Polycopié

Corrigé de la 2e heure de TD

B Les externalités technologiques
Lire le Doc 2 et faire l’exercice en résumant par un schéma

Toutefois, la rationalité des acteurs a ses limites. Keynes rappelle que les entrepreneurs ont souvent un esprit grégaire. Les entreprises ont une aversion au risque, quand elles sont en situation de forte incertitude, elles choisissent de suivre l’opinion dominante (faire comme les autres) pour minimiser les pertes.
D’une façon plus générale, il existe des conventions que l’on suit. Par exemple, donnez vous rendez-vous demain à Rouen sans lieu et sans heure. Vous allez alors choisir chacun de votre côté l’heure de 12h et place du vieux marché (la convention la plus probable).
II Les forces de dispersion des entreprises
2.1 Les coûts d’agglomération
- le salaire est plus élevé
- Le prix du foncier est plus élevé
- Le prix de marché des biens peut être plus élevé (voir à Paris intra muros le prix de l’alimentaire)

L’exemple manquant est un exemple de ville en zone rurale. Gournay en Bray est un marché protégé car peu accessible
Voir carte doc 3
(éts = établissements; qq = quelques; fabriquent ouvrent dernière phrase, P° = production)

Pourquoi les délocalisations sont à relativiser. Certes, les coûts de transports ont baissé, mais ces coûts ne constituent qu’une petite partie des barrières à l’entrée que un marché étranger. Les autres coûts sont le prix du temps, les coûts de transactions (contrats, négociations), les barrières tarifaires, les barrières non tarifaires (adaptation à la nouvelle réglementation par exemple).
Concernant, le marché Chinois, il existe de nombreuses délocalisations vers d’autres pays asiatiques moins chers que la Chine. Par exemple : le Viet Nam.
Les délocalisations ont des effets négatifs :
* chômage pour les salariés les moins qualifiés
* secteur d’activité en régression, exemple du secteur du bois en France
* perte de souveraineté économique et désindustrialisation (attention en France il n’y a pas eu de désindustrialisation aussi massive qu’au Royaume Uni)
La masse des délocalisations ne représentent que -5 % des investissements directs vers des pays proches. Et ils représentent -1 % des investissements directs vers les pays lointains. Attention, ces IDE sont plus faibles dans l’industrie que dans les services. Les délocalisations font l’objet de peurs irrationnelles entretenues en autres par le patronat pour créer du chantage aux salariés (permet de justifier des licenciements, des baisses de salaire…)
Les délocalisations ont aussi des effets positifs :
* permettent de baisser le coût global des produits à faible VA consommés en Europe. Exemple du secteur du jouet
* créent de nouveaux débouchés pour nos entreprises
* les 10 plus gros secteurs où les IDE sont plus élevés ont créée plus de 100 000 emplois en France (excepté la chimie et le raffinage). Les entreprises n’arbitrent pas entre la France et l’étranger, ce sont deux faces d’une même pièce. La stratégie est globale.
* Les innovations chinoises se diffusent aussi et nous permettent d’en bénéficier. La recherche et développement est un bien collectif et cumulatif qui bénéficie à tous.
* Les délocalisations sont positives pour la balance commerciale.
Un IDE = 0,59 exportations supplémentaires – 0,24 importations, soit un bilan : +0,35 d’excédent
Un Inv direct en France = 0,22 exportations supplémentaires -0,34 importations. Bilan : -0,12 déficit
Une bonne politique économique serait de favoriser les IDE même au prix de quelques délocalisations pour créer des réseaux internationaux d’affaires et pouvoir exporter par la suite.
QCM 5) Les délocalisations pénalisent les pays riches Non
Conclusion :
