Chapitre Quelles politiques économiques dans le cadre européen ?

 

Introduction L’Europe, l’Union européenne à 27 et les 19 Etats membres de l’euro

I Les enjeux économiques de la construction européenne

 

1.1 Du libre échange à l’intégration économique et monétaire

1.1.1 Les étapes de la construction européenne

1.1.2 L’intégration économique en Europe

1.1.3 Où en est l’Union européenne ?

1.2 Le marché unique est-il une bonne idée ?

1.2.1 Les avantages du marché commun sur la croissance

1.2.2 Les conséquences néfastes du marché commun

II Des politiques économiques européennes mises en débat

 

2.1 Une politique de concurrence commune

2.2 Une politique monétaire commune

2.3 Les politiques budgétaires de rigueur

2.4 Des politiques économiques conjoncturelles remises en cause par la crise de 2008 et de 2020

2.4.1 Des chocs asymétriques dans la zone

2.4.2 Des défauts de coordination

2.4.3 De politiques procycliques à une relance européenne

Conclusion : Faut-il rester dans l’euro ?

 

Concepts  Intégration économique, politique de la concurrence, politique budgétaire, politique monétaire, choc asymétrique

Bibliographie

C. Chavagneux, D. Plihon. Les enjeux de la mondialisation, les grandes questions économiques et sociales Chapitre 4, Repères, 2010

Bennassy Quéré, L’économie de l’Euro , 2016

Blast, chaîne You Toube Euro épisode 1 à 4, 2021

Tosti ATTAC, L’Europe a quitte ou double, 2019

Les Partis Politiques, Daniel‑Louis Seiler, édition ARMAND COLIN 2000

Fiche de lecture réalisée par Léa Sellier

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Le livre de Daniel-Louis SEILER, Les Partis Politiques, comme son titre l’indique est un ouvrage sur les partis politiques et donc sur les sciences politiques. L’œuvre a été écrite en 2000. Cette année fut une année sans élection (sans bouleversements majeurs) mais fut riche en évènements annonciateurs de changements. Depuis 1997, le gouvernement était en cohabitation, Jacques Chirac (RPR) à la présidence, décida de dissoudre l’assemblée nationale pour cause de manifestations intensives envers l’ancien premier ministre Alain Jupé. Après l’élection, Lionel Jospin (PS) fut nommé en tant que premier ministre. Le 24 septembre 2000 fut le passage du septennat au quinquennat par un referendum avec un taux de participation de 30,3%. Le livre aborde le sujet des différents partis politiques en lien avec le fait que le gouvernement était composé de deux partis politiques opposés. La question centrale de cet ouvrage est Qu’est-ce qu’un parti politique ? Mais d’autres questions viennent compléter la définition des partis politiques comme par exemple Comment sont-ils organisés ? Ou bien qu’est-ce qu’un système de parti ? Pour écrire son livre l’auteur Daniel-Louis SEILER s’est appuyé sur les études de ses prédécesseurs, des « pères » fondateurs des partis politiques tels que Max Weber, Bryce ou Maurice Duverger, mais aussi sur des articles de journaux mondiaux pareil à Politics, Parties and Pressure Groups, Thomas Crowell NEW YORK ou encore des romans « La droite et le gauche » Les lieux de mémoire Marcel Gauchet PARIS.

 

  1. Définition d’un parti politique
  1. Un phénomène partisan ancien

Etymologiquement le verbe « partir », en ancien français, signifiait «  faire des parts, divisé ». Ce mot désignait tout d’abord, une troupe militaire mais en référence à une connotation péjorative, il fut plutôt utiliser pour le fait de cacher un conflit, pour la plupart, inconnu. Le nom de parti politique, fut utiliser de manière différente selon les époques ; durant l’Antiquité romaine, les historiens utilisèrent ce mot pour désigner les conflits politiques qui marquèrent la

République déclinante. Pendant le Moyen Age le nom de parti signifiaient les camps ennemis qui s’opposèrent durant la Guerre des Deux Roses… Ces définitions datées sont politiquement proches de celles que nous connaissons aujourd’hui, un parti est un conflit idéologique qui entend à orienter les fonctions du gouvernement, comme une organisation constituée en vue de l’accès au pouvoir.

  1. Les fonctions d’un parti politique

Selon, le politicien Peter Merkl, pour constituer un parti politique, on doit respecter six fonctions :

  • Recruter et sélectionner du personnel dirigeant pour les postes de gouvernement
  • Genèse de programmes et de politiques publiques (=mixité des programmes et de représentants politiques)
  • Coordination et contrôle des organes gouvernementaux
  • Intégration sociétaire par la satisfaction et conciliation des demandes des groupes ou en apportant un système commun de croyance ou d’une idéologie (=créer des lois dans le but de satisfaire le peuple en partageant les mêmes idées politiques)
  • Intégration sociale des individus en mobilisant leurs appuis et par la socialisation politique (=ouverture des idées politiques à un plus grand nombre en passant par sa propre idéologie)
  • Contre-organisation ou subversion (=reconstruction des espaces sociaux)

 

Les six fonctions permettent de rassembler d’autres fonctions dispersées proposées par des chercheurs en politique et des listes fonctionnalistes.

  1. Les clivages politiques

( clivage : différentiation des groupes sociaux, des partis politiques)

  1. Les différents partis

Les partis politiques sont classés selon leurs étiquettes et leurs alliances en huit catégories :

  • Les communistes
  • Les socialistes
  • Les écologistes
  • Les démocrates-chrétiens
  • Les libéraux
  • Les agrariens
  • Les conservateurs
  • L’extrême droite

Les partis politiques français sont différents de ceux des américains (seulement deux partis : ethniques et nationalistes), seuls les partis socialistes donnent a ceux-ci une dimension international. Cette solidarité planétaire est tirée des formations communistes qui se pliaient aux diktats d’un centre unique de pouvoir

  1. La critique

Quelques exemples :

  • L’extrême droite est souvent qualifiée comme la nostalgie de l’autorité fasciste, exprimant le mécontentement et le « ras-le-bol » fiscal. Ce parti combat la démocratie parlementaire et l’égalité des peuples. Durant le XXe siècle, en Italie, Mussolini fut le dirigeant le plus tristement célèbre de ce parti fasciste.
  • Les partis conservateurs sont définis comme les plus fidèles des libéralismes économiques, à par l’étiquette ils se distinguent de certains partis démocrates-chrétiens car ils sont plus conservateurs du mouvement gaulliste.
  1. Le dualisme entre « la droite » et « la gauche »

Le duel entre la droite et la gauche date, à l’origine de la tradition parlementaire qui séparait les partisans royalistes et les révolutionnaires lors de la révolution française. Le conflit réside de l’opposition des opinions qui s’inscrivent dans l’attitude même des citoyens, qui définissent ces deux opposés ; dans le premier cas, la droite constitue une « famille » rassemblant divers partis et courants. Dans un second cas, la gauche traduira un « tempérament » universel pour former des axes correspondants à diverses opinions. Les fondements de la droite reposent essentiellement sur le mouvement gaulliste, aussi surnommé « démocratiques libéraux centriques » tandis que ceux de la gauche priment la solidarité, la générosité et l’entraide aussi qualifié de «  gauche libertaire ». Mais, il peut arriver que les partis de gauche dirigent un gouvernement libéral sur le modèle de la droite !

  1. S’organiser pour mobiliser
  1. L’organisation d’un parti politique

Il existe deux types de partis : les partis de cadres et les partis de masses. Selon Max Weber, les partis politiques opposent le suffrage universel aux partis modernes qu’il décrit comme les « enfants de la démocratie ». Les partis de masses sont définit comme démocratiques, ce sont les citoyens qui choisissent leur candidat, comme le déclare Weber « les partis de masses sont bien les enfants du suffrage universel » tandis que les partis de cadres sont plutôt dits élitistes, ce sont les représentants qui choisissent leur candidat et non pas le peuple. En France, les partis de masses sont primés, d’où l’organisation d’élections primaires dans les différents partis, au vu d’élire le prochain président de la république (pouvoir législatif).

 

 

Les partis de masses reliant Etat et société civile

ETAT

SOCIETE CIVILE

Partis

 

 

 

 

Les partis de cadres entre l’Etat et la société civile

SOCIETE CIVILE

ETAT

Partis

 

 

 

  1. Classification des organisations partisanes

Les politistes Jean Blondel et Peter Mair, analysent les organisations partisanes, et considèrent qu’un parti doit respecter 4 conditions :

  • La taille : selon J. Blondel «  plus il y a d’adhérents et de militants, plus le parti est fort ».
  • L’unité : le parti doit être en cohésion et avoir la capacité de faire bloc face aux autres partis.
  • Le dynamisme : les membres doivent s’impliquer dans l’action partisane.
  • La retentivité : le parti doit être réceptif à son électorat.

Selon Peter Mair, l’organisation d’un parti repose sur plusieurs facettes :

  • La première, « le parti est en charge de la vie publique », c’est-à-dire l’organiser en fonction du gouvernement et du parlement
  • La deuxième, « le parti à la base » doit organiser et trouver des électeurs fidèles.
  • La troisième, « l’appareil central du parti », doit fonctionner en étant comme un parti de masse
  1. La généalogie des organisations de partis

Les organisations partisanes sont le croisement de deux axes :

  • L’axe d’orientation (verticalement), correspondant à trois filières ; les partis de cadres, les partis présidentiels se distinguent des partis de masses
  • L’axe des fonctions sociales supérieures (horizontalement), correspond à trois niveaux définit par les médias, la presse, etc…

 

  1. La logique de la mobilisation

Deux paradigmes (=manière de voir les choses qui repose sur une base définie, sur un modèle théorique ou sur un courant de pensée) s’opposent :

  • Le paradigme utilitaire ; consiste à réduire les manifestations à une seule action sociale et collective. Les utilitaristes (=électeurs rationnels) se divisent en deux camps inégalitaires ; ceux qui priment « la Théorie du choix rationnel » signifiant que les politistes montrent un comportement visant à un plus grand profit tout en faisant le moins de mal possible. D’autres, les politistes de l’offre, priment « la distinction » (sur le modèle de l’œuvre de Pierre Bourdieu), selon eux l’offre crée de la demande car il part du marché politique.
  • Le paradigme Michigan ; définit le fait que le citoyen s’identifie à un parti et le transmet de génération en génération.

 

  1. Les systèmes de partis

 

  1. Définition

Un système politique est un ensemble structuré, constitué de relations d’opposition, de coopération existant entre les partis politiques et agissants sur la scène politique d’une même société.

Selon Duverger, l’étude des systèmes politiques ne se résume pas à compter le nombre de partis mais demande une explication.

