité numérique de Jean-Luc Mélenchon tranche avec celle de ses concurrents. S’ils sont tous plus ou moins assidus sur Twitter et Facebook, leur présence sur YouTube laisse à désirer. Le grand favori Alain Juppé, dont la directrice de campagne numérique ayant travaillé avec les équipes de campagne de Barack Obama préfère encore le mail pour avoir « une communication ciblée », ne se sent pour l’instant pas le besoin de développer sa chaîne YouTube qui semble presque à l’abandon avec ses 900 abonnés. Son rival, Nicolas Sarkozy, plus actif, compte quant à lui plus de 7.000 followers mais son nombre de vues ne décolle pas. Bruno Le Maire, chantre de la modernité et du renouveau, se trouve pour l’instant à 930 abonnés environ et stagne aussi. Marine Le Pen, plafonne, elle, à un peu plus de 2.000 abonnés. À gauche, Arnaud Montebourg a choisi Dailymotion (made in France oblige) mais n’a conquis que 40 internautes. Quant à Benoît Hamon, impossible de trouver trace d’une quelconque chaîne.

Question : En quoi la campagne de JL Mélenchon est elle novatrice ?

Document 6 Les élections en France selon le mode de scrutin

Enregistrer toutes les élections en France dans le tableau ci dessous et  remplissez

Nom de l’élection Suffrage direct Nombre de tours Mode de scrutin Parité exigée Parité réelle Vote obligatoire

Document 7 Notre dame des Luttes de Jean-François CASTELL

Question 1) Quels sont les groupes d’intérêts ? Que défendent-ils ?

 

Question 2) Quelles sont les positions des partis politiques ?

Question 3) Le choix de construire l’aéroport relève t-il de la démocratie délibérative ?

Document 8 Les liens compromettants d’Hillary Clinton à Wall Street

Depuis 2013, la candidate démocrate a touché 4,1 millions de dollars des banques pour y tenir des discours. Cette manne sape sa crédibilité auprès d’un électorat qui lui préfère le discours anti-establishment de Bernie Sanders. Malgré cela, elle devrait largement remporter la primaire de New York ce mardi.

Il ne fait pas bon être proche de Wall Street dans la présente campagne électorale pour la Maison-Blanche. Les deux cibles de prédilection de l’électorat américain en colère sont Washington, ses lobbies et son clientélisme d’un côté et les institutions financières de l’autre. Les mécontents dénoncent l’importance de l’argent dans le système politique outre-Atlantique que même la Cour suprême a accentuée par son arrêt Citizens United en 2010. Dans un mouvement de révolte contre l’establishment de tout poil, les liens qu’entretient Hillary Clinton avec Wall Street mettent la candidate démocrate en porte-à-faux avec la frange progressiste du Parti démocrate enthousiasmé par Bernie Sanders, son rival dans la course à l’investiture ainsi qu’avec ceux qui se battent encore dans les difficultés économiques depuis la crise de 2009-2010. Les Milléniaux (génération Y) ont déjà manifesté leur ras-le-bol en automne 2011 par rapport aux dérives de la planète finance en lançant le mouvement Occupy Wall Street. Ils estiment toujours que les banques agissent dans le sens contraire de l’idée qu’ils se font de la démocratie.

Lors du dernier débat télévisé jeudi dernier, le sénateur du Vermont a questionné l’indépendance de sa rivale face à Wall Street, sachant qu’elle a été grassement payée par différentes institutions financières pour y tenir des discours. Il exige de son adversaire qu’elle publie les retranscriptions de ses interventions. Depuis son départ du Département d’État au début 2013 jusqu’au début de sa campagne présidentielle, Hillary Clinton a touché 4,1 millions de dollars pour des allocutions tenues lors d’événements organisés par des établissements de Wall Street et 21,7 millions au total pour tous ses discours auprès d’universités et d’associations économiques. Si Goldman Sachs a été la plus généreuse (675 000 dollars pour trois allocutions), d’autres banques ont aussi délié les cordons de la bourse pour l’inviter, dont Deutsche Bank, Morgan Stanley, Bank of America et UBS.

Le camp de Bernie Sanders dénonce cet apport de «Big Money» et l’influence de l’oligarchie américaine. Il ne refuse pas les dons en tant que tel pour autant qu’ils s’inscrivent dans le cadre d’un mouvement citoyen. L’équipe de campagne du sénateur «socialiste démocrate» se vante d’avoir obtenu des contributions de 27 dollars en moyenne de la part de 7 millions de citoyens. Pour l’heure, Hillary Clinton se refuse à publier la retranscription de ses discours

Le Temps 2016

Question 1) Expliquez la phrase soulignée

Document 9 Discours d’Eisenhower sur le complexe militaro industriel

Question : Quelle menace souligne le 34e président des Etats Unis ?

 

Document 10 Étude de la chanson : L’ordre mondial de Keny Arkana

1) Citez l’ensemble des activité économiques qui sont dénoncés par la chanteuse ?

 

      1. A partir de vos connaissances, citez les entreprises en cause
      1. Quelles méthodes sont utilisés qui contreviennent à la démocratie ?

        Conclusion

        Colin Crouch est un sociologue britannique. Il affirme que le concept de démocratie est dépassé et que nous serions passés à une post démocratie.

        Selon les périodes historiques nos régimes sont plus ou moins démocratiques. La production et la consommation de masse pendant les 30 glorieuses ont été concilié avec une forte intervention citoyenne. Les mouvements des droits civiques aux Etats Unis, les printemps en Europe des années 60’s ont démocratisés la condition de la femme, des prisonniers, des aliénés, des jeunes, des classes populaires, du système éducatif à tous les niveaux. Cette période est marquée par une élévation du niveau de démocratie dans les pays industrialisés.

        Cependant, depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, le terme de démocratie s’est peu à peu vidé de sa substance. Les institutions privent les citoyens de leurs rôles actifs et de leurs capacités à changer les institutions. Les partis politiques dominants, les médias ont aussi joué un rôle sont proches des élites patronales. Or, les entreprises polluent la démocratie selon C. Crouch. Les droits des travailleurs sont affaiblis (précarité, privatisation de services publics, contrôle social des pauvres…) et leurs capacités à se faire entendre sont amoindris.

        Les élections ressemblent de plus en plus à des campagnes publicitaires, les programmes sont indifférenciés et les techniques de manipulation prospèrent. Le vote devient formel car les partis dominants sont tous convertis au libéralisme économique.

III La France, un régime ……….en voie de présidentialisation

de-gaulle

Le cas de la France sous la Vème République : le régime semi-présidentiel

A/ Le contexte : le changement de République en 1958

Document 13 : Les raisons du changement de République en 1958

A l’origine du changement de régime de 1958 (passage de la IVème à la Vème République), il y a un choc extérieur : la crise algérienne. Il y a également la faiblesse structurelle et donc durable de nos institutions politiques nationales: l’absence de véritable autorité politique.

Ces deux causes se rejoignent pour faire tomber la IVe République (1946-1958). On peut en effet parler d’absence d’autorité politique car le président de la République n’a guère d’autre pouvoir que celui de nommer le chef du gouvernement, et le gouvernement a une si faible durée de vie (six mois en moyenne) qu’il ne peut gérer que le quotidien, excluant tout projet politique à long terme.

Quant à la Chambre des députés, divisée entre de trop nombreux partis, elle ne parvient pas à dégager une majorité stable. Les partis s’allient alors en des combinaisons fragiles, sans cesse remises en question, et tous les six mois ces alliances politiques éphémères éclatent, entraînant la chute du gouvernement en place.

C. Dumont, © Nathan, 2004

1/ Quelle est la situation politique sous la IVème République ?

Les institutions fonctionnent mal => instabilité gouvernementale (21 gouvernements en moins de 12 ans)

Raisons majeures : absence d’une majorité parlementaire véritable et insuffisance de moyens juridiques de l’exécutif

2/ Quelles sont les conséquences de cette situation ?

