L’immigration 

Questionnaire Vrai Faux

SOCIOLOGIE

1

La part des immigrés dans la population est de plus en plus grande ?

2

Les algériens sont les immigrés les plus nombreux en France

ECONOMIE

3

Les immigrés coûtent t-ils plus d’argent qu’ils ne rapportent à la France ?

4

Les Roms n’ont pas le droit de travailler en France

POLITIQUE

5

Les politiques en France ont favorisé l’immigration

6

Certains étrangers sont aujourd’hui enfermés sans jugement

 

Le regard sociologique

Document 1 : Evolution de la population étrangère en France, depuis le début du XXe siècle

Dates

1906

1921

1931

1946

1975

1990

2008

% de la population

2,7

4

6,58

4,32

6,54

6,3

5,8

En millions

1,05

1,53

2,7

1,7

3,44

3,6

3,58

INSEE, BIT

Q1/ Quelle est le nombre d’étrangers en 2008, quelle pourcentage de la population représente t-il ?

Q2/ La part des immigrés dans la population est-elle de plus en plus grande ? (Affirmation 1)

Document 2

Répartition des immigrés par pays de naissance (2008)3

en %

effectifs

Afrique 42,5 2 271 231
Algérie 13,4 713 334
Maroc 12,2 653 826
Tunisie 4,4 234 669
Autres pays d’ Afrique 12,5 669 401
Europe 38,0 2 032 030
dont Europe des 27 33,9 1 808 425
Espagne 4,8 257 315
Italie 5,9 317 360
Portugal 10,9 580 598
Royaume-Uni 2,8 147 954
dont autres pays de l’UE 27 9,5 505 296
dont autres pays d’Europe 4,2 223 605
Asie 14,2 756 846
Turquie 4,5 238 862
Cambodge, Laos, Vietnam 3,0 162 684
Autres pays d’Asie 6,7 355 301
Amérique, Océanie 5,3 282 181
Total 100 5342288

Insee, octobre 2011

Affirmation 2 : Les algériens sont-ils les immigrés les plus nombreux en France ?

 

Le regard économique

Document 3

L’immigration coûte chaque année 48 milliards d’euros à la France en prestations sociales, mais elle lui rapporte 60 milliards d’euros en impôts et cotisations sociales (source ministère de la Santé et Université de Lille-II). La population immigrée est plus jeune et en meilleure santé que les autres habitants de la France ; elle contribue ainsi au financement des retraites. En moyenne, la contribution nette de chaque immigré (différence entre ce qu’il verse et ce qu’il reçoit en impôts et cotisations sociales) est de l’ordre de 1500 € par an. (ministère de l’Emploi, 2010). Bien sûr, l’apport de l’immigration à notre pays ne se limite pas à cet aspect comptable. Il est surtout humain, culturel, scientifique, artistique, etc.

Association ATD Quart Monde, février 2012

Affirmation n°3 – Les immigrés coûtent t-ils de l’argent à la France ?

Document 4

Non, les Roms ne sont ni des fainéants, ni des tricheurs

Tout est fait en France pour que les Roms de Roumanie et de Bulgarie n’aient pas le droit de travailler : une « période transitoire » les empêche d’avoir les mêmes droits que les autres européens avant fin 2013. Pour travailler, ils doivent disposer d’une autorisation de travail. Les délais d’obtention sont de 3 à 6 mois à partir d’une promesse d’embauche à temps plein. Le plus souvent, l’employeur (qui doit en plus payer la taxe dûe à l’OFII – Office Français pour l’Immigration et l’Intégration – pour l’embauche d’un étranger) ne peut attendre et embauche quelqu’un d’autre. Le 26 octobre 2009, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) a demandé au gouvernement qu’il mette fin à cette période transitoire, ainsi que la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH), dans un avis adopté le 22 mars 2012.

Travail réalisé par ATD Quart Monde et la MRIE, Mission Régionale d’Information sur l’Exclusion en Rhône-Alpes.

Pour accéder à toutes les idées reçues : www.atd-quartmonde.fr/ideesrecues

 

Répondez à l’affirmation 3, en nuançant votre réponse : Les Roms n’ont pas le droit de travailler en France.

Portrait d’immigré-e-s

zidane

rama yade2

picasso

Citez d’autres immigré-e-s qui ont fait l’Histoire de la France

Le regard politique

Document 5

Les États-Unis et la France, pays d’immigration ancienne

La proportion d’immigrés dans un pays reflète l’impor­tance des flux d’immigration passés. Ainsi, les États- Unis, avec 13 % de la population née à l’étranger en 2010 (43 millions de personnes), est le premier pays d’accueil des migrants, malgré l’imposition des quotas par nation, qui avaient fortement ralenti les flux de 1924 à 1965. Il le

reste aujourd’hui avec un solde migratoire (différence entre les entrées et les sorties de personnes de son terri­toire) estimé en moyenne à un million d’individus par an au cours de la période 2005-2010 [1].

La France est également un vieux pays d’immigra­tion, avec des migrants venus au xixe siècle des pays voisins – Belgique, Angleterre, Allemagne, Suisse – puis au xxe siècle, après la première guerre mondiale, de Po­logne, d’Italie, d’Espagne et, après la seconde guerre mondiale, du Portugal, du Maghreb, puis plus récem­ment, d’Afrique subsaharienne et d’Asie. Dans les années 1950 et 1960, le solde migratoire était, proportionnelle­ment à la population, plus élevé en France qu’aux États- Unis (en moyenne près de quatre pour mille habitants par an, contre deux), du fait des quotas d’entrée. Depuis 1970, c’est l’inverse, le flux d’entrée s’étant réduit en France alors qu’il a plutôt augmenté aux États-Unis, notamment dans les années 1990. Au cours des deux dernières décennies, le solde migratoire s’est situé autour de quatre pour mille en moyenne annuelle aux États-Unis contre un peu plus d’un pour mille en France. Mis à part ces différences conjoncturelles, les deux pays ont en commun une longue histoire d’immigration, avec un flux d’entrée qui, même modeste pendant certaines périodes, s’est maintenu de façon presque ininterrompue sur plus d’un siècle.

Revue population et sociétés, novembre 2010, INED