  1. Classification des systèmes de partis

Quelques critères permettent de construire des types de systèmes, comme le bipartisme, le multipartisme, etc…

  • Le bipartisme (=dans un régime démocratique, seulement deux partis politiques sont en mesure d’obtenir la majorité au Parlement et de gouverner en alternance), s’oppose à tout parti qui une vocation majoritaire, il a une ambition de gouverner seul, il est constamment en opposition avec les autres parti, car ce système est fondé sur l’alternance.
  • Le multipartisme (=caractéristique d’un régime politique où la liberté d’association permet à plus de deux partis de participer aux débats politiques et aux élections), ce système est fondé sur l’absence des gouvernements majoritaires et donc un grand nombre de partis représentés au gouvernement. Les partis qui optent pour ce genre de système sont en coalition, c’est la règle pour être un système multipartiste.

Chaque parti politique doit appartenir à un système qu’il soit bipartisme ou multipartisme.

  1. Les systèmes de partis en Occident

En Europe, il existe majoritairement cinq systèmes :

  • les périphéries maritimes
  • les nations impériales maritimes
  • l’Europe des Cités-Etats
  • les Nations impériales continentales
  • les périphéries continentales.
  1. Les systèmes de partis des nations impériales et maritimes

Le Danemark et le Groenland, se caractérisent par la présence des pôles urbains nombreux et puissants à cause de leur histoire coloniale. Ces pays ont un système multipartisme. Le Danemark était sous le gouvernement d’un parti social-démocrate en coalition avec un parti libérale-conservateur.

  1. Les systèmes de parti dans l’Europe des cités-Etats

Les pays des régions concernés possèdent des systèmes partisans multipartismes. C’est le cas de l’Italie et de la Belgique où réside un scrutin majoritaire composé de deux coalitions. Ce sont les plus vieux partis d’Europe, avec les démocrates-chrétiens belges, les sociaux-démocrates allemands et les républicains italiens dont l’organisation remonte au XIXe siècle. Ces cités-Etats reposent sur la même configuration historique où dirigeaient l’Eglise et l’Etat.

  1. Les nations impériales continentales

Dans ces régions se caractérisent la présence d’un Etat fort, dont la construction remonte au XVIe siècle. Dans la zone atlantique, le gouvernement est fondé sous le commandement de l’église et des partisans sociaux – démocrates à vocation majoritaire. La Suède trouve son origine dans ces fondements.

  1. Les périphéries maritimes

L’Irlande et l’Island sont quelques rares périphéries maritimes à fonder l’Europe, avec un système de multipartisme en coalition gouvernementale entre les partis du centre et les nationalistes. Ils sont autonomes.

  1. Les périphéries continentales

L’après-guerre et la guerre froide, est caractérisée par le long règne du président polonais. De nouveaux régimes ont vu le jour, en Hongrie, Roumanie ou encore en Finlande. Des partis libéraux ou post-communistes s’installent, à travers l’héritage de l’Empire soviétique.

Conclusion :

Un parti politique est un groupe de personnes qui partagent les mêmes intérêts, les mêmes opinions, les mêmes courants idées, et qui s’associent dans une organisation ayant pour objectif de se faire élire, d’exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un projet politique ou un programme commun. Pour créer un parti politique, nous devons respecter certains critères comme ; la classification, l’organisation, l’appartenance à un système et à un paradigme… Le fonctionnement d’un parti politique est très complexe, plus difficile que je ne le pensais et pour intégrer un parti politique, il faut des convictions, une ambition personnelle, et de la passion, que je ne ressens pas.

 

 

Alain Bihr, Roland Pfefferkorn Hommes Femmes quelle égalité ?

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Fiche de lecture réalisée par Romane BLE

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Introduction

L’ouvrage d’Alain Bihr, Hommes Femmes quelle égalité ? appartient au domaine de la sociologie dont le thème général parle des différences et des similitudes qu’il peut y avoir entre les hommes et les femmes dans plusieurs domaines comme à l’école, au travail, dans le couple ou même dans les espaces publics. La question que l’on peut donc se poser est : quelle égalité y a t-il entre les hommes et les femmes ? On peut aussi se demander quelle est l’ampleur des transformations enregistrées au cours des dernières décennies, si de nouvelles égalités sont apparues ou ont disparues et dans quelle mesure les traditionnelles inégalités entre sexes ont été détruites. Pour cela, l’auteur s’appuie sur des études chiffrées de l’INSEE par exemple ou sur des analyses faites par différents sociologues.

Chapitre I : L’éducation et l’école

Dans ce début de chapitre, il nous est dit que les identités sexuelles ne sont pas données naturellement mais sont au contraire des constructions sociales et culturelles
1. La socialisation des garçons et des filles au sein de la famille

Le processus d’intériorisation et d’appropriation du « sexe social » durant la petite enfance et l’enfance

La famille joue un rôle fondamental dès la petite enfance dans la transmission des valeurs et des normes. Cette transmission est importante en ce qui concerne la formation de la personnalité sociale et de l’identité sexuelle des garçons ou des filles. En ce qui concerne les valeurs, elles sont différentes selon les classes sociales, les sexes et les générations.

Au début de la vie d’un enfant, qu’il soit un garçon ou une fille, ses faits et gestes sont interprétés différemment pas leurs parents, ce qui contribuerait déjà à leur construction sociale. Selon si l’enfant est une fille ou un garçon, l’interprétation de ses pleurs va être différente. Par exemple si le nourrisson est un garçon, ses pleurs vont permettre de dire qu’il est en colère alors que si cette une fille, on dira qu’elle a peur. C’est un stéréotype de sexe transmis par les parents, tout comme avec l’exemple des jouets. Ceux attribués aux filles appartiennent au domaine maternelle ou domestique alors que ceux pour les garçons sont plus des jouets en rapport avec l’aventure, les héros ou la mécanique. Les attitudes des enfants face aux jouets montrent donc qu’ils se tournent vers un modèle « conforme » donné par les parents. Cependant, plus l’enfant grandi, moins il choisit la conformité.

On considère les filles et les garçons différemment. Les garçons sont plus qualifiés comme étant des « enfants », alors que les filles considérées comme « sérieuses » ce qui explique le fait que les tâches domestiques leurs soient proposées. Elles participent trois fois plus que les garçons.

Les institutions qui prennent en charge la petite enfance, comme les crèches ou les garderies, jouent aussi un rôle important dans la socialisation des enfants. Ils sont en contact avec beaucoup de personnes comme leur famille, leurs voisins, etc… et sont influencés par la publicité et les médias, ce qui va permettre une fois de plus, de s’approprier leur sexe social. Plus ils vont grandir et plus les différences entre les sexes vont se faire, à cause des domaines comme les vêtements, le choix des couleurs etc…

Durant l’adolescence : garçons et filles à la recherche de l’autonomie

Au niveau de l’autonomie, les relations entre parents/enfants sont typées selon les sexes et les classes. L’argent de poche reçu ne présente pas de différences entre les sexes mais son utilisation n’est pas la même. Globalement, il n’y a aucune différence entre les sexes sur le fait de donner de l’argent de poche mais va plutôt dépendre du milieu social. Par exemple, il y a 43% de fils d’ouvriers non qualifiés qui n’a pas d’argent de poche face à 15% chez les fils de cadres : la différence est flagrante, les milieux plus aisés peuvent se permettre de donner plus d’argent à leurs fils. Les filles elles, utilisent moins leur argent que les garçons car elles sortent moins qu’eux. 62% des filles ont interdiction de sortir face à 31% chez les garçons.

En ce qui concerne les « petits boulots » les filles sont plus tournées vers des activités liées à l’éducation et au commerce alors que les garçons se tournent vers des travaux agricoles ou des services rémunérés qui peut s’expliquer par le conseil des parents à se diriger vers ces genres de métiers selon leur sexe. Par exemple, 39% de filles font du baby-sitting face à 11% chez les garçons et inversement pour les travaux agricoles où les filles représentent 21% face à 36% pour les garçons.

L’acquisition de l’autonomie est plus difficile chez les filles que chez les garçons. La moitié des filles sont interdites de sortie face à un tiers chez les garçons. 48% des garçons peuvent partir en vacances en autonomie contre 24% chez les filles. Dans chaque cas, l’objectif est de surveiller les filles et son entourage.

Au niveau de la santé, une différence se créée encore entre les sexes. D’après l’INSERM, qui se centrent sur l’état de santé des adolescents, des différences se font au niveau des troubles et des conduites à risque. Les garçons voulant être virils ont une tendance à vouloir avoir un comportement à risques, en passant par la violence, la consommation trop élevée d’alcool ou même la prise de drogues. Les milieux sociaux sont souvent le reflet de cette jeunesse (cités, jeunes en échec scolaires, etc…). Pour les filles, c’est le climat relationnel et affectif qui a tendance à jouer sur leur santé : sentiment de solitude, tentatives de suicides, prise de médicaments.

Les relations chez les filles sont plus diversifiées que chez les garçons. Eux, vont former un groupe « clos », c’est-à-dire « un groupe pairs » alors que les filles non.

La famille est plus présente dans le temps libre des filles que dans celui des garçons car elles passent plus de temps chez elles pour par exemple lire ou écouter la musique alors que les garçons sont à l’extérieur pour bricoler. Les deux sexes se rejoignent sur un point : les activités extérieures comme aller au cinéma ou au restaurant.

L’autonomie peut être représentée par la possession d’une voiture. Cette possession est différente selon les classes sociales : le taux de possession du permis est plus élevé pour les enfants d’agriculteurs que pour les enfants d’ouvriers.

Le rôle des mères dans la socialisation des enfants
La mère détient un rôle important dans la socialisation des enfants. Les échanges verbaux sont plus simples avec les mères, cependant pour les filles, l’importance de la surveillance par leur mère peut leur sembler insupportable. Les garçons ont moins de conflits avec leur mère car il y a une distance entre eux. Les pères communiquent moins, surtout avec leurs filles, car elles veulent éviter le conflit. Les mères ont le rôle central en ce qui concerne la communication avec ses enfants.

  1. Les inégalités suivant les filières de formation

Des filières fortement sexuées dès l’enseignement secondaire…

Les résultats obtenus dans l’enseignement général, technologique et professionnel permettent d’avoir un aperçu du caractère sexué des différentes filière scolaires. On constate que d’après MEN, les filles ont un taux de réussite plus élevé que les garçons. Il y a 81,8% de réussite dans les baccalauréats généraux chez les filles face à 77,4% chez les garçons et idem pour les bacs technologique et professionnelle où les filles ont un taux plus élevé que les garçons. Les filles ont tendance à se diriger vers des filières fortement féminisées. Le bac technologique présente des filières encore plus sexuées que celles du général : les filles y sont majoritaires. En 2000, les sections STI comptent seulement 7% de filles, les STL en comptent 55% et les STT 66%. Il est dit que la section « arts appliqués » par exemple, fait partie de l’une des sections industrielles étant féminisées : elle comporte 68% de filles. Les autres sections sont donc plus dirigées masculines (énergétique). La section tertiaire compte 95,5% de filles dans le médico-sociale et 90% en action communicative et administrative.