L’incapacité de la IVe République à gérer la crise algérienne permet de comprendre les problèmes de fonctionnement du régime et explique sa disparition.

Cette interprétation du changement politique est celle dominante dans les manuels d’histoire.(il faut une autorité politique ! )

Pourtant la vision de Mitterrand sur notre constitution est bien différente…

J’ai voté contre la constitution de 1958 car elle exprimait un fâcheux contexte politique, de l’auteur d’un coup d’État, il me paraissait vain d’attendre les scrupules d’un légiste.(…) Je pressentais que la constitution, au même titre et au même rang que la conspiration, ne serait pour eux qu’une étape dans la voie qu’ils s’étaient tracée.

François Mitterrand

Qu’est ce que ce fâcheux contexte politique ?

Conspiration ?

Coup d’Etat ?

Pour répondre à ces questions allons voir du côté des scientifiques. De nombreux historiens et professeurs d’université éclairent cette vision des choses.

Regardons, ce que dit C.Girard, maître de conférence en droit à Paris et Evreux.

Document 14/ Extrait d’une conférence à Grenoble en 2011, par Charlotte Girard, maître de conférence en droit à Paris/Evreux

La 4e république est extrêmement parlementaire, d’obédience, socialiste et communiste. Le Général De Gaulle ne tient pas à en rester là. Par conséquent, il intervient publiquement, car il n’est pas du tout cette personnalité qu’on présente comme au dessus des partis, dans les manuels d’histoire. De Gaulle a aussi un avis, il est aussi un partisan. Il dira lors du discours de Bayeux, qu’il ne veut de république parlementaire. Il ne veut pas d’un législatif trop conséquent, il veut un président qui tienne sa place.(…)

La 4e république sera balayée par les tensions sociales et politiques qui se nouent pendant la guerre d’Algérie. Le comble des difficultés institutionnelles va coïncider avec le comble de la crise durant la guerre d’Algérie. Cette convergence des difficultés va aboutir à un coup d’État : le 13 mai 1958. Comme par hasard, c’est le jour où Pflimlin, président du conseil, doit présenter son gouvernement. Une partie de l’armée se soulève, et investisse les bâtiments officiels en Algérie. Le général Massu, envoi un message hostile et appelle à la constitution d’un gouvernement de salut public, où on retrouve des hommes politiques et des militaires. C’est alors un État d’insurrection qui se produit en France. Les auteurs de ce coup d’État demande quoi ? Le retour du général De Gaulle qui est seul jugé apte à maintenir la France dans ses colonies. Deuxième élément : l’achèvement de la 4e république. Cela est significatif, car les institutions vont toujours de pair avec la situation politique. (…)

Quinze jours après, le gouvernement Plimfin démissionne car il n’arrive pas à résoudre cette situation. Qui revient ? Le général De Gaulle (…) Le 01 juillet 1958 il est investit. Il remet son idée d’un chef de l’Etat fort, affirmée lors du discours de Bayeux. Alors, le modèle de formation de la constitution de la 5e république sera un modèle de confiscation du législatif. Comment ? De Gaulle fait adopter une loi constitutionnelle interdisant le processus de constituante. Certains hommes politiques parlèrent alors de coup d’État, comme F. Mitterand.

Le processus constituant atteste alors, de l’hégémonie de l’exécutif. Le législatif sera éclipsé de ce processus. Le projet de constitution sera un secret jusqu’au dernier moment, juste avant le référendum. Quelques jours avant, place de la république, il demande solennellement aux Français de répondre oui au référendum, puisqu’il a le mandat du peuple, s’ils ne le font pas, c’est le déluge. C’est la rhétorique de la dramatisation qu’il utilise. Tout ceci se passe dans un climat de peur, puisqu’on est au cœur de la guerre d’Algérie. Ce référendum sera en fait un plébiscite. On est au cœur de la logique Gaullienne de le Ve république.

Questions :

1/ Quelles sont les raisons du changement de république ?

La IVe république est une alliance où la majorité est communiste-socialiste. La droite proche de l’armée refuse cette majorité.

La situation coloniale en Algérie engendre de l’instabilité politique car le processus de décolonisation divise les partis politiques.

Enfin, De Gaulle est fortement opposé au parlementarisme.

2/ Pourquoi l’auteur parle de coup d’État ?

L’armée impose sa loi lors de ce soulèvement. Il n’y a pas eu de constituante (processus de mise en œuvre de constitution en incluant les citoyens au moyen de cahiers de doléances ou de représentation). Un seul homme dirigea le processus : De Gaulle. Ceci amena une 5e constitution donnant à un exécutif tout puissant. Le référendum qui suivi se fit dans un climat de peur généralisée non propice à une liberté de choix.

3/ Quel est l’intérêt de présenter le basculement de la 4e république à la 5e république comme le font les manuels ?

C’est manière de disqualifier la 4e république, ancre dans l’imaginaire collectif qu’un régime parlementaire est impossible. Donc le seul système politique viable serait le régime présidentiel (ou semi présidentiel)

B/ La Vème République : un régime hybride ?

Travail à partir de la Constitution française

1/ Recensez les articles relatifs (voir fin du manuel) au Président de la République et au Premier ministre.

constitconstit2

2/ D’où tirent-ils leur légitimité ?

Le Président tire sa légitimité de l’élection au suffrage universel direct à 2 tours : il a les pouvoirs que ne possède pas un chef d’Etat parlementaire traditionnel : doit de recourir au référendum, droit de dissoudre l’Assemblée nationale sans l’accord du gouvernement.

La démocratie gaullienne est directe : le président de la République et le peuple doivent communiquer sans passer par l’intermédiaire des parlementaires. De Gaulle s’adresse régulièrement aux français (allocutions télévisées, voyages en provinces, consulte les français par référendum en 61-62). Les référendums ont pour fonction de légitimer le président de la République.

Le Premier ministre est désigné par le chef de l’Etat.

Que devient la séparation des pouvoirs dans le cadre de l’article 16 ?

Rappel du contexte : Suite au putsch militaire qui a éclaté à Alger le 21 avril 1961, le général de Gaulle a mis en oeuvre l’article 16 de la Constitution.

Dès le 25 avril, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics était assuré et les conditions de fond de l’application de l’article 16 n’étaient plus réunies.

La séparation des pouvoirs est abolie dans le cadre de l’art 16 : le Président concentre entre ses mains les pouvoirs exécutifs et législatifs. Il doit seulement consulter le Conseil Constitutionnel sur les mesures prises.constit3constit4

A l’aide des articles 5 à 31, 49 et 52, recensez dans le tableau ci-dessous les articles qui vous semblent attester de la nature parlementaire ou présidentielle du régime.

Aspects parlementaires

Aspects présidentiels

Texte constitutionnel

Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement

L’assemblée peut renverser le président

Le président n’est pas le chef du gouvernement

Il n’y a pas de séparation souple des pouvoirs

Possibilité de cohabitation ( un président de droite et un 1e ministre de gauche avec une majorité à l’assemblée nationale)

Le parlement peut déposer une motion de censure et une motion de constitutionnalité (ce qui représente une défiance vis à vis du gouvernement amenant à le faire tomber)

Président élu au suffrage universel direct à deux tours

Il dispose de pouvoirs constitutionnels décisifs (art 12)

Il peut s’adresser directement au peuple

Il est le garant de la continuité de l’Etat (art 5)

Il dispose de prérogatives en matière de diplomatie et de défense

Il peut disposer des pleins pouvoirs en cas de crise (art 16)

Irresponsabilité juridique présidentielles

Séparation stricte des pouvoirs

Droit de dissolution du président

Possibilité pour l’exécutif d’utiliser l’article 49.3 pour se passer de l’avis du parlement

Dans la pratique actuelle, notre président choisit et révoque les membres du gouvernement dont le 1e ministre

=> Le pouvoir de dissolution et le vote de défiance permettent d’équilibrer les pouvoirs.

Définition de régime semi présidentiel : Régime politique qui prend des traits du régime présidentiel et parlementaire

Retenons :

Le régime mixte ou hybride correspond à celui de la Ve République en France depuis l’introduction de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct.

