Introduction
Situation 1/

Situation 2/

Situation 3/

Situation 4/
I Le regard du politiste sur le sport – l’exemple du Brésil
Le sport, vecteur de protestation ou de propagande ?
Question 1/ Contre quoi et qui luttent les footballeurs Corinthiens ?
Question 2/ Quels sont leurs idéaux ? Pourquoi est-ce courageux ?
II Le regard de l’économiste

Questions à poser :
1/ Calculer le taux de variation de l’indice STOXX de 1997 à 2019.
2/ Faut-il investir ?
3/ Quels facteurs peuvent faire varier les prix des actions d’un club de football ?
III Le regard du sociologue. Que nous dit le sport de nos relations sociales
3.1 Le processus civilisationnel a fait décliner la violence dans la société
ELIAS a développé la théorie du processus de civilisation
Exemple du Rugby :
Doc : Extrait à vidéoprojeter du jeu Knappan extrait du livre Sport et civilisation la violence maitrisée de Norbert Elias et Eric Dunning





Q1 Comment a évolué le taux d’homicide au moyen âge ?
Q2 Quel est le taux de variation du taux d’homicide dans les 30 dernières années ?
Q3 Quelles hypothèses pouvez vous émettre pour expliquer cette évolution ?
Document : De moins en moins d’homicides en France, 2018, Centre d’observation de la société
Si les meurtres occupent une large place dans la chronique des faits divers, on oublie souvent de rappeler une tendance très nette : on s’entretue de moins en moins. Il y a 20 ans, on comptait 1 600 meurtres par an, aujourd’hui on en dénombre deux fois moins. Le taux d’homicides a baissé de 3 à 1,3 pour 100 000 habitants entre 1993 et 2017. Depuis 2008, le nombre d’assassinats (hors impact du terrorisme) est resté stable autour de 800 par an, ce qui suffit pourtant à alimenter la chronique médiatique tous les jours.
La baisse de l’homicide est une tendance profonde, que l’on peut même faire remonter à la fin du Moyen Age selon le sociologue Nicolas Bourgoin 1. Les violences entre les personnes sont de plus en plus contrôlées par l’Etat, qui structure son monopole de la violence physique légitime 2. En France, le dernier duel à l’épée a eu lieu en 1967.
Comme le note un autre sociologue, Laurent Mucchielli, ce processus s’est renversé dans les années 1970 jusqu’au milieu des années 1980 : « Depuis la Première Guerre mondiale, c’est la seule période où l’homicide a augmenté durablement en temps de paix. » 3. Au cours de cette période, le chômage a été multiplié par six pour les hommes, ce qui peut constituer l’une des explications. L’immense majorité des crimes sont commis par des hommes vivant dans une situation de grande précarité : le lien au travail est l’une des formes d’intégration sociale. « 90 % des sujets actifs [les auteurs de crimes] appartiennent aux milieux populaires et s’y situent corrélativement dans les plus basses tranches de revenus », note Laurent Mucchielli. Dans le même temps, cette période est marquée par de nombreux crimes racistes à la suite de la guerre d’Algérie.
Dans ce cas, comment expliquer la baisse du nombre d’homicides depuis les années 1990, alors que le chômage et de la précarité demeurent à un niveau élevé ? Tout d’abord, les données de longue période (voir le second graphique ci-dessous, les données ne sont pas exactement comparables) montrent que la diminution récente nous ramène au niveau qui prévalait dans les années 1930. La baisse qui suit les années 1990 constitue une sorte de retour à la normale, et c’est la période 1945-1975 l’exception qu’il faudrait expliquer. D’autres phénomènes ont joué. On peut penser que le chômage et la précarité ont été intégrés, normalisés. L’effet du choc est passé. Pour Laurent Mucchielli, la diminution des homicides résulte aussi du déclin des crimes racistes et plus généralement de la violence politique, de la réduction des règlements de compte armés entre bandes, ainsi que de la diminution des violences extrêmes lors de braquages. Au-delà, un processus de stigmatisation, de rejet de la violence extrême 4, dont on retrouve plus particulièrement l’écho aujourd’hui dans les violences faites aux femmes, semble avoir repris son cours, après l’intermède des années 1970-1980.
Vérifiez vos hypothèses et notez les explications données par les chercheurs en sociologie.
Document La nouvelle revue du travail, la tête dans le guidon. Etre coursier à vélo avec Deliveroo, Fabien Lamozy, 2019
Extraits : « Jusque-là, deux formes de rémunération, à la tâche et au temps, étaient simultanément appliquées (7,5 € par heure travaillée, et entre 2 € et 4 € par livraison). Lors de l’été 2017, de nouveaux contrats sont imposés aux partenaires coursiers, qui ne prévoient qu’une rémunération à la course, au tarif de 5 € (5,75 € à Paris). (…)