Dans les bacs professionnels, il y a la même tendance : seulement 10% de fille se dirige vers la sections « production », de 60% à 98% dans les filières alimentaire et textile et 70,5% dans les filières « services ». Les sections plus valorisées sont masculines. En résumé, les garçons se tournent vers des filières industrielles, artisanales et commerciales alors que les filles se tournent vers des sections dites « habillement » et vers des CAP et BEP tertiaires.

et dans l’enseignement supérieur

La poursuite d’études supérieures est plus élevée chez les garçons que chez les filles : 60% pour les garçons face à 20% pour les filles. Cette tendance persiste. Les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) restent majoritairement masculins, les filles ne représentent que 39%. Cependant, elles sont légèrement majoritaires dans les sections tertiaires (55%). En informatique, elles ne représentent que 16% mais jusqu’à 85% en information-communication ou dans les carrières juridiques ou sociales. Il y a plus de filles que de garçons dans les sections de techniciens supérieurs (STS) mais elles présentent comme dans les IUT des différences entre les sections. Les IUT et les STS sont des filières courtes et valorisées qui nécessites un bon dossier pour son entrée. La part de filles admises reste inférieure malgré leurs bons résultats. Dans les écoles sociales et paramédicales, le recrutement majeur effectué est celui des filles (80%)

Les filles sont très concentrées dans les matières telles que la langue, les lettres et les sciences humaines et sociales. Elles représentent deux tiers des personnes étudiant la médecine et sont majoritaires sur le droit et les sciences politiques.

Les filles et les garçons ont tendance à se diriger vers des filières différentes, les amenant donc à des études supérieures différentes qui leur apporteront des compétences différentes, valorisées ou non sur le marché du travail.
Chapitre II : L’emploi et le travail

  1. Evolution de l’activité professionnelle des femmes

Au début du XXème siècle, l’activité professionnelle des femmes était plus importante que l’on imagine. C’est à la fin du XIXème siècle que quelques secteurs d’activité emploient les femmes comme par exemple dans l’industrie de la soie, la fabrication de dentelles, le travail des étoffes et des vêtements, le service domestique ou encore l’enseignement primaire. En 1920, le taux d’activité des hommes était deux fois plus élevé que celui des femmes.

Le taux d’activité des femmes va régresser à la fin des années 1950. Pendant la crise de 1930, les gouvernements font leur possible pour retirer les femmes du marché du travail. Des emplois nouveaux sont créés car ils font l’objet de remplacement de bénévoles par de vrais emplois faits par des femmes.

Après la seconde Guerre Mondiale, les femmes actives travaillent dans les entreprises familiales et les femmes salariées sont employées dans les services marchands et non marchands ou dans des activités de communication. Le taux d’activité féminin va baisser jusqu’à 28% en 1960 mais va augmenter à nouveau au début des années 1960. En 2001, le taux d’activité était supérieur à 38%.

En moins de quarante ans, les femmes ont investi le monde du travail, le nombre d’hommes actifs est resté stable mais celui des femmes est passé de 7 à 12 millions. Globalement, moins d’un tiers des non-salariés sont des femmes. Plus de 97% des hommes non-salariés sont des indépendants contre 74% chez les femmes. Les autres aident leur conjoint dans le travail de l’entreprise agricole, artisanale ou commerciale. Parmi les salariés, la part des femmes a augmentée : elle est passée de 41% à 49%.

La progression du travail des femmes fait passer du travail ouvrier vers des postes d’employés, c’est-à-dire du travail masculin à celui féminin.

Le travail féminin est devenu massif et irréversible même si certains continuent de les appeler les « voleuses d’emplois ». Maintenant, à l’école, les filles se préparent à un métier comme les garçons mais les deux sexes sont encore loin de pratiquer les mêmes types d’emplois.

  1. Le chômage

Le nombre de femmes actives en France a augmenté d’environ 5millions entre 1968 et 2001, cependant en 2001, 1,3 millions de femmes sont au chômage alors que dans les années 60 elles n’étaient que 200 000 environ. Le taux de chômage chez les femmes est supérieur à celui des hommes quelques soient les diplômes, l’âge ou le sexe. D’après l’INSEE, le taux de chômage des femmes d’élève à 10,7% contre 7,1% chez les hommes. Il est dit qu’il existe trois types de chômage féminin nettement différencié : en premiers, celui des employées administratives d’entreprise qui est de courte durée, ensuite, celui des employées de commerce et des services avec une main d’œuvre qui a tendance à changer régulièrement à cause du travail difficile et enfin celui des ouvrières étant de longue durée. Les ouvrières et les employés restent aujourd’hui les plus touchées au niveau du chômage contrairement aux hommes. En 2001, le chômage frappe aussi bien les femmes que les hommes, et quel que soit l’âge. Les femmes subissent l’inactivité à cause du manque de diplômes et ça, plus que les hommes. Elles sont plus concernées par les fins de contrat à durée déterminée, elles occupent donc les métiers les moins stables. Celles qui ne sont pas qualifiées sont les plus touchées.

Les femmes changent beaucoup plus de fois d’emploi que les hommes dans l’année que ce soit leur choix ou non. Leurs « sorties » sont surtout dues aux fins des contrats à durée déterminée et moins au fait qu’elles démissionnent. Les changements d’emploi sont donc subis et non volontaires. Lorsqu’elles perdent un emploi, les femmes sont 48% à retrouver un travail face à 62% chez les hommes, encore une fois la femme éprouve des difficultés. Les licenciements touchent aussi bien les hommes que les femmes malgré le fait qu’elles soient moins nombreuses : elles connaissent donc un licenciement plus élevé.

Le chômage peut être expliqué aussi par le fait que les jeunes cherchant du travail après leurs études sont en concurrence avec les femmes recherchant un nouvel emploi et aussi par le fait qu’elles se dirigent vers des secteurs à qualification faible. Ces éléments expliquent le fait que les femmes de générations plus récentes soient plus conservatrices avec leur emploi.

Pour terminer sur le chômage, il est dit que le chômage féminin, étant plus présent que celui masculin, est considéré comme moins choquant et qu’il est préférable de favoriser le travail masculin à celui féminin.



Chapitre III : Le couple et la famille

La famille, autrefois, centrée sur l’éducation et la promotion sociale des enfants divisait les rôles des femmes et des hommes inégalement. Les femmes étaient sous tutelle de leur mari au niveau de la gestion et de l’ordre domestique par exemple.

Il est dit qu’au cours des quatre dernières décennies le mariage a été beaucoup touché : il y a eu une baisse du nombre de mariages et beaucoup de personnes vivaient ensemble sans être mariées ou en étant divorcées. Les divorcés ou séparés on fait augmenter le nombre de « familles monoparentales » avec les femmes à la tête de ces familles mais aussi le nombre de « familles recomposés ». On constate que les femmes d’aujourd’hui font moins d’enfants que leur grand-mère et plus tardivement qu’elles.

  1. Une plus grande autonomie des femmes au sein des rapports conjugaux

Les tendances structurelles

Les familles nucléaires n’ont pas toujours maintenu les aspectes hérités des sociétés antérieures. Par exemple « l’effet de sécularisation du monde : il y a eu une baisse des croyances, pratiques et institutions religieuses, partant des interdits au niveau des relations sexuelles en dehors du mariage. L’allongement de la durée de vie explique la baisse des mariages : les personnes s’engagent moins facilement dans le mariage car il est possible qu’une longue vie commune s’en suive. D’autres formules sont mises en place comme la cohabitation ou le PACS. Le taux de chômage élevé entraîne les jeunes générations à quitter le domicile des parents plus tard, à avoir des enfants plus tard, à se marier plus tard et même donner naissance à son premier enfant plus tard. Les jeunes générations ne veulent se sacrifier aux exigences institutionnelles du mariage, elles préfèrent dans les relations conjugales penser à leur épanouissement personnel. A contrario, dans le monde occidental, les mariages sont faits par intérêt et arrangé par la famille des époux et dont le but est la transmission et l’accroissement de leur patrimoine respectif.

Longtemps le mariage a été destiné à assurer la reproduction sociale maintenant, on se marie plus tard dans l’objectif de bien chercher et être sûr de trouver « l’âme-sœur ». Le mariage est précédé par une période de cohabitation qui assure la qualité de la relation avant de se lancer dans un engagement.

Le mariage d’amour est censé duré mais le nombre de divorces augmente.

La part des femmes

L’autonomie dans les relations conjugales a été favorable pour les femmes car elles ont pu se détaché de l’univers domestique qui leur était destiné et de la tutelle de leur mari. Les femmes ont été de plus en plus nombreuses à se préoccuper de la production du monde et à s’engager professionnellement comme politiquement en refusant de s’enfermer dans un univers domestique et pour nouer des liens plus égalitaires avec les hommes. Pour résumé, elles acceptent une relation conjugale que si celle-ci sera épanouissante pour elles.

Beaucoup de femmes font passer le plan scolaire et professionnel avant les relations conjugales, elles ont donc des enfants plus tard que les femmes mariées. La cohabitation sans mariage et l’absence d’enfants ont permis leur réussite professionnelle. En 1970, la cohabitation était un test avant le mariage.

Les femmes ont trouvé leur autonomie en entrant dans le salariat. Il y a une différence entre la femme salariée, qui exerce une profession indépendante, avec la femme aide-familiale qui aide son conjoint. Le problème est que si la femme aide-familiale se sépare de son mari, elle perd son emploi contrairement à la femme salariée. Les femmes ont tendance à se marier plus tard car ça leur permet avant, d’obtenir leurs diplômes pour ensuite en étant en couple, être épanouit au niveau de son travail.

Les femmes en couple mais non mariées ont des emplois plus gratifiants et ont formé des catégories moyennes et supérieures. Les cadres et les diplômées de l’enseignement supérieur vivent le plus souvent seules et elles se dispensent de se marier à cause de leur réussite professionnelle dans laquelle elles pourraient avoir des promotions sociales. La vie de couple peut avoir des répercussions sur leur vie professionnelle. Les femmes bien dotées sur le plan professionnel ont moins d’intérêt à se marier mais c’est aussi parce que le mariage leur est moins accessible. Plus on s’élève dans la hiérarchie socioprofessionnelle plus les hommes ne sont pas célibataires alors que pour les femmes c’est complètement l’inverse. Le conjoint doit être mieux doté que sa femme, donc les femmes bien dotées ont plus de mal à trouver un mari encore mieux doté. Leur réussite professionnelle est perçue comme dévalorisante sur le plan matrimonial car elle serait moins « féminine ».

  1. La division sexuelle du travail domestique

Le partage des tâches domestiques

Les tâches ménagères sont restées longtemps invisibles car elles étaient faites par les femmes, gratuitement et « naturellement ». Après 1950 leur travail domestique s’est allégé et leur a permis l’entrée dans une activité professionnelle. Les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes priorités, par exemple les femmes consacrent 2h de plus que les hommes au travail domestique tandis que les hommes consacrent leur temps au travail professionnel, aux formations et aux études environ 1h30 de plus que les femmes. Les activités physiologiques sont plus présentes chez les femmes que chez les hommes. Lorsque que les deux sexes sont célibataires, leur temps de travail domestique est pratiquement égal, mais l’arrivée d’enfants dans un couple va augmenter le temps de travail domestique chez les femmes mais va laisser intact celui des hommes, ce qui signifie que les femmes prennent plus de temps pour cette activité que les hommes. Le travail s’alourdit et la répartition est inégale. Le travail domestique est aussi une division qualitative des rôles sexuels.