On y trouve certaines caractéristiques du régime présidentiel : le chef de l’Etat, élu par le peuple, choisit et révoque les membres du Gouvernement, s’il dispose d’une majorité parlementaire conforme à ses vues.

Le régime mixte emprunte aussi des éléments au régime parlementaire : le chef du Gouvernement est distinct du chef de l’Etat et sa responsabilité peut être mise en cause par l’une des deux assemblées. Le chef de l’Etat dispose du pouvoir de dissolution et le Gouvernement bénéficie d’importantes prérogatives dans la procédure législative.

Un tel régime ne peut fonctionner qu’en cas d’accord entre le chef de l’Etat et la majorité parlementaire : dans une telle configuration le chef du Gouvernement est doublement responsable (devant le Président de la République et devant le Parlement). Dans le cas contraire, le régime fonctionne comme un régime parlementaire à part entière, le Président cède sa prééminence au Premier ministre. C’est le cas de figure de la « cohabitation » de la Ve République.

C/ Des institutions qui évoluent

  • Le quinquennat : vers une hyper-présidence ?

Document 15 :

En 1958, l’institution d’un régime semi-présidentiel, reposant sur la prépondérance du pouvoir exécutif dont la clé de voûte était un président de la République à la fois incarnation de l’État et inspirateur des grandes orientations de la politique gouvernementale, avait mis fin à la République parlementaire incarnée successivement par les IIIe et IVe Républiques. [ … ] Or, l’institution du quinquennat, en cessant de mettre le président au-dessus du jeu politique et en faisant de lui le véritable chef du gouvernement, relance le débat sur les institutions en soulignant la contradiction institutionnelle qui en résulte: le Président, principal responsable de la politique gouvernementale, est constitutionnellement irresponsable, déléguant sa responsabilité à un Premier ministre dont chacun sait qu’il exécute les décisions présidentielles. Aussi, depuis 2002 et l’institution du quinquennat, l’équilibre des institutions fait un retour en force dans le débat politique. [ … ]

Si le malaise institutionnel prend de l’ampleur, c’est que l’État fort que la Ve République avait voulu fonder sur un système électoral majoritaire ne remplit plus sa mission. Pas seulement en raison des limites que lui imposent la construction européenne et la décentralisation, mais parce que l’effort permanent entrepris depuis 1958 pour mettre en place une bipolarisation débouche en fait sur une crise de la représentation.

S. Berstein et P. Milza, Histoire de la France au XX, siècle: de 1974 à nos jours, éd. Complexe, 2006.

1/ La cohabitation est-elle possible si les élections législatives et présidentielles ont lieu en même temps ?

Cohabitation = situation dans laquelle le Président ne dispose pas de la majorité à l’Assemblée nationale et doit donc nommer un Premier ministre appartenant à une famille politique opposée => blocage dans la mise en oeuvre de réformes.

La cohabitation est théoriquement possible mais peu probable dans la réalité.

L’adoption du quinquennat a-t-elle rapproché la Vè République d’un régime présidentiel ?

Oui car la cohabitation étant éliminée, le Président peut disposer de la majorité à l’Assemblée nationale et peut donc pleinement mener sa politique.

Conclusion

Tableau de synthèse : Cochez la bonne case

Régime parlementaire

Régime présidentiel

Régime semi-présidentiel

La séparation des pouvoirs est rigide

 

Le chef de l’Etat est élu au suffrage universel direct

 

Le chef de l’Etat est politiquement irresponsable devant le Parlement

 

Un premier ministre dirige l’action gouvernementale

 

 

Le gouvernement est politiquement responsable devant l’Assemblée nationale

 

 

L’Assemblée nationale peut être dissoute

 

 

L’intiative de la loi appartient uniquement au Parlement

 

  • Même si elle reste le principe fondateur du régime démocratique, la théorie classique de la séparation des pouvoirs n’est plus totalement adaptée pour classifier les régimes politiques contemporains dans la mesure où les démocraties modernes se caractérisent à la fois par un renforcement de l’exécutif avec un phénomène de personnalisation du pouvoir et un déclin du Parlement dans sa fonction législative.

    Dans les régimes démocratiques actuels, la séparation des pouvoirs repose en réalité sur la distinction que l’on doit faire entre la fonction d’impulsion assurée par l’exécutif et la fonction de contrôle exercée par les assemblées parlementaires.

    Cette nouvelle forme de séparation des pouvoirs nous fait retrouver la distinction entre la faculté de statuer et la faculté d’empêcher déjà proposée par Montesquieu dans l’Esprit des lois.

Corrigé ex de conclusion

Régime parlementaire

Régime présidentiel

Régime semi-présidentiel

La séparation des pouvoirs est rigide

x

Le chef de l’Etat est élu au suffrage universel direct

x

Le chef de l’Etat est politiquement irresponsable devant le Parlement

x

Un premier ministre dirige l’action gouvernementale

x

x

Le gouvernement est politiquement responsable devant l’Assemblée nationale

x

x

L’Assemblée nationale peut être dissoute

x

x

L’intiative de la loi appartient uniquement au Parlement

x

Sujet : Sur quoi repose l’Etat de droit en démocratie

Doc 1campagne-homophobie-2010_161705

Doc 3 page 12 manuel magnard 2012

__________________________________________________________

En résumé, trois fondements de l’État de droit en France sont à détailler ;

1/ La constitution – 5 points

 

    • « La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants ou par la voie du référendum » (article 3) de la constitution. « gouvernement du peuple, par le peuple pour le peuple » (article 2).

Les gouvernants représentent l’État, le temps de leur mandat, octroyé par le peuple.

Ils sont soumis aux textes fondateurs de la démocratie et de la république.

Quel est le texte fondateur de toute république ? Le texte fondateur des républiques est LA CONSTITUTION

Plusieurs constitutions ont existé en France, puisque nous sommes sous le régime de la 5e république. De quand date la constitution en vigueur actuellement ?

1958

2/ L’équilibre des pouvoirs – 5 points

Le principe de séparation du pouvoir. Définition à donner. 2 principes : spécialisation – indépendance des pouvoirs Definir chaque principe

Le pouvoir exécutif séparé du législatif et du judiciaire.

Décrire qui les fonctions de chaque pouvoir et qui les exerce. Exm : éxécutif : président et 1e ministre. Leurs rôles distincts. Faire de même avec le législatif et le judiciaire.

3/ Les libertés publiques – 5 points

4 catégories : individuelles, expression, aconomiques, association. Décrire celles ci et donnez des exemples précis dont celles du doc.

 

Les définitions : d’Etat de droit et de démocratie – 2 points

 

Syntaxe, orthographe, argumentation – 3 points

Fiches de lecture

Choisir un livre au CDI ou commnadez le parmi la liste d’ouvrages ci dessous. Vous pouvez aussi regarder dans la bibliographie de  vos plans de cours le livre qui vous intéresse.

