Comment s’organise la vie politique ?

 

Introduction

Découvrir par la fiction : Le président de la république décide de passer à la 6e république et remet à plat les institutions. Une nouvelle organisation du pouvoir politique doit émerger. Votre classe est chargée de définir une nouvelle organisation. Sur une feuille, indiquez quels sont les principes qui vous semblent importants pour organiser et distribuer le pouvoir politique en réfléchissant à :

1/ Qui détiendrait le pouvoir ?

2/ Comment se dirigeant serait désigné et quelles seraient ses fonctions ?

 

Question centrale :

Quels sont les enjeux et le fonctionnement de la Ve république

I Le pouvoir politique sous toutes ses formes

A Qu’est-ce que le pouvoir ?

Questions :

1/ Montrez que les personnes présentes sur chacune des photos disposent d’un pouvoir

2/ D’où ces personnes tirent-elles leur pouvoir ?

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Un mécanicien avec un client

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une cheffe d’entreprise avec ses salariés

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Une mère et sa fille

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Une médecin et sa patiente

 

Réponse en fin de partie

Définition de pouvoir politique : capacité à agir sur les membres de la société grâce à la contrainte et le consentement

Comme nous venons de le voir, le pouvoir se trouve dans différentes sphères de l’existence. Une personne a du pouvoir dans l’entreprise si celle-ci à à sa tête, cependant il sera sans connaissance et capacité physique dans le domaine de la compétition sportive.

Quels sont les domaines où il existe des rapports de pouvoir ?

→ Pouvoir politique

→ Pouvoir économique

→ Pouvoir culturel

→ Pouvoir scientifique

→ Pouvoir familial

→ Pouvoir physique

On distingue trois approches du pouvoir :

1) approche institutionnaliste qui identifie le pouvoir à l’Etat (pouvoir politique), au gouvernement (le pouvoir se distingue alors de l’opposition) et aux administrations (les pouvoirs publics). En d’autres termes, le pouvoir désigne ici la capacité légale à exercer une compétence que détiennent ces institutions.

2) approche substantialiste qui définit le pouvoir comme une « substance » que des personnes ou des groupes possèdent. Exemple d’un individu ayant beaucoup de charisme tel un chef de révolutionnaire (Che Guevara) ou une personnalité politique forte (De Gaulle)

3) approche relationnelle du pouvoir selon laquelle le pouvoir est une relation interindividuelle asymétrique (inégalitaire). Une personne A détient un pouvoir sur une personne B s’il peut attendre quelque chose de B que ce dernier n’aurait réalisé sans l’intervention de A. Néanmoins, la personne B participe en retour à l’exercice du pouvoir. B accepte d’obéir à A. Dans cette approche on met en avant les causes de la soumission d’autrui. Par exemple, je me soumet à A, car A est légitime puisqu’il possède la connaissance scientifique que je ne possède pas.Pendant le Coronavirus, le personnel politique s’en remettait aux scientifiques.

Corrigé 

1/ Montrez que les personnes présentes sur chacune des photos disposent d’un pouvoir

La médecin conseille et informe sa patiente sur son état de santé, la cheffe d’entreprise dirige ses salariés pour élever la productivité de l’entreprise, la mère dispute sa fille qui n’ose plus la regarder, enfin le mécanicien explique les réparations effectués sur la voiture.

2/ D’où ces personnes tirent-elles leur pouvoir ? La médecin comme le mécanicien tirent leur pouvoir de leur savoir scientifique pour la première et technique pour le second. La mère tire son autorité du lien de filiation, elle a nourri et éduqué sa fille. La cheffe d’entreprise a conclu un contrat de travail avec ses salariés. Ce contrat instaure une hiérarchie où le salarié soit obéissance à sa patronne dans les limites du contrat fixé.

B Qu’est ce que le pouvoir politique ?

Le pouvoir politique est une forme de pouvoir. Contrairement au pouvoir des parents qui s’exerce seulement sur ses propres enfants, le pouvoir politique lui s’étend à tous les membres de la collectivité.