Des attributs et vertus sont donnés aux genre masculin et féminin :

Les femmes sont associées à la maîtrise de savoir-faire traditionnels, sont préoccupées par la propreté alors que les hommes sont associés à la maîtrise d’activités extérieurs (jardinage, bricolage). Les tâches féminines sont répétitives et sont de l’ordre de la reproduction alors que les tâches masculines sont productives, les hommes ne tombent pas dans une routine comme les femmes. Grâce à son éducation la femme est plus apte à faire les tâches ménagères que l’homme.
Conclusion

Pour conclure, on constate que les rapports hommes/femmes restent globalement des rapports inégalitaires malgré que cette égalité des sexes soit plus affirmée au sein de l’espace public. Les hommes et les femmes ne sont pas égalitaires sur l’accès à l’emploi, dans les positions occupées au sein de la division sociale du travail, dans leurs rémunérations et aussi dans le partage des tâches et des fonctions au sein du couple et de la famille. J’ai trouvé cet ouvrage intéressant, il m’a permis d’en savoir plus sur les inégalités qu’il peut y avoir entre les deux sexes et il m’a donc appris des choses malgré sa longueur et sa complexité. Je conseille cet ouvrage aux personnes voulant en savoir plus sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

III Comment la 1e crise économique du XXIe siècle est survenue ?

crise-aurel

3.1 La globalisation financière fait peser un risque de krach sur tout le système ?

– La hausse du financement de l’économie par les marchés financiers a provoqué un changement radical d’objectifs dans les entreprises. Hier, les patrons avaient pour objectif d’investir afin d’accroître l’activité de l’entreprise. Aujourd’hui, se sont les actionnaires qui dictent leurs objectifs à l’entreprise. Les actionnaires veulent recevoir des dividendes si élevés (taux de profit annuel jusqu’à 15%) que les masses salariales baissent (licenciements) et les investissements ne se font plus.

– La dérèglementation des banques (voir TD Marchés financiers) a eu pour conséquence que toutes les banques deviennent des banques d’affaires plutôt que des banques d’investissement ou des banques pour les petits épargnants.

Economie d’endettement → Economie financière

30 glorieuses → 30 piteuses

– Retour sur les crises financières

Doc 3 – 40 ans de crises financières

Dès le début des années 1980, les crises économiques se généralisent. Tous les trois ans une crise économique d’ampleur éclate. De la crise mexicaine et des PVD de 1982 à la crise grecque de 2010, en passant par le krach boursier des EU de 1988 à la crise financière mondiale de 2007 à 2009.

Voir TD marchés financiers pour les cas particuliers

AGLIETTA analyse les risques systémiques, où les agents économiques sont poussés rationnellement à élever encore le risque financier. Par exemple, les marchés financiers ont spéculé sur la crise de la Grèce. En faisant cela, ils ont poussé la Grèce à la crise économique car leurs taux d’intérêts ont augmenté ainsi que leur prime d’assurance. Les grecs (Etat, entreprises, ménages) n’ont pas pu ensuite emprunter à de tel taux. Les marchés financiers ont donc étranglés l’économie grecque en leur renchérissant leur possibilité d’emprunt au-delà de leurs possibilités.

Aglietta reprend le terme de prophéties autoréalisatrices, cher à JM. KEYNES

Doc 4 – I. JOSHUA la grande crise du XXIe siècle

Q1 Distinguez les 3 étapes de la crise.

La semaine folle, le crise financière, contagion à l’économie réelle

Q2 Pourquoi JOSHUA affirme t-il que la crise est autoentretenue ?

Il y a un effet domino et les agents anticipent les réactions des autres, cela entretient un cercle vicieux. L’auteur reprend ici la théorie de Keynes de la prophéties autoréalisatrices

Q3 Frise

Hiver juin- Eté Septembre Octobre- Janvier-

2006 juillet Décembre Mars

2006 2007 2007 2008 2008 2009

——————————————————————————————————————->

CRISE CRISE Propagation CRISE CRISE Accélération

des BANCAIRE vers une FINANCIERE ECONOMIQUE de la CRISE

Subprimes CRISE « réelle » ECONOMIQUE

BANCAIRE Plans de relance

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Localisation :

USA USA Places Monde Monde Monde

boursières

dans le monde

3.2 Inégalités de revenus et surproduction

La crise s’est généralisée pour les économistes antilibéraux (Marxistes, Keynésiens, hétérodoxes) à cause de la déformation de la valeur ajoutée depuis les années 1980. La baisse des salaires a fortement baissé la consommation des ménages. Cette baisse a été compensé un temps par l’octroi de crédit à la consommation.

D’un autre côté, l’accumulation du capital n’a jamais été si élevé, en témoigne la hausse du nombre de millionnaires sur la planète malgré la crise. Cette suraccumulation dans les mains de quelques-uns a deux conséquences nocives pour l’économie :

→ Hausse de la spéculation sur les marchés financiers qui est prédatrice sur les investissements dans l’économie réelle.

→ L’exploitation des classes populaires et moyennes au profit des capitalistes passe désormais par un chômage de masse . Celui-ci sert à limiter les hausses de salaires entraînant une crise de surproduction

Document 3 page 61 à lire La grèce victime du chômage de masse

CONCLUSION : Vaincre l’instabilité et les crises

Pour les libéraux, la crise doit etre surmontée par la transparence des marchés. Les agences de notation doit permettre d’éviter les bulles spéculatives en notant les entreprises et les Etats.

Les autorités publiques ont pris de nouvelles règles prudentielles pour limiter les risques pris par les banques d’affaire.

Pour les antilibéraux, ces règles ne vont pas assez loin. Il s’agit pour eux maintenant de définanciariser l’économie. Les banques doivent être sous contrôle en interdisant la titrisation (opération qui consiste à faire des paniers de titres financiers, où on cache les titres risqués tel que ceux subprimes en les mélangeant à d’autres titres plus surs). Il faudrait recloisonner les banques entre ceux pour les PME, ceux pour les épargnants et limiter le nombre de banque financière. LORDON La finance a fait exploser les inégalités et les rentiers sont de plus en plus nombreux. La taxation des transactions financières limiteraient cette spéculation. L’obligation des actionnaires à investir avec une obligation légale à ne pas vendre dans un certain délai raisonnable. La nationalisation des entreprises de bourse. L’interdiction des paradis fiscaux où transite argent sale et richissime fraudeurs fiscaux.

Chroniques des indiens Guayaki de Pierre Clastres

clastres

Marie Lefebvre S.E.S.

1°4 

Fiche de lecture

Le livre que j’ai choisi est « Chronique des Indiens Guayaki : Les Indiens du Paraguay. Une société nomade contre l’Etat. » écrit par l’Ethnologue français Pierre Clastres et publié en 1972 par la collection « Terre humaine ». L’ouvrage s’inscrit dans l’ethnologie c’est-à-dire l’étude de l’ensemble des caractères de groupes humains surtout sur les populations primitives, populations ayant peuplé la terre et qui sont maintenant des sociétés ne connaissant pas l’écriture et ne pratiquant ni culture ni élevage mais l’ouvrage évoquera la politique, l’économie et la sociologie particulière des Guayaki.

Pierre Clastres passe l’année 1963 auprès des indiens Guayaki au Paraguay en Amérique du Sud en plein milieu des Trentes Glorieuses datant de 1945 à 1973. Cette période après guerre est caractérisée par l’enrichissement des pays développés en Europe, mais aussi le Japon et principalement les Etats-Unis, grande puissance mondiale qui mène la mondialisation et le développement de l’économie. C’est à cette période que se propage la société de consommation de masse. L’expédition au Paraguay marque une grande différence avec ce qu’il se passe dans le monde. La tribu Guayaki ne fonctionne absolument pas comme les pays développés pendant cette période. Leur société est contraire aux autres, Pierre Clastres va alors nous faire découvrir, en s’introduisant pendant un an dans leur intimité, un total autre mode de vie, fonctionnant différemment avec un univers culturel inconnu.

Le livre parle d’une tribu : les Guayaki, une société bien différente des pays développés qui ont un Etat. L’auteur en pleine immersion recueillera des informations tout au long de son séjour sur l’Histoire et le fonctionnement des Indiens. Dans cet ouvrage l’auteur va se demander comment une société primitive peut-elle vivre sans Etat, sans lois et sans devoirs civiques. Comment se constitue la politique et l’économie d’une tribu et comment se déroule la vie en société. L’auteur est en immersion et va donc se baser sur ce que raconte les Indiens, mais va aussi rechercher des anciens travaux sur la tribu déjà faite pour mieux la comprendre comme les ouvrages de Lozano, et les textes antiques ainsi que d’anciennes gravures ayant été faites par les ancêtres des Indiens.

Dans le premier chapitre nommé « NAISSANCE », l’auteur est immergé dans la vie des Indiens Guayaki et assiste à l’accouchement d’un bébé de la tribu. Clastres va décrire les rituels liés à la naissance de l’enfant comme le silence lors de l’accouchement, la femme ne doit pas faire de bruit, le père du bébé ne doit pas être présent sinon cela lui apportera du malheur à la chasse, la scène de purification du bébé puis des adultes le lendemain, ayant assistés à la naissance. La femme dans leur tribu a deux conjoints, un étant le père biologique de l’enfant et l’autre étant le père qui élèvera l’enfant. C’est le père non biologique le plus important dans la famille. Puis on assiste à la tâche du père qui doit prouver qu’il a encore sa place dans la tribu en allant chasser dans la forêt. Si celui-ci rapporte de la viande sans se faire dévorer par les jaguars, alors cela signifiera qu’il n’est pas maudit et est toujours utile au peuple. Dans ce chapitre on apprend aussi qu’au départ, il y’avait deux familles ennemies, celles-ci se sont réunies, pour une relation dite «politique». Cette tribu réunie sera scellée par l’accouchement de la femme qui est l’épouse d’un homme de l’autre tribu et donnera au bébé le prénom d’origine de la tribu adverse. C’est la conclusion des alliances entre familles qui permet de raffermir le sentiment de cohésion, de solidarité, de groupe et d’une réelle communauté. Cette naissance sert aussi de socialisation car de nouveaux liens sont créés au sein de la famille, renforçant l’entraide et la coopération caractérisées par les déplacement en forêt, les échanges de nourriture, l’aide en cas de maladie ou encore avec la préparation des rituels. La naissance améliore la vie de la société, et renforce le pacte politique.