Je vous suggère quelques livres ci dessous :

  • RUFFIN DUMINI, Comment ils nous ont volé le football, La mondialisation racontée par le ballon, 2015 cote CDI  : 338.47                     ruffin            Organisé en 6  chapitres correspondants aux 6 dernières décennies, les auteurs racontent les rapports en le football et le monde de l’argent. Tout d’abord, le football comme lutte géopolitique pour valoriser certaines dictatures (la coupe du monde  et le Chili, le real de Madrid blanchissait les exactions du régime franquiste espagnol). Les débuts du foot business avec l’AS St Etienne, La Fifa de S. Blatter qui acheta les voix pour se fait élire à la tête de cette multinationale. Les années 80, sont celles de la libéralisation du football et de la délocalisation des joueurs. Les années 90’s parachèveront cete tendance avec l’arrêt Bosman. Les années 2000 et 2010 sont celles de la bulle du football. Les bulles financières se forment dans le foot à cause des milliardaires qui se distinguent en possédant un club de foot car ils ne savent plus quoi faire de leur argent.  Les supporters deviennent alors des clients et les classes populaires sont évincés des stades. Le livre est ponctué de « lumières » sur des footballeurs/supporters qui ont combattus cette marchandisation du football : Socrates, alterfoot, supporters de Manchester…
  • RENAHY Nicolas, Les gars du coin, enquête sur une jeunesse rurale, 2010
  • SOCIOLOGIE

    ECONOMIE

    H. Becker

    Outsiders, Études de la sociologie de la déviance.1963

    M. Stewart

    JM Keynes, le seuil, le point, 1973

    M. Pinçon

    M. Pinçon Charlot

    Sociologie de la bourgeoisie, La découverte, Repères, 2007

    Jacques Généreux

    Les vraies lois de l’économie

    Prix des lycéens 2009

    T. Piketty

    L.Chauvel

    D. Merllié

    Les mutations de la société française. Tome 2 : Les grandes questions économiques et sociales.2007

    D. Plihon

    Le nouveau capitalisme, éditions Flammarion, 2001

    J.C Kaufmann

    La trame conjugale. Analyse du couple par son linge.1992

    W. Andreff

    Les multinationales globales.2003 (repères)

    Pierre Bourdieu

    Questions de sociologie, éditions de minuit, 1984

    R. Castel

    L’insécurité sociale, Qu’est-ce qu’être protégé ? 2003

    Nicolas Bancel

    De l’indigène à l’immigré

    M. Stewart

    JM Keynes, le seuil, le point, 1973

    Olivier Galland

    Sociologie de la jeunesse

    Goffman

    Stigmates, usages sociaux du handicap

    Francois Dubet

    La galère, jeunes en survie

    Pierre Bourdieu

    La misère du monde

    Bernard Marris

    L’antimanuel d’économie

    Serge Paugam

    Le lien social

Chapitre 1 : Le marché

Introduction : Le marché est une institution sociale

I L’offre et la demande de biens et services

1.1. La demande de biens et services

1.1.1 La fonction de demande: la relation prix / quantité pour le demandeur

1.1.2 Représentation de la courbe de demande

1.2 L’offre de biens et de services

1.2.1 La fonction d’offre: la relation prix/quantité pour l’offreur

1.2.2 Représentation de la courbe d’offre

II L’équilibre du marché

2.1 Une représentation graphique d’un marché en équilibre

2.2 L’équilibre sur les marchés

2.3 Le modèle néo-classique de marché en concurrence parfaite

2.3.1 Les hypothèses du modèle néo-classique

2.3.2 Le surplus mesure l’efficacité du marché concurrentiel

2.4 Les changements d’équilibre sur le marché

III Micro économie du producteur

Conclusion

13 Mots clés : Institution, Marché, Offre, demande, économie d’échelle, équilibre, gains à l’échange, preneur de prix, , les 5 hypothèses de la concurrence parfaite, surplus du consommateur, surplus du producteur, profit, coût marginal

Bibliographie :

Smith Adam, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776

Walras Léon, Éléments d’économie politique pure, 1874

Bernard Maris, Antimanuel d’économie, 2004

Introduction

Document 1 – La Demande sur le marché des glaces

Pour illustrer cette loi de la demande, le tableau suivant nous indique les quantités de cornets que Sébastien et Christine demanderaient en fonction du prix qu’ils imaginent être celui des cornets. En additionnant les demandes individuelles de Sébastien et Christine, on obtient la demande globale de ces deux agents pour les cornets de glace :

Prix du cornet

Demande individuelle de Sébastien

Demande individuelle de Christine

Demande additionnée de Sébastien et Christine

0,00 €

12

7

19

0,50 €

10

6

16

1,00 €

8

5

13

1,50 €

6

4

10

2,00 €

4

3

7

2,50 €

2

2

4

3,00 €

0

1

1

A partir de ce tableau, il est possible de représenter la courbe de demande des agents individuels et de la demande globale.

Document 2 – Comment le prix influence-t-il la quantité demandée ?

La quantité demandée par un consommateur correspond à la quantité de bien qu’il désire et qu’il est capable de se procurer à un prix donné. […] Généralement, lorsque le prix d’un bien augmente, la quantité demandée par les consommateurs diminue. […] Deux effets permettent de l’expliquer : [1] lorsque le prix d’un bien augmente, le revenu réel des consommateurs (leur pouvoir d’achat*) diminue. A revenu nominal égal, les consommateurs peuvent acheter moins de biens et services. [2] Le bien dont le prix a augmenté est maintenant plus cher […]. Le consommateur a tendance alors à diminuer sa consommation pour se tourner vers les substituts relativement moins chers. [Inversement], lorsque le prix d’un bien baisse, la quantité demandée augmente.

John SLOMAN, Alison WRIDE, Dean GARATT, Principes d’économie, Pearson.

* quantité de bien et service qu’un revenu permet d’acheter

Questions : 1/ Vous disposez de 6 euros pour acheter du riz, vendu 2€ le paquet. Quel est votre pouvoir d’achat ?

2/ Si le prix du paquet de riz passe de 2 à 3€, comment évolue votre pouvoir d’achat ?

3/ Il a t-il des substituts au riz ?

4/ Si le prix du paquet de riz augmente, comment évolue la quantité demandée par l’ensemble des consommateurs ?

Document 3 – L’offre sur le marché des glaces

Nicolas est producteur de cornets de glace. Ses décisions de production sont résumées dans le tableau suivant.

Prix du cornet

Offre de Nicolas

0,00 €

0

0,50 €

0

1,00 €

1

1,50 €

2

2,00 €

3

2,50 €

4

3,00 €

5

Document 4 – Comment le prix influence t-il la quantité offerte ?

Vous disposez d’une petite parcelle de terrain, située en partie en plaine, où le sol est fertile, et en partie sur une colline où le sol est pauvre. Quelle surface décidez-vous d’utiliser ? Qu’allez-vous choisir de cultiver ? Tout dépend du prix auquel vous pouvez vendre votre récolte et des coûts de production. Par exemple, voici ce que coûterait la production de maïs :

Coûts de production selon la quantité produite

Quantité produite en tonnes

0

1

2

3

4

Coût de production en euros

0

200

450

750

1200

Coût de production marginal (€ par tonne supplémentaire produite)

                    +200          +250                +300               +450

Questions : 1/ Rédigez une phrase présentant la signification précise des données entourées.

2/ Comment expliquer que le coût de chaque tonne supplémentaire soit plus élevé ?

3/ Le prix de vente est de 280€ la tonne. Quelle quantité produisez-vous ? Et si le prix est de 400€ ?

4/ Sur le marché du maïs, comment évolue la quantité offerte par tous les producteurs si le prix augmente ?

John SLOMAN, Alison WRIDE, Dean GARATT, Principes d’économie, Pearson.

Document

Numérisation_20230908 (3)

Document 5 – Aux origines de la microéconomie

La microéconomie1 est née aux environs des années 1870 et a pris sa forme définitive dans les années 1930-1940. Les pères fondateurs sont, entre autres, le Français Léon Walras (1834-1910), l’Anglais Stanley Jevons (1835-1882) et l’Autrichien Carl Menger (1840-1921). Le projet de ces hommes était de fonder l’étude de l’économie sur des bases scientifiques et de déduire les lois les plus fondamentales de fonctionnement de l’économie. Pour cela, ils tentèrent de construire un modèle théorique simplifié de l’échange marchand. Ce modèle fondé sur quelques hypothèses de base, met en présence des consommateurs et des producteurs (considérés comme rationnels et cherchant à maximiser leur intérêt) placés dans des conditions particulières d’échange, conditions dites de « concurrence parfaite ».

(Source: Bernard Guerrien et Claude Pignol, Sciences Humaines, Hors série ).

Q1/ Quelles hypothèses sont retenues pour étudier les agents économiques ?