Ce pouvoir politique repose sur deux éléments :

La contrainte physique exercée par la Police et l’Armée

La légitimité dues aux élections

Le pouvoir politique a longtemps appartenu en France à une multitude de seigneuries. Il faut attendre la fin du XVe siècle pour que la dynastie des Capetiens obtiennent le monopole sur le territoire de l’ancien royaume Franc. Cela préfigure la création de l‘Etat tel qu’on le connaît aujourd’hui.

L’État s’est constitué au fil des siècles autour d’institutions pour tout le peuple.

La définition de la démocratie contient cette dimension fondamentale du pouvoir. Celui-ci est cédée momentanément aux élus, mais c’est toujours le peuple qui doit être souverain.

Définition : Pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple

II Les institutions de la Ve république

Dans le langage courant, nous utilisons le terme d’État pour désigner plusieurs choses. L’État au sens large regroupe les institutions : la justice, les textes de lois, la sécurité sociale, la Police, la mairie, la région…

Comment définir l’État ?

Définition de l’État Forme institutionnalisée du pouvoir suprême, cette institution se manifeste par un ensemble d’organes politiques et administratifs.

Les gouvernants (les maires, les présidents de région, les élus) représentent l’État le temps de leur mandat octroyé par le peuple. Ils sont soumis aux textes fondateurs de la démocratie et de la république.

A. Le texte fondateur de la république est la constitution

Nous avons eu 5 constitutions en France, c’est pour cela que nous disons être sous le régime de la 5e république. Notre constitution actuelle date de 1958.

Le président René Coty a promulgué (déclaré) la 5e république le 4 octobre 1958 suite à un référendum. Le préambule de la constitution affirme : « le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la déclaration de 1789 »

La constitution est garante de l’État de droit (tous les citoyen.nes possèdent des droits égaux). Pour que la démocratie soit effective il faut au moins que deux principes soient respectées. Lesquels ?

    • « La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants ou par la voie du référendum » (article 3) de la constitution. « gouvernement du peuple, par le peuple pour le peuple » (article 2).
    • Le principe de séparation du pouvoir. Le pouvoir exécutif séparé du législatif et du judiciaire.

B Le pouvoir exécutif

Ce pouvoir est composé du président de la république et du gouvernement, ils sont chargés d’exécuter les lois votées dans les assemblées.

Le président de la république. Comment est-il élu ?

Au départ en 1958, le président de la république était élu au suffrage indirect, par d’autres élus.

Puis De Gaulle voulu et obtenu une réforme constitutionnelle en 1962, avec quelques arrières pensées. De Gaulle mit en place le suffrage universel direct tous les 7 ans. Depuis, une réforme de 2000, le président est élu pour cinq ans.

Le chef de l’État ne peut être ni destitué ni contraint à démissionner, sauf si haute trahison. Il n’est pas responsable devant la justice.

Exemple : les emplois fictifs à la mairie de Paris quand J. Chirac était maire de Paris n’ont pas contraint le président Chirac à démissionner.

Le président touche un salaire de 14 910 € bruts par mois. Comparativement à un PDG d’une grande société comme Canal + France, Belmer touche près de 61 000€, le patron d’un groupe international touche parfois 160 000€ par mois.

Le 19 juillet 2012, les députés ont voté la baisse de 30% du salaire du président de la République et du Premier ministre. Nicolas Sarkozy et François Fillon, les prédécesseurs respectifs de François Hollande et Jean-Marc Ayrault, percevaient une rémunération mensuelle de 21 300 euros, en brut.

Exercice : Les rôles du président de la république

Parmi ces responsabilités, lesquelles sont assurées par le président de la république ?