Dans le deuxième chapitre nommé « DE DEUX TRAITES DE PAIX » Clastres ne va pas raconter ce qu’il a vu lors de son expédition mais va retracer les deux périodes importantes des Indiens. En effet, il y’avait deux tribus distinctes, les Aché Gatu habitant à l’Ouest et les «Iröiangi» soit Etrangers à l’Est. La tribu Aché gatu vit à côté des Hommes blancs appelés «Les Blancs», et va les espionner plusieurs fois, ne comprenant pas leur comportement, comme quand l’homme rit à voix haute, les Indiens les perçoivent comme possédés par Satan. Les Aché gatu vont être victimes des Blancs qui cherchent à conquérir leur territoire en détruisant la forêt où vivent la tribu, pour construire des habitations, des champs ou des élevages de vaches et de chevaux. Mais les Blancs vont aussi persécuter la tribu en les chassant avec des armes. Si les Aché se rendaient, ils ne les tuaient pas mais les capturaient pour s’en servir comme esclaves. Les enfants capturés étaient eux tués ainsi qu’une grande partie des femmes. Les membres de la tribu étaient vendus sur le marché au prix d’une vache ou d’un cheval. La chasse au départ touchait un ou deux membres de la tribu, mais au fur et à mesure des années, les massacres étaient de plus grande quantité et leur territoire diminuait de plus en plus. En 1959, les Aché n’en pouvaient plus et sont allés voir le seul Blanc qui ne maltraitait pas les Indiens et qui les défendait à Arroyo Moroti. Léon Cadognan va être proclamé protecteur des Indiens et les défendra auprès des Ethnologues. C’est à cette période qu’une loi est fondée, la loi de protection des Indiens empêchant les crimes sur la tribu. Cet homme Blanc sera pour eux une sorte de chef qui sera chargé de distribuer la nourriture donnée par l’Etat. Celui-ci d’ailleurs ne respectera pas réellement sa promesse car la moitié de la nourriture va être vendue aux paysans (Blancs) au profit personnel. En 1962, un petit groupe d’Indiens de la tribu des Aché gatu, part retrouver l’autre tribu Guayaki se trouvant à l’Est dans le but de se venger car ils sont selon les Aché, des cannibales, «mangeurs d’Aché» et dangereux. La tribu va alors capturer un vieil homme et une femme afin de les rouer de coups. L’Homme Blanc de la tribu va rétablir le calme en essayant d’installer de la confiance entre leur tribu et les autres. Cette confiance sera traduite par l’offre de cadeaux et la manifestation de discours dans le but de rassurer les «Ennemis» en leur disant qu’il ne faut plus avoir peur des Hommes Blancs et d’eux. En mai 1962, une douzaine de Guayaki de l’Est vont rejoindre la tribu des Aché Gatu afin d’établir la paix entre les deux tribus et se réunir. C’est en février 1963, que les deux tribus vont être entièrement réunies, le jour de l’arrivée de Pierre Clastres.

Dans le troisième chapitre nommé «A REBOURS», l’auteur raconte premièrement les inégalités dans la tribu Guayaki. Effectivement, les Aché Gatu ont un rapport de supériorité vis-à-vis des « Etrangers », même si ceux-ci sont largement plus en nombre. Cette supériorité est marquée par des remarques désobligeantes, des petits conflits entre eux. Par exemple, l’auteur nous fait part de la scène où un des Indiens fait un pet, Clastres a demandé qui est  »l’auteur » du pet, et une femme des Aché va tout de suite accuser les Etrangers, en les insultant et disant que les membres de sa tribu n’oseraient jamais faire un  »pet » en public. Les Guayaki respectent des normes propre à eux, par exemple tout ce qui concerne les  »dépôts » de la nature humaine doivent être fait loin de la tribu afin qu’aucun son ni aucune vue de l’Homme en train de faires ses besoins soit perceptible. Deuxièmement, Pierre Clastres parle de leur politique. Les Indiens Guayaki vont être sous le pouvoir d’un seul chef qui est l’ancien chef des Aché Gatu. Le pouvoir n’est pas le même que dans les pays comme nos civilisations. Ici, la relation politique entre le chef et le peuple repose principalement sur des discours. Le chef fait des discours publics, puis passe dans chaque habitat et répète les mêmes paroles dans le but de rassurer les habitants. Chez eux, s’il n’y a pas de communication alors le peuple s’inquiète. Le chef a donc comme devoir « de parler », et sépare le pouvoir et la violence. Le leader ne doit pas donner des ordres auxquels les Guayaki doivent obéir, au contraire pour prouver qu’il est digne de son rôle, il doit simplement leur parler et prendre de sages décisions. Les Guayaki ne théorisent pas sur la politique, ils la pratiquent en mettant en œuvre ce qu’il faut mettre en œuvre. Troisièmement, l’auteur va revenir sur toute l’Histoire des tribus de Paraguay, qui étaient à la base qu’une seule tribu qui aurait été divisée à cause de non-respect des normes. Puis l’auteur va évoquer le fait que les Guayaki ne cultivent pas, alors que si on remonte dans leurs origines lointaines, ceux-ci avaient appris à cultiver. Ils auraient donc perdu cette tradition et ne savent plus aujourd’hui comment cultiver la terre, ce mot n’existe pas dans leur langage d’ailleurs. Il va parler de tous les conflits qu’ils ont pu avoir avec les autres tribus comme les Guarani, ennemis depuis toujours des Guayaki qui fuyaient et avaient une vie clandestine par peur d’être tués. C’est pour cela que les Guayaki auraient apparemment arrêté leur agriculture. Selon l’Histoire, les Guayaki seraient des infidèles de Dieu. La tribu n’a plus qu’une vague idée de ce qu’est Dieu, de ce que raconte la bible. Ils savent qu’un Dieu a créé le ciel et la terre, que les mauvaises personnes sont brûlées et envoyées en Enfer. En suite, Clastres évoque les guerres civiles dans la tribu, dont le but est de voler la femme de l’autre car le nombre de femme est minoritaire chez les Indiens. Il évoque aussi le rituel de tuer les femmes trop âgées de la tribu qui ralentissent le groupe lors des chasses ou expéditions dans la forêt. C’est le fils qui doit se charger de la mort de sa mère en l’attaquant par surprise avec un coup meurtrier de pierre sur la nuque. Ensuite le corps de la femme doit rester au même endroit jusqu’à qu’il ne reste que des os, c’est après cette décomposition que les  »funérailles » sont faites. Les Indiens Guayaki croient en la réincarnation ou même aux  »esprits vengeurs ». Cette réincarnation peut être faite avec les jaguars dans lesquels leurs ennemis se réincarneraient. L’esprit vengeur est traduit quand un habitant est malade. Les Indiens n’essayent pas de combattre la maladie car pour eux c’est leur destin, c’est le moment de mourir et il ne faut pas dévier ce qui les attend ou encore quand un de leurs alliés se fait attaqué par un jaguar personne ne va lui venir en aide car c’est le moment de mourir pour lui. L’auteur va décrire physiquement les Guayaki, ceux-ci ont la peau blanche terne, des yeux bridés, visage pâle les hommes ont comme seul vêtement un cache-sexe de coton et une plume sur la tête descendant jusqu’en bas du dos mais les Indiens ne doivent surtout pas porter de poils. Tous leurs poils sont arrachés pour se différencier des bêtes et prouver qu’ils ont une culture.

Dans le quatrième chapitre appelé « LES GRANDES PERSONNES » Pierre Clastres raconte les rituels depuis l’enfance pour devenir un chasseur. Être grand chasseur offre plusieurs droits comme le droit politique ou le droit au mariage. Il y a le rite où l’homme se fait entaillé le dos par un silex, si celui-ci ne pleure pas et ne crie pas, alors cela sera vu comme un acte de bravoure et montre le passage adulte de l’homme. Chez les femmes, le passage adulte se fait quand celle-ci a ses règles. Dès les premières règles, un rituel de purification est fait, puis doit se faire battre par un sexe de tapir afin d’augmenter sa sexualité et son érotisme. Une fois les rites accomplis la femme passe à l’âge adulte. Si ces rites ne sont pas exécutés alors la fille doit mourir. Ces rituels différents montrent une différence des genres qui ne subissent pas les mêmes choses et montrent une inégalité hommes et femmes au niveau des statuts dans la société.

Dans le cinquième chapitre nommé «LES FEMMES, LE MIEL, ET LA GUERRE» l’auteur va commencer par évoquer la transformation de vie des Guayaki à Arroyo Moroti depuis le contact avec les Blancs. Cette transformation est surtout alimentaire, les Guyaki vont moins manger de végétaux comme le manioc, remplacé par de la viande. La tribu va être obnubilée la viande, ne pouvant plus vivre sans en manger. Pierre Clastes décrit l’indifférence qu’ont les Aché envers les Blancs, ils les trouve encombrant lors de la chasse car ils ne sont pas assez agiles et font trop de bruit. L’ethnologue est alors mis a part du groupe lors des activités importantes des hommes.

Pierre Clastres va parler pendant un long moment de la sexualité entre les Guayaki, qui n’est pas un sujet tabou là-bas. En effet, les enfants dès leur plus jeune âge assistent à des actes sexuels des adultes comme divertissement. Les tromperies chez eux ne sont pas des fautes graves. Les membres de la tribu n’ont pas besoin de beaucoup d’intimité pour leur relation sexuelle mais préfèrent quand même se mettre à l’écart du groupe, dans la forêt. C’est une société libérale, les Indiens ne doivent pas se priver de plaisirs. Leur économie est basée essentiellement sur la chasse, qui est plus productive quand les tribus se séparent, et que chaque tribu se sépare en familles afin de ramener plus de gibier. L’apparition du miel leur rappelle que la véritable société c’est la tribu. Les abeilles sont des exemples pour eux. La ruche est une métaphore de la société, chaque ruche correspond à une tribu signifiant qu’il ne faut pas plusieurs tribus pour former une société, une seule suffit. La fête du miel a pour but de réunir toute la tribu, hommes et femmes afin de partager un bon moment, avec un jeu de séduction et de la joie. Les hommes, durant la fête, ont pour but de séduire une femme qu’ils soient mariés ou non en passant par des épreuves comme celle des chatouilles pendant laquelle ils ne doivent pas rire. Le mariage est un acte social qui engage deux groupes distincts : celui qui donne la femme et celui qui prend la femme. Les mariages peuvent conduire à des violences car le nombre de femme est très inférieur au nombre d’homme. Les hommes essayent de capturer les femmes d’autre tribu, de les voler. Cette volonté de ne pas rester célibataire provoque des guerres, par exemple, une fois tous les hommes d’une tribu ont été tués afin de récupérer leurs femmes.