Document 6 – La démarche individualiste de l’économie néoclassique

La société n’étant, en dernière instance, qu’un ensemble d’individus, il semble raisonnable de vouloir expliquer les phénomènes économiques et sociaux à partir des comportements individuels. Le physicien ne cherche-t-il pas lui aussi les réponses aux questions qu’il se pose au niveau des atomes ou des particules élémentaires, le biologiste au niveau des chromosomes et des gènes ? Cependant, deux démarches très différentes sont possibles dans le cadre de ce type d’approche. En effet, soit on considère au départ des individus isolés dont on étudie le comportement avant de s’intéresser à la résultante de leurs actions lorsqu’ils se regroupent pour former une société ; soit on considère cette dernière comme une donnée – avec un appareil d’État, des institutions, des lois, des rapports de propriété, etc. – et on étudie le comportement des individus qui en font partie. […]

La théorie néoclassique adopte la première démarche puisqu’elle cherche à construire la société à partir d’individus qui ne sont soumis, du moins dans un premier temps, qu’aux seules contraintes résultant du caractère limité de leurs ressources et des possibilités offertes par la technologie. C’est en ce sens qu’on peut considérer qu’ils sont « libres et égaux » (même si leurs ressources diffèrent) ce qui permet d’étudier des individus types, appelés agents. Notons enfin que cette démarche est fréquemment qualifiée d’individualisme méthodologique.

(Source : Bernard Guerrien, L’économie néoclassique, collection Repères, La Découverte)

Document 7 – Citation d’Adam Smith, 1776, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

« Nous n’attendons pas notre dîner de la bienveillance de notre boucher ou de celle du marchand de vin et du boulanger, mais bien de la considération qu’ils ont de leurs propres intérêts. Nous nous adressons non pas à leur humanité mais à leur égoïsme, nous ne leur parlons pas de nos besoins, mais de leurs intérêts. »

Document 8 – Les conditions de la concurrence pure et parfaite

Le marché concurrentiel est celui sur lequel un agent individuel ne peut pas influencer les prix (preneur de prix). On continue souvent de nos jours à évoquer un marché de concurrence parfaite (…), satisfaisant cinq conditions (…) : les agents sont trop petits et trop nombreux pour pouvoir influer sur les prix (propriété d’atomicité), les biens ne se distinguent que par leur prix (homogénéité), il est possible d’entrer et de sortir d’un marché sans coût (libre entrée et sortie), le travail et le capital circulent librement d’un secteur d’activité à l’autre (libre circulation) et tous les participants au marché disposent de toute l’information nécessaire (transparence de l’information) . Dans la mesure où aucun marché concret ne fonctionne comme les marchés de concurrence parfaite décrits par la théorie, à quoi sert de les étudier ? C’est d’abord un modèle simple (…) Or il n’est possible de raisonner facilement que sur un modèle simple. De plus, malgré cette simplicité, les économistes estiment que ce modèle capture des éléments importants du fonctionnement des marchés concurrentiels.

Arnaud PARIENTY, Précis d’économie, La découverte

Conditions

Définition

Exemple(s)

Raison d’être

Atomicité de l’offre/de la demande

.

Conditions d’existence de la concurrence entre les vendeurs et les acheteurs

= preneurs de prix

Homogénéité du produit (pas de différenciation)

Pour éviter que la concurrence porte sur autre chose que sur le prix

Libre entrée sur le marché

La pression concurrentielle demeure dans le temps

Transparence du marché (libre circulation de l’information)

Lorsque l’information du vendeur n’est pas identique à celui de l’acheteur.

Le prix joue un rôle essentiel dans l’ajustement de l’offre et de la demande.

Mobilité des facteurs

Les coûts de production sont comparables, la libre entrée est possible.

Document 9 – Le surplus mesure l’efficacité du marché concurrentiel

Le surplus du consommateur est l’écart entre le prix qu’il a payé pour se procurer un bien et le maximum qu’il était prêt à payer pour ce bien (…) Le surplus du producteur ou du vendeur est une notion similaire. Pour le producteur il y a un prix en dessous duquel il n’est pas prêt à vendre (…) dans le cas d’un marché en concurrence pure et parfaite. Le surplus total du marché représente la somme du surplus de tous les consommateurs et celui du surplus de tous les producteurs. Ce surplus collectif joue un rôle fondamental en économie, car il est une mesure de l’efficacité du marché et du bénéfice que les agents retirent. Si personne ne faisait de transaction, le surplus du marché serait de zéro. Inversement, dès lors qu’il y a échange, il y aura un surplus positif. Le triangle total sera le bénéfice total de l’échange sur ce marché. Le prix d’équilibre sera le prix qui assure le maximum de surplus collectif dans l’économie. Cette propriété très importante signifie par contradiction que toute intervention directe sur les prix ou sur les quantités produites pourra faire, au mieux, aussi bien que le marché et la plupart du temps, strictement moins bien.

Etienne WASMER, Principes de micro-économie, Pearson

Questions : 1/ Expliquez la dernière phrase soulignée en la situant dans l’analyse économique néoclassique.

2/ Admettons qu’un individu soit prêt à payer 500€ pour une tablette numérique et que celui-ci soit vendu 450€, quel est le surplus de ce consommateur ?

3/ Si un producteur de lait ne souhaite pas vendre son litre de lait pour moins de 0,30 centimes et que le prix du marché est de 0,35c, quel est le surplus du producteur ?

Document 10 – La mesure des gains à l’échange

Le surplus du consommateur, c’est à dire la différence entre le montant que les acheteurs sont prêts à payer et le montant qu’ils paient effectivement, mesure l’avantage que les consommateurs retirent d’un bien, tel que ces consommateurs le perçoivent eux-mêmes. Le surplus du producteur est le montant auquel le producteur est payé moins le coût de production. Le surplus du producteur mesure l’avantage retiré par les vendeurs de leur participation au marché. Finalement, nous pouvons écrire le surplus total comme : surplus total = valeur accordée au bien par les acheteurs – coût du bien pour les vendeurs. Si une allocation des ressources maximise le surplus total, nous disons que cette allocation est efficace. Si une allocation n’est pas efficace, alors une partie des gains à l’échange entre acheteurs et vendeurs n’est pas réalisée.

G. MANKIW, M.P. TAYLOR, Principes de l’économie, De boeck

Questions : 1/ De quoi dépend le prix maximum qu’est prêt à payer un consommateur ?

2/ Comment est mesuré le surplus du consommateur ?

3/ Montrez que le surplus d’un producteur correspond à son profit.

4/ Tracez un marché en équilibre et hachurer le gain à l’échange

5/ Imaginons que l’État fixe un prix inférieur au prix d’équilibre. Comment évoluent les quantités échangées, le surplus des consommateurs, des producteurs et le surplus total ?

Document 11 – L’équilibre du marché concurrentiel sur le marché du Hula hoop

Questions : 1/ Reproduisez dans votre cours, un marché en concurrence avec les courbes d’offre et de demande.

2/ Sur ce graphique, indiquez un prix supérieur au prix d’équilibre. L’offre serait-elle alors supérieure ou inférieure à la demande ?

3/ Montrez graphiquement qu’une baisse du prix permettrait de rétablir l’équilibre

4/ Compléter le tableau suivant :

Niveau du prix

Situation sur le marché

Conséquence sur le prix

Prix trop bas

>

Prix d’équilibre

Équilibre : Offre = Demande

Prix stable

Prix trop élevé

>

5/ Dans chacune des deux situations suivantes, comment évoluent les quantités échangées et le prix ? Répondez à l’aide d’un graphique, en déplaçant la courbe de demande ou celle d’offre.

a) Le hula hoop devient à la mode !

b) Les coûts de transport et de fabrication des hula hoops augmentent.

