Le sport : un fait social, plusieurs regards
Analyse de la coupe du monde 1018
Document 1 La Coupe du monde de football 2018, une vitrine à 10 milliards pour la Russie BENJAMIN QUENELLE Le 14/06 /2018
« Tout est prêt ! » Dans son large bureau au coeur des nouveaux bâtiments high tech de la mairie de Moscou, Maxime Liksutov ne cache pas sa satisfaction à la veille du coup d’envoi, ce jeudi, du premier Mondial de football en Russie . Depuis de longs mois, travaux d’infrastructures et aménagements urbains se sont multipliés dans la capitale russe. « L’objectif est d’en profiter pour montrer que Moscou est une belle ville bien organisée. Nous voulons que, après le football, les supporteurs reviennent ici en touristes ! »D’autres s’interrogent, en outre, sur l’avenir de certains stades, dont les chantiers ont été perçus comme autant de lessiveuses à corruption. La facture s’avère lourde et l’incertitude demeure sur leur pérennité. « Nous avons dépensé beaucoup d’argent. Il faut que ces infrastructures fonctionnent avant tout pour le développement du sport », a, pourtant, prévenu le président V. Poutine.A ce jour, la Fifa a vendu 2,4 millions de billets. Les autorités russes assurent que les stades seront pleins et sûrs. Elles affirment avoir pris « des mesures sans précédents » contre le terrorisme et le hooliganisme.

Document 2. Coupe du monde 3 – 0 Environnement. 30/06/2018 / Amélie Beaucour Reporterre
Depuis quelques années, la Fifa se dit soucieuse de l’empreinte écologique qu’elle laisse sur la planète et multiplie les « projets verts » pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais les experts commissionnés par la Fifa estiment que l’événement devrait dégager l’équivalent de 2,1 millions de tonnes de CO2. Près des trois quarts de ces émissions seraient générés par le transport des supporteurs, des joueurs et du personnel organisateur soit l’équivalent de la somme des émissions annuelles d’un million de voitures.
En 2016, les deux marques — au même titre que plusieurs autres grandes maisons du textile — sont accusées par Greenpeace d’utiliser des substances chimiques dans la fabrication de leurs produits. Ces composants, comme les PFC, sont utilisés pour leurs multiples pouvoirs qui apportent au tissu, ces fameuses « technologies » ibérées dans l’air et dans l’eau, ils « peuvent avoir un impact sur les systèmes immunitaires et reproducteurs », selon l’ONG, affectant les ouvriers qui les manipulent et les consommateurs. Pourtant, aujourd’hui encore, on ne connaît ni la composition exacte des maillots, ni même celle du ballon de football officiel de l’édition 2018, qu’Adidas a le privilège de fabriquer. Ce que montre le rapport, en revanche, c’est que ce ballon, pour reprendre cet exemple, est vendu 150 € en France et rapporte l’équivalent, en roupies, de 0,50 € à l’ouvrier pakistanais qui le fabrique, soit 300 fois moins.
Exercice 1 Complétez le tableau ci-dessous
| Economie | Social | Politique et environnement | |
| Point positif | |||
| Point négatif |
Document 3



Stéphane Beaud, Traîtres à la nation ? Mars 2011
Question 1 Dans quel contexte économique et politique s’inscrit la défaite sportive des bleus ?
Question 2 Remplir le schéma ci-dessous