Dans le sixième chapitre intitulé « TUER », l’auteur explique pourquoi il y’a si peu de femmes dans la tribu. Les femmes sont tout d’abord tuées quand elles sont trop vieilles. Si un homme chasseur ou non meurt ou se fait tué, alors une femme de la tribu est tuée aussi afin de rétablir une égalité. Dès qu’un homme meurt, une femme meurt aussi afin de soulager la peine de la première perte ou alors comme vengeance. Ce rite est aussi valable chez les enfants. Si un petit garçon meurt alors sa sœur sera tuée aussi. La mort préméditée des femmes est faite d’un coup rapide sur la nuque, ou en fracassant le crâne et en le piétinant. Les actes de vengeance permettent de retrouver le calme dans le camp.

Dans le septième chapitre appelé « VIE ET MORT D’UN PEDERASTE », Pierre Clastres annonce la mort d’un Indien pas comme les autres à qui il avait donné beaucoup d’importances avant. Cet Indien n’est pas comme les autres car celui-ci est un Indien maudit à la chasse. Cet homme étant maudit s’attrait aux activités de femmes en portant le panier. Les femmes transportent la marchandise dans des paniers qu’elles portent sur leur tête. Cette activité n’est jamais faite par les hommes qui seraient humiliés de faire ça car cela ne montre pas leur virilité. Les hommes sont censés être des chasseurs, montrant leurs muscles avec l’arc et en rapportant de la nourriture. Les femmes elles, vont plus faire des activités sur le camp, les cueillettes. Ces activités différentes montrent des inégalités entre l’homme et la femme car pour l’homme, il est impensable de faire ce que font les femmes, et pour eux, les femmes ne sont pas assez fortes pour aller à la chasse. Cet Indien maudit va donc faire ce que font les femmes et aura le statut de femmes auprès des Guayaki. Ce statut de femme est montré par ses cheveux longs, ses muscles inexistants mais lui assume entièrement ce statut social contrairement à un autre Indien maudit à l’arc mais qui arrive tout de même à chasser et qui lui ne veut pas assumer ce statut de femme et subira donc de nombreuses moqueries.

Dans le huitième chapitre nommé « LES CANNIBALES» l’auteur parle des ennemis de la tribu des Aché Gatu et des « Etrangers ». Les cannibales font référence aux énemis de chaque tribu. Peu importe qui sont-ils, ils sont décrits comme laids, lâches, stupides, et mangeurs d’hommes. Les cannibales sont toujours  »l’autre ». Mais selon d’anciennes recherches de Lozano sur la tribu, les Guayaki étaient des cannibales. Ceux-ci mangeaient les cadavres. Au XVI° et XVII° siècle, les Blancs avaient le droit de livrer bataille contre les tribus cannibales. Les Hommes Blancs les déclaraient cannibales et donc dangereux dans le but de s’en servir d’esclaves, même si dans la plupart des cas c’était faux. Ces attaques des Blancs, des Européens vont faire périr énormément de tribus qui vont se retrouver dans l’agriculture ou dans les mines européennes. Alors Pierre Clastres en conclue que les Guayaki étaient sans doute dits comme  »cannibales » par les Européens pour pouvoir être attaqués et utilisés mais qu’en réalité ils ne l’étaient pas. Puis Clastres va parler de la vie là-bas avec une vieille femme. Les familles sont constituées d’au moins trois enfants, pouvant être de différents maris. Mais la population n’augmente pas à cause des meurtres des Blancs mais aussi des rituels de vengeance des Aché où il faut tuer un enfant, ou encore quand l’enfant est tué par envie personnelle. L’auteur apprend en discutant avec la plus ancienne femme de la tribu qu’une de ses filles a été tuée pour meurtre rituel puis rôtie et mangée par les Aché Gatu. Cette déclaration fut une grande découverte pour lui et apprit que cette fille n’a pas été la seule à être mangée. Alors les Aché Gatu sont bien des cannibales. Après cette nouvelle Pierre Clastres alla sonder les Guayaki et chacun dirent que la viande humaine est la meilleure, la viande est douce, meilleure que le cochon. L’homme est plus gras que n’importe quel animal de la forêt c’est donc pour cela qu’ils mangent les hommes, qu’ils se mangent entre eux. Mais ce cannibalisme est utilisé afin de survivre. Depuis leur arrivée à Arroyo Moroti, les Guayaki mangent tous les morts de leur tribu. Mais pour eux, ce cannibalisme est vu comme un acte sacré. Quelques personnes n’étaient pas mangées et donc enterrées pour faute de maladie ou alors parce qu’ils sont morts trop prêt des Blancs. Le rituel est ainsi : un gril est construit, sur ce gril d’1mètre50, les Aché morts sont grillés dessus excepté les enfants que sont bouillis dans une marmite. Le cadavre est découpé d’un couteau de bambou. Tout d’abord la tête et les membres sont séparés du  »tronc » soit le ventre/dos puis les bras et jambes sont désarticulés et les organes sont enlevés. La tête est rasée, cheveux et barbe comprise. La tête et les intestins sont bouillis dans les marmites. Tout le reste est déposé sur le gril. Seul le sexe de la femme est enlevé et enterré car il n’est pas consommable. La graisse qui coule du gril est récupéré à l’aide de pinceaux et consommé directement, chez eux rien ne se perd. La viande est prête quand il ne reste plus aucune goute de sang. Toute la tribu peut manger le cadavre sauf sa famille proche c’est-à-dire le père, la mère, l’enfant, le frère ou la sœur. Chaque partie du corps est destinée à une catégorie de personne. En effet, la tête du défunt est donnée aux anciens hommes et anciennes femmes, ainsi qu’aux femmes enceintes. Le sexe de l’homme est donné à toutes les femmes afin de mettre au monde un petit garçon. Les os du mort sont cassés afin de récupérer la moelle servant de friandises. Après le rituel de la préparation et de la dégustation du cadavre, les hommes ayant participés au gril doivent se purifier. L’auteur obtient une nouvelle raison à ce cannibalisme : en mangeant le mort, l’âme est mangée en même temps, la réincarnation de celui-ci n’est donc pas faite et alors son esprit vengeur n’est plus présent. La vengeance du mort n’aura pas lieu et il n’y aura donc pas d’autres morts. Il n’y a pas de notion du temps pour leur tribu. La chronologie est faite avec des événements marquants produits comme quand ils mangent quelqu’un. Mais le cannibalisme pause un problème car il participe à l’extinction des Aché.

Dans le neuvième chapitre nommé « LA FIN » l’auteur évoque avec tristesse et amertume la disparition progressive des Indiens Guayaki. Les membres de la tribu meurent de maladies, la chasse n’apporte plus beaucoup de nourriture et installe la famine. Les animaux de la forêt disparaissent à cause de la présence des Hommes Blancs à côté qui ne cherchent qu’à agrandir leur territoire. Pierre Clastres annonce la fin de cette tribu qui va bientôt s’éteindre comme bon nombre de peuple. Il dénonce notre société qui ne protège pas les autres peuples, sociétés trop égoïstes. Le livre se termine sur un discours du chef des Guayaki regrettant l’ancienne époque où tout était mieux ainsi que la prononciation phonétique du langage de la tribu.

Une société peut donc vivre sans Etat, avec des normes et valeurs différentes aux Etats traditionnels. Leur économie et politique est simplifiée, au niveau sociologique, les stéréotypes homme et femme de notre société actuelle sont présents aussi dans leur société sur différents niveaux. Avant de lire se livre, je m’attendais déjà à une grande différence entre notre société et la leur. J’aime beaucoup leur esprit de groupe, d’entraide, de coopération mais les rituels me choquent pour certains. En effet quand une jeune fille passe à l’âge adulte ou même l’homme, les rituels sont très agressifs et violents. Je ne pensais pas que leur société était autant inégalitaire. Cette société est vraiment divisée entre les hommes et les femmes. Leurs activités et rituels différents montrent que l’homme est supérieur à la femme. Je pense que le fait de partir plus d’un an dans un endroit complètement différent au notre est une expérience humaine très enrichissante. Leur société a une économie et politique complètement différente à la notre, je trouve même que cela n’est pas vraiment une politique car leur politique correspond essentiellement à un chef qui parle, fait des discours au peuple afin de les rassurer. Leur économie basée que sur la chasse n’est absolument pas pareil que la notre, la leur concerne essentiellement ce qu’ils mangent. Les enfants n’ont pas vraiment d’éducation, ils apprennent surtout à vivre et survivre. Mon regard sur les Hommes comme nous les «Blancs», habitants dans des pays développés a changé car à travers ce livre, j’ai vu que le progrès n’avait du bon que pour le pays concerné et ne faisait pas attention aux peuples différents de nous vivant d’une autre manière, avec une société basée sur des traditions.

Voter avec ses tripes – Politis

Politis – 1435

politis

Bien que sous-estimé par les sciences politiques, le facteur émotionnel est déterminant lors d’un scrutin. Mais la peur ou la colère ne mènent pas forcément là où l’on pense.

Et s’il suffisait d’un attentat de plus pour que Marine Le Pen accède au pouvoir en 2017 ? C’est le scénario noir qui hante les états-majors politiques. Sous la menace terroriste, et dans un contexte de rejet massif des partis traditionnels, la présidentielle à venir semble particulièrement vulnérable aux mouvements d’opinion. Après le choc du Brexit et la victoire surprise de Donald Trump aux États-Unis, c’est la France qui se préparerait à une élection à fort risque émotionnel. Aujourd’hui, plus que jamais, « le peuple […] n’est-il pas tenté par les pires dérives de l’irrationnel et de la haine ? », s’inquiétait le philosophe Michel Wieviorka, dans Libération, fin décembre.

Un vote peut-il basculer sous le coup d’un mouvement d’humeur de grande ampleur ? Dans quelle mesure les émotions individuelles influencent-elles le choix du bulletin que l’on glisse dans l’urne ? Nos choix politiques sont-ils seulement rationnels ? Et l’émotion est-elle nécessairement un mal ?

Le militant écolo Patrick Farbiaz, qui sillonne le terrain électoral depuis des années, coauteur avec Noël Mamère de La Tyrannie de l’émotion [^1], se souvient de son premier contact « très émotionnel » avec la politique en plein Mai 68. Aujourd’hui, il est catégorique : « Les candidats ont beau dépenser beaucoup d’énergie et d’argent pour élaborer leur programme, ce n’est pas le rationnel qui fait une élection. » Voilà qui expliquerait au passage deux grands mystères non élucidés de la science politique moderne : pourquoi le peuple persiste à voter contre ses intérêts de classe… et pourquoi les discussions politiques lors des repas de famille finissent généralement dans un bain de sang.

« On oppose souvent émotion et raison, mais ce n’est pas si simple. En réalité, tout est mêlé », indique Emmanuel Négrier, enseignant en sciences politiques à l’université de ­Montpellier-I, qui a coordonné un ouvrage ­intitulé La Politique à l’épreuve des ­émotions [^2]. À rebours du fantasme d’un électeur « rationnellement pur », le chercheur souligne le « caractère intrinsèquement passionnel des questions politiques et le caractère structurel des émotions » dans les comportements humains. Et ce dès notre plus tendre enfance, la psychologie ayant montré combien l’amour maternel est nécessaire au développement des capacités cognitives du bébé.