Document 12- Les changements d’équilibre sur le marché

1/ Classer les aléas suivants dans le tableau ci-dessous  : Canicule impactant les récoltes, le gouvernement de F. Hollande a augmenté la TVA, Toyota se localise à Valenciennes, le Brexit renchérit nos produits, la population Chinoise a un niveau de vie plus élevé

2/ Représentez chacune des situations graphiquement

Impact sur l’offre 

Impact sur la demande 

Impact négatif

Impact positif

Document 13- Les effets d’une taxe sur les sodas

Pour lutter contre l’obésité, de nombreux Etats ont mis en place des taxes sur les sodas. L’effet de cette politique peut être représenté par un graphique. Le prix que paient les consommateurs augmente : c’est désormais le prix hors taxe (P), reçu par le producteur, plus la taxe forfaitaire (T). Ainsi, la demande diminue, d’où un déplacement de la courbe de demande vers la gauche. Pour un prix hors taxe donné, les consommateurs désirent acheter une quantité moindre. Alors, l’équilibre implique que la quantité offerte diminue également, d’où une diminution du prix hors taxe (P’) par rapport au prix d’équilibre avant la taxe.

Questions : 1/ Représentez graphiquement les effets d’une taxe

2/ Comparez les quantités et le prix d’équilibre avant et après la taxe

3/ Indiquez les zones suivantes sur votre graphique : A = surplus du consommateur. B = surplus du producteur. C = recettes fiscales

4/ Pourquoi le surplus du producteur baisse t-il ?

5/ Les recettes fiscales supplémentaires compensent-elles ces pertes ?

Document 15 Exercice de conclusion

Léon Walras a le premier formulé les hypothèses de _________________________________.

Elles sont au nombre de 5 : _________________________________________________________ Ces conditions sont essentielles pour garantir un _________________ grâce à une libre concurrence entre les __________________, puis entre les ___________________. Ces agents sont ________________________, ce qui obligent à baisser les coûts de production en réalisant des ____________________________ . Cette baisse permettra de baisser le prix et d’augmenter le _________________ du producteur ce qui équivaut à son ____________. Seulement, à terme, le profit est menacé par la hausse du coût _______________. Quand les producteurs et consommateurs partagent le surplus, on dit que tous les agents ont un _______________ sur le ____________ . L’État et les citoyens peuvent orienter les prix pour permettre plus de justice sociale et environnementale, c’est pour cela que le marché est considéré comme une ____________

Chapitre 2 Culture, socialisation et trajectoires sociales. L’exemple du genre

 

Introduction

I La culture patriarcale

1.1 La socialisation primaire

1.1.1 La naissance

1.1.2 L’enfance, une socialisation différenciée

1.2 La socialisation secondaire

1.2.1 La socialisation scolaire

1.2.2 La socialisation par le groupe de pairs

II Les instances de socialisation perpétuent les inégalités de genre

2.1 Le déclin de la famille traditionnelle

2.2 Les transformations de la famille aujourd’hui

2.2.1 Les luttes féministes ont fait évoluer le droit 

2.2.2 La pluralité des configurations familiales

2.3 La socialisation professionnelle

2.3.1 L’exemple des infirmières.

2.3.2 La socialisation différentielle des classes sociales

2.4 Socialisation politique et plafond de verre

III Reproduction sociale et trajectoires improbables

3.1 Le poids culturel instigue une socialisation largement reproductrice des rôles

3.2.1 Le patriarcat engendre une reproduction des rôles sexués

3.2.2 La reproduction sociale

3.2 La pluralité des influences socialisatrices peut engendrer des destins improbables

Conclusion

14 Concepts : genre, patriarcat, normes, valeurs, rôles, socialisation différentielle, socialisation primaire, secondaire, anticipatrice, domination masculine, instance de socialisation, configurations familiales, classes sociales, reproduction sociale

Bibliographie

Christine Delphy, L‘ennemi principal, 1998

Judith Butler, Trouble dans le genre, 2005

Margaret Mead, Mœurs et sexualité et Océanie, 1935

E. Belotti, Du côté des petites filles, 1973

Evans Pritchard, Les nuers, 1940

Jean Malaurie, Les derniers rois de Thulé, 1955

Pierre Bourdieu, la domination masculine, 1998

Filmographie (liens en bas de page)

Jean Patric, la domination masculine, 2009 (en intégralité)

Céline Sciamma, Tomboy, 2011 (BA)

culture carte

Document 1

 

 

Document vidéo Extrait de la domination masculine, Jean Patric, 2009

Question :  Comment la socialisation s’effectue t-elle ici ?

Document 2 Sexe : Facebook permet de personnaliser son « genre »

RÉSEAU SOCIAL – Homme ou femme ? Facebook propose désormais une troisième option dans le choix du genre. Une nouvelle accueillie favorablement par les associations transgenres. Métronews, 02/2014

trans-facebook

Document 3 – Intersexualité – « Comment on a mutilé mon sexe à la naissance »

TÉMOIGNAGE – Des malentendus et une profession médicale qui a besoin de conformer un corps aux repères d’une société. Après être née entre deux sexes, P. Pagonis a été opérée pour ressembler à une fille. De multiples opérations qu’elle a vécues comme autant de mutilations. Metronews a recueilli son témoignage.

trans-temoignage

« Quand je suis née en mars 1986 aux États-Unis, les médecins ont dit à mes parents ‘Félicitations, vous avez une fille’. Trois mois plus tard, je suis retournée à l’hôpital parce que mon pédiatre a noté que mon appareil génital semblait grandir. Ils ont alors analysé mes chromosomes. Quand j’ai eu 9 mois, j’ai subi une opération chirurgicale : le médecin a enlevé mes testicules, encore à l’intérieur de mon corps. On a dit a mes parents que je développais des ‘gonades’ qui auraient pu développer un cancer si on ne les enlevait pas. Alors, évidemment, mes parents ont accepté la chirurgie.

Ils ont coupé mon clitoris

« À l’âge de quatre ans, je suis retournée au bloc opératoire pour une clitoridectomie. Concrètement, ils ont coupé la plus grande partie de mon clitoris. Il n’y avait aucune raison médicale à cela, il s’agissait juste de modifier son apparence, pour que je grandisse avec une identité de genre bien dans les normes. A environ 11 ans, les médecins ont écrit dans mon dossier médical que j’avais demandé une chirurgie correctrice complémentaire et que j’envisageais un traitement hormonal. A la fin de cette note, mon médecin recommandait d’obtenir l’accord de ma mère pour poursuivre la chirurgie. Ils disent qu’ils ont reçu notre consentement éclairé (alors qu’ils ne m’ont jamais dit ce qu’ils allaient faire) et que j’avais subi une reconstruction du vagin au motif qu’il ne pouvait pas ‘accepter un index’. »

Mon corps me dégoûtait

« Quand je me suis réveillée après l’opération, j’avais des tonnes de points de suture et un cathéter. Je suis restée à l’hôpital durant une bonne dizaine de jours. Les médecins venaient, baissaient mes collants, se penchaient sur mon vagin et prenaient des notes avec leurs collègues. Je me souviens avoir pris un bain et m’être sentie pour la première fois au trente-sixième dessous. Tout était différent : les points de suture, les lèvres dures, les croutes et le tube du cathéter. Mon corps me faisait peur, me dégoûtait. Finalement, on m’a laissée avec ce qui ressemblait à un vagin ‘normal’, mais je sais maintenant qu’il n’en est rien.

Durant tout ce temps, les médecins suggéraient que je ne devais en parler à personne, que c’était mon petit secret. A l’exception de celui qui pouvait prétendre devenir mon mari, personne ne devait savoir. Ils m’ont aussi dit que personne d’autre qu’un médecin ne serait en mesure de remarquer la moindre différence entre mon appareil génital et celui de toute autre femme. »

A chaque rapport sexuel, je souffrais en silence

« Au cours des premières années de mon adolescence, j’étais dans le déni et j’essayais d’oublier ce qu’il s’était passé. Je devais mentir à mes amis. Je devais mentir à mes flirts aussi, à propos de mes règles, que je n’ai jamais eues. Ma puberté a commencé parce que les médecins me donnaient des hormones. J’ai développé un semblant de poitrine mais pas de règles ni de hanches. 