Il est ainsi possible de repérer toute une série de stratégies, de conduites, de la part des coursiers, témoignant d’un corps intensifié, que nous pourrions qualifier de pratiques d’autoaccélération. La première d’entre elles se situe dans ce besoin de favoriser la vitesse d’exécution, de tenir une cadence face à la concurrence afin de cumuler le plus possible de courses. Ce qui correspond à avoir littéralement « la tête dans la guidon » : être aux prises de la cadence dans la conduite même du vélo, au point de ne plus être attentif aux panneaux, aux feux rouges, aux automobiles, de devoir prendre des raccourcis peu évidents, bref de se mettre dans une situation où il faut gérer de plus en plus de risques, ces derniers s’intensifiant avec la fatigue. Les tensions naissent de cet état d’autoaccélération. (…)
Il est finalement tentant de rajouter à ces pratiques d’autoaccélération tout investissement du coursier dans un dispositif d’accélération technique. L’achat de vélos plus performants, de vélos électriques (voire de scooters), répond à ce besoin de vitesse d’exécution tout en soulageant les corps de l’intensité à laquelle ils sont soumis.
Pourquoi les coursiers vont-ils si vite ? Le calcul rationnel d’un agent économique qui travaille pour accumuler le plus de courses possible ne peut suffire à fournir une explication. Dans les travaux de Jeffrey Kidder, au début des années 2000, sur les communautés de bike messengers en Amérique du Nord, le sociologue démontre bien que la vitesse est quelque chose de recherché, et bien que paraissant dangereuse et irrationnelle par rapport aux risques qu’elle comporte dans l’espace urbain, elle en vient à constituer le sens de l’activité pour les coursiers (Kidder, 2006). Ce besoin de vitesse et les prises de risques associées dans le monde social des coursiers peuvent tout à fait être interprétés comme une « idéologie défensive fonctionnelle », ayant « pour but de masquer, contenir et occulter une anxiété particulièrement grave » (Dejours, 2015, 75). Le corps intensifié que nous évoquons est toujours à mettre en relation avec la double frustration dans l’activité liée à la privation du travail : l’attente, qui n’est pas rémunérée ou l’ennui inhérent à cette attente, ne faisant pas sens. La remise en mobilité, la vitesse, la dépense d’énergie, voire la prise, de risques est ce qui vient contrebalancer cette frustration : ce sont des satisfactions relatives et temporaires qui naissent de la privation. Si le fixie, introduit comme vélo urbain par les coursiers à vélo d’Amérique du Nord, n’a pas de frein, ce n’est pas anodin : sans exprimer la vitesse, il exprime au moins cette exigence de ne pas devoir s’arrêter, bref de maintenir l’intensité.
Favorisant la concurrence entre coursiers de manière indirecte, en faisant appel à un « esprit de saine émulation » (Dejours, 1998), cette organisation temporelle a évidemment tendance à pousser le corps du coursier dans ses retranchements, concernant sa physiologie, sa fatigue ou sa durée de vie. Un coursier qui travaillait tous les jours de la semaine avouait lors d’un entretien « accuser le coup » au bout de six mois de travail quotidien, ressentant une grosse fatigue. Soulignons qu’il s’agissait d’un coursier amateur de vélo, ayant l’habitude de faire des excursions longues et de grimper des cols
Q1 Pourquoi Deliveroo a changé le type de rémunération de ses « salarié » ?
La rémunération variable a une fonction incitative, le paiement à la course vise désormais à récompenser les plus productifs et/ou les plus compétitifs
Q2 Comment les valeurs du sport sont ici au service de l’entreprise ?
Le sport diffuse l’esprit de compétition et de vitesse. Cette idéologie sportive est intériorisée par les cyclistes afin de gagner en productivité mais aussi comme plaisir de la vitesse. Cela engendre des pratiques risquées qui sont sources de motivation pour les livreurs. Elles compensent l’anxiété liée à la précarité de leur statut.
Q3 En quoi Deliveroo remet en cause le droit du travail ?

1/ Lieu de rencontre de l’offre et de la demande
2/ Ensemble des vendeurs
3/ Ensemble des acheteurs
4/ Elias en a expliqué le processus
5/ Ce taux montre le déclin de la violence
6/ Part de l’entreprise
7/ Le sport le façonne
8/ Science qui étudie les groupes sociaux
9/ Un travail rapide et efficace
10/ Le Knappan a fait émerger ce sport moderne
11/ Les footballeurs Corinthiens luttaient pour
12/ Le sport peut en être vecteur
13/ Valeur sportive