Las ! La dimension émotionnelle demeure snobée, quand elle n’est pas vilipendée [^3], par les très cartésiennes filières de sciences politiques françaises. Elle fait en revanche partie intégrante, depuis plus de trente ans, des recherches anglo-saxonnes. Loin de la fameuse formule que Bill Clinton épingla dans son QG de campagne en 1992 (« It’s the economy, stupid ! »/« [La clé de l’élection], c’est l’économie, idiot ! »), et plus près de ma grand-mère qui affirmait voter pour Jacques Chirac « parce qu’il [était] bel homme », de nombreuses expériences de psychologie sociale ont ainsi démontré que la peur, l’espoir, l’admiration ou le dégoût peuvent se révéler déterminants dans les intentions de vote : « Les recherches américaines ont montré que les affects positifs, comme l’enthousiasme ou l’espoir, incitent l’électeur à se fonder sur ses habitudes et donc à préférer le statu quo, et que, à l’inverse, des sentiments négatifs, telle la peur, favorisent plutôt les “outsiders” », rapporte Marion Ballet, chercheuse associée au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines à l’université de Versailles-Saint-Quentin.

Un chercheur de l’Université hébraïque de Jérusalem a même montré, expérience à l’appui, que voir au préalable des photos de nourriture peu ragoûtante pouvait influencer l’opinion des personnes testées sur l’adoption par les couples homosexuels ! « Dans un monde où l’idéologie serait régie par une rationalité sans biais, les débats politiques se feraient dans une petite pièce réservée aux gens intelligents », écrit l’économiste britannique Eyal Winter dans un article du Guardian [^4] où il rapporte l’expérience israélienne. Or, en réalité, « voter a plus à voir avec le désir d’expression qu’avec la prise en compte des conséquences ». Ce qui expliquerait ces incroyables scènes de regret collectif exprimé par bon nombre d’électeurs pro-Brexit dès le lendemain du référendum, le 23 juin dernier. Ou que le peuple américain a voté pour un président qui proclame haut et fort que la vérité n’a pas d’importance en politique.

Plus encore dans cette ère où la « post-vérité » devient une stratégie électorale, faire de la politique vise à donner une forme publique aux émotions individuelles. « L’idéologie est une institutionnalisation des sentiments », souligne Emmanuel Négrier. Un mélange d’idées et de ressenti, en somme. Difficile, par exemple, de séparer le souverainisme de la nostalgie, la xénophobie de la peur, ou la conquête de nouveaux droits de l’espoir. En appelant les citoyens à « s’indigner », Stéphane Hessel avait tout compris de la vertu mobilisatrice de l’émotion. « Beaucoup d’études montrent que certaines émotions permettent de raisonner, on ne peut donc pas opposer raison et émotions : c’est à travers elles que nous façonnons notre rapport au monde », estime Marion Ballet.

Faire vibrer la corde émotionnelle n’a donc rien de forcément honteux ou manipulatoire, ni d’ailleurs de nouveau. De de Gaulle à ­Sarkozy, rappelle ainsi Emmanuel Négrier, les mémoires des politiques regorgent d’appels aux sentiments. À ceci près que le Général exalte la grandeur de la France, la justice et le combat collectif, alors que les responsables actuels évoquent le bonheur de leur mariage ou leurs ambitions personnelles. « L’émotion est un invariant de la construction politique, mais la nouveauté est qu’elle joue aujourd’hui sur le registre de l’intime, du fantasme d’un rapport direct entre le citoyen et le leader politique », souligne le chercheur. Sur le canapé de Karine Le ­Marchand, on laisse même perler une larme à l’évocation d’un souvenir douloureux ou joyeux…

Marion Ballet a passé dix ans à éplucher les déclarations de candidature et les clips de campagne de tous les candidats à la présidentielle entre 1981 et 2012. Si elle observe une augmentation continue des usages émotionnels – il faut bien appâter le citoyen-zappeur –, elle aussi constate un déplacement du registre émotionnel de la sphère collective à la sphère individuelle : « Il y a un avant et un après-chute du mur de Berlin. Nous sommes aujourd’hui dans une société rétractée sur le présent et beaucoup plus individualisée, faute de grands récits collectifs. Du coup, l’émotion, qui était jadis encadrée, structurée par les cultures partisanes, s’accroche désormais à des objets disparates et volatils. Et, en face, les hommes politiques se concentrent eux aussi sur les maux des électeurs : d’où l’entrée en force de la “compassion” dans le discours politique. »

En 2002, l’affaire « Papy Voise », du nom de ce vieil homme agressé par des jeunes, qui était apparu le visage tuméfié sur tous les écrans de télévision, avait été un coup de semonce. Quinze ans plus tard, le discours « victimaire » est produit de manière quasiment industrielle par des batteries de communicants. « Nicolas Sarkozy a été le premier à installer une cellule à l’Élysée dédiée au storytelling, explique Patrick Farbiaz. C’est lui qui a instauré en France la construction de séquences politiques selon le schéma : “fait divers, émotion, loi”. » Quand ce n’est pas l’homme politique qui se présente lui-même comme la victime – des médias (Mélenchon ou Le Pen), de son parti (Hollande), voire du départ de sa femme (Sarkozy)…

Le problème dans cette histoire n’est « pas l’émotion en soi, c’est le fait que les émotions plus individualisées offrent plus de prise aux manipulations, car le groupe n’est plus là pour “protéger” l’individu », avertit Emmanuel Négrier. « Si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupera de toi », disait-on dans les années 1970. Il serait grand temps que les observateurs politiques s’occupent des émotions en politique. Sous peine que la politique s’occupe de nos émotions à notre place.

[^1] Jean-Claude Gawsewitch, 2008.

[^2] À paraître en mars aux Presses universitaires de Rennes.

[^3] Lire notamment « La stratégie de l’émotion. Frémir plutôt que réfléchir », Anne-Cécile Robert, Le Monde diplomatique, février 2016.

[^4] « Voting is irrationnal. Emotions always win », 7 mai 2015.

À lire également : Frédéric Lordon, Les Affects de la politique, Seuil, 2016

Esclaves et négriers Jean Meyer

esclaves

Fiche de lecture réalisée par Eugénie ROSE

Esclaves et négriers

Jean Meyer

Découverte Gallimard Histoire

Jean Meyer est un historien français né en 1924. Il fut professeur de lycée et d’université. Ce livre sur l’esclavage s’inscrit dans le domaine de la sociologie (c’est une science qui étudie l’homme dans son rapport avec les autres). Ce livre a été publié en 1986, il n’a pas été écrit dans un contexte particulier. Le thème général est donc l’esclavage, avec la traite négrière. L’auteur, Jean Meyer, nous parle de tout ce que ces individus ont traversé du début jusqu’à l’abolition de l’esclavage.

Comment tout cela a-t-il commencé ? Dans quels conditions vivaient-ils ?

Une vingtaine d’ouvrages ont été nécessaires pour la réalisation de ce livre.

Chapitre 1:

Vers la grande traite négrière

Un trafic immense se met en place au XVème siècle entre l’Europe, l’Afrique et

l’Amérique. Pendant 4 siècles, 20 millions d’hommes seront transportés au fond des bateaux, comme des marchandises, sur l’océan Atlantique. Ce sont des Africains, des Noirs que l’on appelle à l’époque des « nègres ». Ils sont troqués en Afrique même contre des produits européens. Emmenés ensuite vers les plantations d’Amérique, ils seront utilisés.

Dans l’Antiquité (période succédant à la préhistoire et précédant le Moyen-Âge) les premiers esclaves étaient presque toujours des Blancs.

L’esclavage est aussi vieux que les textes que nous possédons.

Deux mille ans avant J.-C., les esclaves avaient des anneaux dans le nez comme des animaux. L’esclavage appartenait totalement à son maître, celui-ci avait tout les droits sur lui y compris de le vendre ou de le tuer. L’esclave était considérer comme un objet ou un meuble.

Les esclaves de l’Antiquité étaient, le plus souvent, des Blancs. Il y avait peu d’Africains parmi ces esclaves. Les seules à posséder des esclaves noirs étaient les Égyptiens, puis les Carthaginois (ancienne civilisation qui se situait au niveau du bassin méditerranéen).

Au fil du temps, le nombre d’esclaves n’a fait que diminué.

La vraie traite négrière commence avec des besoins en main-d’œuvre.

Au XVème siècle, pendant leurs expéditions de découverte, les Portugais longent l’Afrique. Pour pouvoir financer leurs voyages, ils font prisonniers des Noirs qu’ils revendent alors comme esclaves. C’est la naissance de la traite des Noirs et la fortune des négriers.

Ce sera aussi l’un des plus gros déplacements de population de l’histoire de l’humanité : 12 à 15 millions d’hommes et de femmes.

Les Noirs paraissaient mieux s’adapter à certains climats.

Le commerce triangulaire se met en place.

1ère étape: de l’Europe à l’Afrique.

Les négriers vont chercher des esclaves noirs. Ils sont échangés contre des produits européens.

2ème étape: de l’Afrique à l’Amérique.

Les esclaves sont transportés par bateau puis vendus.

3ème étape: de l’Amérique à l’Europe.

Les négriers ont vendus leurs esclaves, ils rentrent en Europe avec de nombreux produits tropicaux.

Le bénéfice est donc triple : en Europe, en Afrique, en Amérique.

En Amérique les esclaves sont vendus au meilleur prix. Les négriers mélangent les esclaves sains et les esclaves malades afin de les vendre en bloc.

Très peu de ces voyages sont perdants, pas plus de 15 à 20 %.

CHAPITRE 2

En route pour l’Afrique

L’organisation de ces voyages n’est pas une petite affaire. Le navire négrier sillonne les océans pendant parfois deux ou trois ans sans revenir.

Il faut un bon bateau, un équipage à toute épreuve pour le mener, et aussi, de la marchandise pour le troc : objets de quincaillerie, bijoux, toiles de coton, armes… Mais avant tout il faut quelqu’un de solide pour négocier.

A quoi ressemble le négociant en nègres?

Les négociants en nègres aux XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle ne sont pas des brutes. Ils sont de bon bourgeois. Ils sont d’origines variée.

Ils sont souvent riches, très riches. Certains négociants sont des nobles d’autres sont anoblis. Nombreux d’entre eux ont commencé comme capitaines de navire. Hommes sérieux, honnêtes et bons pères de famille.

Les négriers pensent qu’ils « sauvent les noirs ».

Tout les négociants ont bonne conscience. Jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, la mentalité générale admet l’esclavage comme l’un des éléments indispensables du commerce international.

Les négociants justifient leur commerce: l’esclavage existait déjà en Afrique et les esclaves étaient vendus par des Noirs ou par les marchands arabes, il est mieux alors que les Européens les achètent. Les Noirs pourront accéder à la civilisation. Ils seront convertis au christianisme et les plus intelligents pourront s’affranchir!

L’Europe se rengorge d’un immense sentiment de supériorité.