Au lycée, j’ai eu un petit ami et nous avons décidé d’avoir des relations sexuelles. Nous étions très excités, mais son pénis ne parvenait pas à pénétrer à l’intérieur de mon vagin. Nous avons réessayé plusieurs fois. Finalement, nous y sommes arrivés mais c’était extrêmement douloureux. Je saignais et je me disais ‘je ne veux plus jamais recommencer ça’. A chaque rapport, je souffrais en silence. J’avais le sentiment que quelque chose n’allait pas en moi, mais on m’a dit que j’étais née avec le cancer. Que c’était pour cela que je n’avais pas mes règles, parce qu’on m’avait enlevé mes ovaires. J’ai toujours vécu avec cette idée que j’étais différente, mais je ne savais pas que j’étais intersexe. »

Pour l’ONU, des actes de torture

« A l’université, j’ai continué à mentir. Je me sentais isolée. J’ai étudié la psychologie et mon professeur a mentionné les personnes intersexuées. Cela m’a parlé. Je commençais à relier les points et quand j’ai eu accès à mes dossiers médicaux à 18 ans, tout est devenu clair. J’ai pleuré. Je n’ai plus parlé à ma mère pendant de longs mois. J’ai fait des recherches sur Internet et j’ai trouvé un groupe de soutien qui aide les gens comme moi à traverser la honte et le secret. 

Maintenant, je milite, tout simplement parce que j’aurais préféré qu’on laisse mon corps comme la nature l’avait fait. C’est ce que les personnes intersexuées expliquent depuis 25 ans. L’ONU a même classé ces chirurgies comme tortures et reconnu qu’elles étaient une violation des droits de l’Homme (le rapport en anglais ici). Depuis cinq ans, je vois des femmes. Je me mets à comprendre ma vie sexuelle. Je pense que je suis dans une phase asexuée de ma vie. Parfois, mes relations me font du bien, parfois elles me font souffrir. Cela va encore me prendre du temps de guérir et de m’aimer. Particulièrement de travailler à aimer mon corps. » Métronews, novembre 2015

Question 1 : De quel sexe est P. Pagonis ?

Question 2 : Quels ont été les effets de l’assignation à un sexe sur le corps de P. Pagonis ?

Question 3 : Qui est responsable de ces effets ?

Document 4 – L’enfance chez les Inuit

inuit

Question 1/ Une socialisation différente selon les sexes existe t-elle chez les inuit comme en France ?
Question 2/ Distinguez dans la socialisation des garçons, ce qui relève des normes, des valeurs et des rôles
jean Malaurie, Les derniers rois de Thulé, coll Terre Humaine, Plon, 1955

Document 5 Répartition des lycéens-e-s au lycée Galilée en 2018-19 selon leur genre

Secondes

Toutes classes

Filles 49,45%

Garçons : 50,55%

 

ES

L

S

STMG / STL

Professionnel

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Premières

61,70%

38,30%

84,70%

15,30%

49,40%

50,60%

50,80%

49,20%

28,60%

71,40%

Terminales

49,50%

50,50%

84,40%

15,60%

46,50%

54,50%

45,45%

54,55%

17,00%

83,00%

Question 1/ Au regard du chiffre dans les classes de seconde, le lycée est-il paritaire ? Est-ce le cas de tous les lycées de France ?

Question 2/ Constatez les inégalités de genre dans les filières.

Question 3/ Donnez des hypothèses expliquant ces inégalités

Document 6 La socialisation des infirmières – doc 1 page 120

Faire les questions du manuel

Document 6 Film : La domination masculine

Documentaire sur la socialisation genrée et le machisme

Document 7 – Article sur le sexisme au lycée

https://yeswecangoblog.wordpress.com/2016/11/24/quand-le-mobilier-lyceen-devient-le-support-de-graffitis-sexistes-et-homophobes/

Document 8 Film (bande annonce) : Tomboy

Film sur un transgenre

Film complet


Cours pour ceux qui sont partis en voyage scolaire

1.2 La socialisation secondaire

Il existe différents lieux de socialisation. On les nomme instances.

Définition d’instance de socialisation : Groupes et lieux où se construit la socialisation

Exemples : Famille, école, amis (groupe de pairs), armée, milieu professionnel, prison, milieu gay, milieu sportif…

1.2.1 La socialisation scolaire

Au 18e s, les filles n’ont pas accès au savoir, elles sont considérées comme non intelligentes. Elles doivent se cantonner à leurs rôles d’épouses et de mère

Au 19e s, intérêt à éduquer progresse. Pr les garçons de l’élite surtt afin de reproduire l’ordre social. Pr les filles, transmission d’un savoir domestique, hygiène…

1833 Loi Guizot, obligation aux communes de plus de 500 hab d’ouvrir une école primaire. Loi décisive pr la hausse du tx de scolarisation. Pour les filles, elles sont exclues et restent aux mains de l’église.

1881-1882 Lois ferry pour les filles et les garçons. Laicité, gratuité..

Jules Ferry : »faire acquérir les qualités sérieuses de la femme de ménage »

Loi Haby 1975, un siècle plus tard, la mixité est présente dans les éts et les filles ont accès à tt les filières.

Document 5 Répartition des lycéens-e-s au lycée Galilée en 2018-19 selon leur genre

Secondes

Toutes classes

Filles 49,45%

Garçons : 50,55%

 

ES

L

S

STMG / STL

Professionnel

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Premières

61,70%

38,30%

84,70%

15,30%

49,40%

50,60%

50,80%

49,20%

28,60%

71,40%

Terminales

49,50%

50,50%

84,40%

15,60%

46,50%

54,50%

45,45%

54,55%

17,00%

83,00%

Question 1/ Au regard du chiffre dans les classes de seconde, le lycée est-il paritaire ? Est-ce le cas de tous les lycées de France ? Les filles sont 49,45 % parité presque parfaite. Idem /lycées généraux

Question 2/ Constatez les inégalités de genre dans les filières. Sureprésentation tres imp des filles en L, et surreprésentation des garçons en filière pro. Tandis qu’en S elles un peu sous représentées

Question 3/ Donnez des hypothèses expliquant ces inégalités

Les filles choisissent davantage la filière littéraire,elles sont 84 pour 100 élèves en terminales. Ce constat s’explique par leur socialisation. Les parents, les médias, l’école prédisposent les filles à aimer la littéraire, être assidu dans les études. Cette socialisation permet au filles de mieux réussir à l’école.

Cours – la socialisation primaire est différenciée est à des cq sur l’école

Rôle des parents dans les loisirs des enfants –

Les filles lisent plus q les garçons, vont plus souvent à la bibliothèque, vont voir plus souvent des spectacles culturels. Voir livre de Baudelot Establet. Allez les filles

Duru Bellat «évoque le manque d’ambition des filles contrairement aux garçons avec les superhéros…

1.2.2 La socialisation entre groupe de pairs

AYRAL la fabrique des garçons. 5 collèges de Bordeaux étude les sanctions. 80% des sanctions sont attribués aux garçons contre 20% aux filles. Pourquoi ? Les filles vont accepter les sanctions alors que les garçons vont contester et aggraver leur cas.

Les garçons doivent faire preuve de virilité face au groupe élèves. Entre eux une socialisation virile est en jeu entre le sport, les affronts à l’égard de l’institution scolaire, les conduites déviantes (bagarre…), délinquantes. Concernant la sanction, sans être toujours particulièrement recherchée (certains garçons disent s’en moquer car ce qui compte, « c’est surtout d’avoir fait le con », d’avoir épaté les autres et augmenté son crédit de popularité en quelque sorte, y compris auprès des filles) elle apparaît néanmoins dans les entretiens comme une source d’excitation, et plutôt valorisante. Elle prouve à soi et aux autres qu’on est « un caïd qui n’a pas peur de défier l’autorité, un vrai mec ». Ce qui conduit Sylvie Ayral à parler de ces sanctions comme des « médailles de virilité »

Baudelot Establet, la culture de compétition de lutte est valorisé, alors que pour les filles valorisent l’entraide, l’application scolaire.