Un bon capitaine doit posséder de nombreuses qualités : une grande habilité à négocier avec les marchands, de vrais connaissances de gestion, et un savoir des la mer. De la valeur qui capitaine dépend bien souvent du succès de l’entreprise.

C’est lé négociant qui choisit l’équipage. Il prend aussi tout le matériel nécessaire

Le capitaine note jour après jour tout les détails de la traversées sur un carnet de bord.

Sur la 1ère page sera écrit : « Au nom de Dieu, et de la Sainte Vierge soit commencé le présent journal de navigation ». La vie à bord s’organise.

Le capitaine a reçu des instructions comme le nombre d’esclaves à acheter, la route à suivre, les rives africaines où il s’arrêtera mais aussi la nourriture pour les esclaves, les consignes d’hygiène et de discipline.

L’arrivée en Afrique

Le navire commence par tirer une salve de coups de canon en hommage au chef local. Puis le lendemain, ils embarquent sur un canot pour rendre visite au roi africain local. Ils sont reçu par le yavogan (le ministre du commerce avec les Blancs).

Le roi est lui, allongé sur un lit, entouré de ses principaux conseillers et de quelque unes de ses femmes.

Le capitaine se présente et tend les présents qu’il apporte. Ils abordent ensuite les choses sérieuses (débat sur le nombre d’esclaves et le prix).

Suite au son du gongon (une sorte de cloche qui annonce l’ouverture de la traite), une partie de l’équipage descend à terre. Tout est installé sur la plage.

Les esclaves arrivent en files, tel du bétail, le cou emprisonné dans des sortes de fourches de bois. Le marchand est premier.

D’où viennet ces hommes ?

– De la guerre (ou plutôt des razzias = une razzia est une attaque, une incursion rapide en territoire étranger, dans le but de prendre du butin)

– Condamnés pour crimes, vols, dettes ou enlèvements.

– Parfois des familles entières qui meurent de faim s’offrent en tant qu’esclaves à un maître qui les nourira en échange.

L’examen anatomique commence. Réunis par lot de trois ou quatre. Hommes et femmes sont nus. L’acheteur examine la bouche et les yeux de chaque esclave. Un esclavage en mauvais état vaut moins cher.

On fait courir les esclaves, sauter, parler, bouger bras et jambes.

Si l’esclave ne présente aucune malformation, il est désigné pour le voyage.

Alors commence la discution sur le prix.

Les esclaves sont embarqués à l’aube par canots.

CHAPITRE 3

La terrible traversée

La traversée de l’Atlantique mérite bien sa réputation. Il suffit de regarder les chiffres : sur 20 millions pendant toute la durée de la traite négrière, de 1,5 à 2 millions pourraient avoir péri pendant la route.

La traversée signifie, pour les esclaves, des conditions de surpopulation et d’hygiène épouventables.

Les esclaves sont entassés dans le navire. Il y a souvent plus d’esclaves que ce que le navire peut contenir. 600 esclaves peuvent être dans le bateau alors que le navire est censé en contenir 450 seulement.

Deux fois par semaine au moins, tout les esclaves sont arrosés sur le pont comme une grande douche collective.

Tout les 15jours, ils leur rasent le crâne. La nuit les esclaves sont enchaînés par le bras.

Les marins, qui ont l’avantage d’être libre mais non pas beaucoup de places non plus.

Une soupe est faite pour eux deux fois par jours avec du riz, maïs, manioc et fèves.

Il y a des tentatives de révolte parfois, lorsque le navire perd de vue la côte Africaine, ils sentent que tout est perdu. Les révoltes ce font presque toujours de la même manière : quelques captifs réussissent à se débarrasser des chaînes pendant la nuit, le lendemain ils surprennent les geôliers (gardiens), les attaquent et les tuent.

Mais l’ordre est rétabli peu après.

Il peut y avoir des cas où la révolte réussit mais les esclaves ne savent pas diriger un bateau aussi complexe, ils errent donc sur la mer jusqu’à la mort.

Avant d’arriver sur le sol américain, le navire est mis en quarantaine pendant 40 jours. L’arrivée des esclaves est un grand moment dans la vie de la colonie.

Dés que l’esclave a quitté le navire avec un nouveau mettre, le capitaine n’en est plus responsable. Le Noir que l’on vient d’acheter est directement marqué sur la poitrine ou l’épaule. On donne ensuite un nouveau nom à l’esclave.

Chapitre 4 :

Dans les plantations

Les plantes tropicales ont besoin de beaucoup d’attention. Les cultures comme le riz, le café, le tabac demandent une main d’oeuvre abondante. Avant l’importation des Noirs Africains, plusieurs solutions avaient été envisagées.

– Les planteurs avaient essayé les Indiens d’Amérique, mais il ne résistait pas au choc microbien dû à l’arrivée des Européens, ce fut alors un échec.

– Ce fut ensuite le tour des ouvriers ou des colons blancs avec le système des « engagés » : personnes pauvres recrutées par un marchand qui paie le voyage et quelques vêtements et qui s’engagent à travailler pendant 7 ans au service d’un maître.

Ce cas est très proche de celui de l’esclavage.

– La dernière solution : utiliser des esclaves noirs africains habitués au climat tropicaux.

Les esclaves font un travail épuisant et dangereux en cultivant la canne à sucre.

Il y a deux sortes de travail : il y a ceux qui travaillent au « jardin », dans les champs, et ceux qui travaillent au moulin : là où les cannes sont transformés en sucre.

Ceux qui travaillent aux champs doivent se réveiller à l’aube à cause des fouets du commandeur (celui qui inspecte leur conduite, et celui qui les punie quand il le faut).

Pour le midi, ils ont deux heures de pause pour rentrer préparer à manger à leur famille et eux-même. Le travaille dure jusqu’à la nuit et plus, si ils doivent aller au moulin.

Outre ce travaille, les esclaves doivent aller recueillir l’herbe pour le bétail (qui actionne les moulins). On les y envoie la nuit tombée. Il est à peu près minuit quand les esclaves peuvent enfin se reposer. Si le propriétaire ne leur accorde pas le dimanche, c’est donc dans la nuit qu’ils s’occupent de leur jardin à eux.

Pendant la première moitié du XIXème siècle, le coton est roi en Amérique du Sud. La récolte commence la seconde quinzaine d’août. On donne à chaque esclave un sac et un panier destiné à recevoir le coton quand le sac est plein.

Ils travaillent aux premières lueurs du jours, ont une pose de 15 minutes pour manger une minuscule ration de viande froide.

Le café est la deuxième grande plante esclavagiste. Il exige de nombreux soins mais il est moins pénible que le sucre ou le coton.

Les planteurs blancs vivent dans la peur d’une révolte, les esclaves sont donc constamment surveillés, matés, punis. Il y a des chasseurs de primes qui traquent les esclaves qui se sauvent.

Les règlements interdisent les esclaves de se battent entre eux, de jurer, d’avoir de l’alcool et de vendre quoi que ce soit.

Les punitions vont de la privation de nourriture à la marque au fer rouge.

Après, les blessures sont souvent arrosées d’eau salée, pour augmenter la douleur mais aussi pour désinfecter les plaies. Double avantage.

Si un esclave n’est pas assez robuste, il est pris dans la maison du maître.

Les enfants des esclaves sont gardés soit par de vieilles nourrices noires ou par des enfants plus âgés. L’enfance d’un esclave après ses 12 ans, à partir de cette âge, il travaille avec ses parents aux champs. Des couples d’adultes pouvaient être séparés ou pire, des mères pouvaient être séparés de leur enfant.

Certains esclaves meurent dés la première année de leur arrivée.

Il y a une faible natalité dans les plantations, mais une forte mortalité.

Tout cela va bientôt changer, le 1er Janvier 1808, une loi fédéral interdit la traite aux USA. La rareté augmente les prix: jusqu’à 10 fois plus cher ! Certains veulent faire un « élevage », dans certaines plantations, ces femmes devraient faire 1 enfant par an.

Chapitre 5

Révoltes et abolitions

Les révoltes d’esclaves ont été nombreuses et toujours punis avec une extrême brutalité. Avant l’abolition, le Congrès de Vienne condamne en 1815 la traite des Noirs qui sera comparé à de la piraterie.

En 1818, les puissances européennes y mettent fin définitivement avec le traité d’Aix-la-Chapelle. Vient enfin le temps des abolitions, par l’Angleterre puis par par la France en 1848.

Vers 1815 s’organise l’underground railway, le chemin de fer clandestin, une organisation secrète d’esclaves affranchis et de Blancs donc l’objectif est de tracer des itinéraires de fuite afin que les fugitifs se mettent à l’abri.

La France était la première a supprimer l’esclavage par un décret en 1794, mais il fut rétabli par Bonaparte en 1802. Le combat pour l’abolition de l’esclavage commence. Il mettre plus de deux siècles à trouver sa conclusion. Trois hommes importants : William Wilberforce (anglais), Victor Schoelcher (français) et Abraham Lincoln.

Pour abolir l’esclavage il faut d’abord supprimer la traite.

L’Angleterre commence par adopter une nouvelle politique. Des mesures sont prises pour améliorer le sort des esclaves : suppression du fouet, du marché des esclaves, interdiction de frapper les femmes, affranchissement des filles nées après 1823 etc.

Les planteurs protestent, évidemment.

L’abolition de l’esclavage est enfin votée. C’est une explosion de joie chez les Noirs. En 1883, l’abolition de l’esclavage est votée devant les Communes. Les planteurs reçoivent une indemnité de 20millions de livres. Bientôt ce sera le tour de la France.

On tente donc de remplacer les Noirs par des « travailleurs libres ».

L’esclavage a pris appui sur le racisme. Il l’a perpétué. Cette période de l’histoire est période tragique qui laisse des séquelles.

En 1816 furent votées à la Nouvelle Orléans les premières dispositions de ségrégation entre Blancs et Noirs dans les lieux publics.

Le plus grand danger de l’esclavage est peut être d’avoir conduit des hommes à agir comme si une partie de l’humanité était tout naturellement supérieur à une autre.

Dans cette ouvrage, l’auteur nous présente donc l’esclavage : quand est-il apparue, comment cela se passait, qu’elles étaient leurs conditions de vie, etc.

Cette ouvrage, très bien rédigé, me permet de mieux comprendre l’esclavage et sa cruauté envers ces hommes et ces femmes Noirs. Cet ouvrage m’a ouvert les yeux sur ce qui s’est réellement passé dans le temps, et je connais maintenant l’origine de la ségrégation raciale.

Liste de sujets terminale

Chapitre 4 : Croissance et régulation capitaliste

-> En quoi le progrès technique favorise la croissance ?

-> Quelles sont les sources de la croissance ?

-> Quelles sont les formes de la croissance ?

-> Comment la PGF favorise la croissance ?

-> Investissement et croissance

-> Comment les institutions engendrent de la croissance ?

Au chœur de la lutte

Spectacle - Concert des chants de rue

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