Tyrannie du groupe puisque nb rappels à l’assignation au genre. Les garçons dvt etre homme sinon stigmatisés renvoyés à l’homosexuel, à la femme vu qu’elle est dévalorisée.

Tyrannie du groupe puisque nb rappels à l’assignation au genre. Domination forte des garçons sur les filles « je veux te baiser » ils l’ont (3 garçons) étranglés dans le bus….

Les garçons dvt etre homme sinon stigmatisés renvoyés à l’homosexuel, à la femme vu qu’elle est dévalorisée.

Doc 4 page 117

Q1 L’école valorise le travail, le calme, la ponctualité, la docilité. Les élèves doivent alors être rigoureux, assidu, apprendre les savoir faire et savoir être.

Q2 Les bandes partagent une sociabilité amicale intense, partage de valeurs, de musique, de formes d’art (tag,…) de loisirs (mobylette) foot. Conso de drogue. Le plaisir est recherché tt de suite ainsi que l’argent. Cette instantanéité s’oppose à l’école qui vante un parcours scolaire long pour trouver un travail au minimum 10 ans après l’entrée dans le secondaire

Q3 Le chomage touche aussi les jeunes ce qui discrédite l’école. Le + imp, et que tous les milieux sociaux n’ont pas les mêmes chances. Alors, les échecs sont vécus comme des humiliations. Pr les éviter il convient de retourner le stigmate

II Les différentes sphères des inégalités de genre

2.1Le déclin de la famille traditionnelle

Quel est le modèle traditionnel du couple ?

centralité du mariage, sexualité=reproduction, patriarcat, transmission économique, filiation…

L’église a un rôle central, elle érige les normes de la famille : nucléaire…hétéro, étapes : mariage, avoir des enfants.

Divorce mal vu, célibat idem

inégalités forte entre les rôles H et F. La femme est vu comme reproductrice et l’homme a la fonction productrice. A la femme les sentiments, l’émotion. A l’H l’action.Il doit pourvoir matériellement pour nourrir la famille. La femme a un rôle expressif, elle assure la vie affective de la famille, la socialisation des enfants.

Définition de patriarcat

Pouvoir de l’homme dans les institutions où ses activités sont systématiquement valorisées contrairement à celles de la femme.

2.2 Les transformations de la famille aujourd’hui

TOCQUEVILLE De la démo en amérique voit la tendance )à la démocratisation des relations familiales. Baisse de l’autorité du père. Le couple continuent à avoir des rôles différenciés mais se considèrent égaux.

2.2.1 Les luttes féministes ont fait évoluer le droit 

Luttes féministes : De Beauvoir, Delphy…Mai 68

1938 supp de la tutelle maritale

1965 suppression de la nécessité d’autorisation du mari pour travailler

1970 supp de la notion de chef de famille → autorité parentale.

1975 Loi légalisant l’IVG

2014 supp de mademoiselle → Madame, attention encore au CA !

2.2.2 La pluralité des configurations familiales

Définition de configurations familiales

Composition de la famille dans laquelle est socialisé l’individu et caractéristiques sociales des membres qui en font partie

Doc 3 page 119

Q1/ En 1975 sur 100 familles avec au moins un enfant mineur, 8,2 familles sont monoparentales.

Q2/ Evolution du nombre de couples avec enfants

(VA – VD) / VD x 100 = (6048,4-6738,6)/ 6738,6 x100 = – 10,24

Le nombre de couples avec enfants à régresser de 10 % en 40ans.

Q3/ Evolution des familles monoparentales / coeff multiplicateur

VA/VD = 22/8,2 = 2,68. La part des familles monop dans l’ensemble des familles a été multiplié par 2,68 en 40 ans !

Hausse des nouvelles formes : célibat, famille monoparentale (8 à 22%), en coupe sans enfant, naissance hors mariage, homoparentalité …→ que les femmes sont plus soumises à la pauvreté car elles élèvent seul leur-s enfant-s

Les femmes passent 40 min de + par jour aux courses, ménage que les hommes seuls. Cette inégalité s’accroît qd les personnes se mettent en couple. L’inégalité passe à une heure en défaveur des femmes. Plus les familles ont des enfants nb moins les femmes travaillent comme salarié et plus l’inégalité du temps à la maison s’accroît et les rôles stéréostyopés (exm H passe 1h 12 au jardinage/bricolage contre 3h42 pour les F au ménage)

L’inégalité est plus faible dans les soins aux enfant car les pères font des activité s ludiques avec les enfants et les femmes les taches plus ingrates. Au niveau du bricolage, jardinage, les hommes s’en occupent davantage ds la famille sinon comme célibat temps égal.

2.3 La socialisation professionnelle

2.3.1 L’exemple des infirmières.

Doc 1 page 120 voir vidéo sur mon site

Q1 Les normes : faire un massage cardiaque, savoir piquer, recoudre, enlever un plâtre, se vêtir de blouse blanche

Les valeurs : docilité, attention, solidarité, neutralité

Q2 Devenir infirmière c’est apprendre de nouvelles pratiques et normes qu’on ne connaît pas. Être dans le secret pro et la neutralité vis à vis des gens qu’on soigne aussi c’est une posture pro et non individuelle. Une infirmière fait partie de l’hopital, elle représente la confiance dans l’institution.

La salarisation du travail des femmes.

1962 les F sont 47 % a être reconnue comme salariée. 92 % hommes

2013 67 % «  75 % « 

Le taux d’activité augmente qd le nb d’enfants diminue en France comme ds tous les autre pays. Mvt social global dans le monde : baisse de la fécondité et hausse de la salarisation des F.

Une socialisation professionnelle qui prolonge la socialisation sexuée. A chacun son genre d’emploi

 

2.3.2 Une socialisation différentielle selon la classe sociale

Définition de classes sociales

Ensemble des individus qui occupent la même place dans le mode de production.

Selon notre naissance dans les classes populaires, moyennes ou bourgeoises, nous disposons de normes et valeurs spécifiques.

Doc 1 page 131 Faire les 3 questions

Q1/ En 2012, Sur 100 français, 57 ont lu au moins un livre dans l’année.

Q2/ CM . Les cadres vont 3 fois plus au musée que les ouvriers, ce chiffre est quasi identique pour les sorties théatre et concert. Pour les livres, les ouvriers lisent 2,5 fois moins.

Q3/ Pourquoi ?

Les ouvriers ont des métiers manuels, ont moins fait d’études ce qui leur donne le goût du bricolage plus que la lecture. Leurs sorties vont être plus assister à un match de sport qu’aller au théatre.

2.4 Socialisation politique et plafond de verre

La socialisation politique est :

Connaitre les grands courants politiques,leurs histoires et les partis actuels

Connaitre les institutions

S’intéresser aux grands débats de société

L’intérêt pour la politique augmente au fur et à mesure que nous grimpons dans l’échelle des classes sociales. → schéma d’Halwachs

Plus on est intégré plus on discute, débat, vote, adhère à un parti

Par exemple : le taux d’abstention est très fort chez les classes populaires

De fortes inégalités politiques demeurent, les classes populaires représentent que 5 % de l’assemblée alors qu’ils constituent près de 50 % de la popu.

+ plafond de verre pour les femmes

Le mvt d’égalisation s’est réalisé en matiere de vote. La France à autorisée tardivement parv rapport aux autres pays le droit de vote. 1944 les femmes ont le droit de vote. Attention, il n’était dc pas universel avant.1945 1e élection où les femmes votent lors des municipales.

Les comportements électoraux sont auj quasi similaires aux hommes. Elles votent un peu mois extrêmes que les H et plus écolo.

Ttfois, au niveau des élus le plafond de verre est encore écrasant malgrè la loi de 2000 sur la parité

53 % des électeurs sont des femmes. 48 % des conseillers régionaux.

10 % des députés. 8 % des maires.

6 % des conseillers généraux en 2014. Rupture 2015 loi parité 50 %

Aucune femme présidente de la république aklors qu’en ALL Merkel, Arg Kirschner…

 

Document : La France des Belhoumi par Stéphane Beaud

Document chanson eddy de pretto KID