VRAI FAUX
Chef des armées, garant de l’indépendance nationale et des accords internationaux
Chef du gouvernement
Chef de l’exécutif
Il est le co-prince d’Andorre
Préside le conseil des ministres
Il est membre de la commission européenne
Il exerce le droit de grâce
Il est chanoine de Latran
Il promulgue les lois
Il préside France Télévision
Il peut organiser un référendum
Il peut dissoudre l’assemblée nationale
Nomme le premier ministre

Réponses en bas de page

Le gouvernement

Le premier ministre. Qui aujourd’hui ? E. Philippe. Il est nommé par le président de la république. Il propose au président des ministres et des ministres délégués. Il dirige l’action du gouvernement.  Il coordonne l’activité des différents ministères

Le gouvernement est donc composé du premier ministre, des ministres et des ministres délégués. Son rôle : Article 20 constitution, « il détermine et conduit la politique de la nation. »

Il dispose de l’administration et de la force armée.

Il est à l’initiative des lois

Il peut amender les textes de lois

Il peut engager sa responsabilité devant le parlement

Il se réunit toutes les semaines en conseil des ministres, sous la présidence du chef de l’Etat. »

Les ministres touchent : 9 940 € bruts par mois

recopier seulement les grandes figures du gouvernement. Attention, De Rugy a remplacé Hulot et Castaner a remplacé G. Collomb à l’intérieur.

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C Le pouvoir législatif

Le pouvoir législatif est confié au parlement. Il comprend deux chambres : l’assemblée nationale et le sénat. L’assemblée nationale est composé de 577 députés élus au suffrage universel direct pour cinq ans.Le sénat est composé de 318 sénateurs élus pour neuf ans au suffrage universel indirect par un collège électoral.

Les députés touchent : 13 512 € bruts par mois

Les sénateurs touchent : 13 340 € bruts par mois

Le rôle du parlement :

      • Il vote les lois et contrôle l’activité du gouvernement mais l’assemblée nationale possède davantage de pouvoirs que le sénat.
      • Les membres du parlement et du gouvernement ont le droit d’amender un texte
      • Une fois le texte amendé, est voté par une assemblée puis par l’autre, après avoir fait des navettes, le texte est définitivement adopté.

 

Les modes d’élection des deux assemblées. Recopier le schéma

mode élections

 

Le sénat

Le sénat se situe au palais du Luxembourg à Paris. Ce fut une demeure royale. En 1789 elle fut transformé par les révolutionnaires en siège du sénat.

Cette chambre est composée de 348 sénateurs-rices élus pour six ans au suffrage universel indirect par un collège électoral de 162 000 grands électeurs.

Qui sont ces grands électeurs ?

* les élus municipaux

* les élus départementaux

* les élus régionaux

Le nombre de sénateurs-rices par département varie selon la population. Plus le département est peuplé, plus il possède de sénateurs. Par exemple, Paris possède 12 élus contre 6 en Seine Maritime.

Le sénat est renouvelé tous les trois ans par moitié, pour garder de la stabilité. C’est une élection où il existe un âge minimum pour se présenter : 24 ans.

Les rôles du sénat :

* Examine les projets de lois

* Dépose et amende les lois

* Contrôle le gouvernement et à l’application des lois

* Garant des institutions (le sénat ne peut pas être dissout)

Le président du sénat a été élu le 2 octobre 2017, G. Larcher a été réélu pour un 2e mandat de trois ans. Il est le 2e personnage de la république, car il assure l’intérim en cas d’incapacité du président. Larcher est classé LR (Les Républicains -droite).

Son rôle : il dirige les débats, représente le sénat, préside le bureau et fixe l’ordre du jour des travaux du sénat. Il a le pouvoir de nominer et de saisir le conseil constitutionnel.

Nos sénateurs-rices sont Pascal Martin (PS), Didier Marie (PS), Catherine Morin Desailly (centre), Céline Brulin (PCF), Agnès Canayer (LR), Nelly Tocqueville (PS). Ils participent chacun à une des 7 commissions permanentes : affaires éco, affaires étrangères, affaires sociales, culture-éducation, développement durable, lois constitutionnelles, administration générale

sénat

L’assemblée nationale

Elle siège au Palais Bourbon à Paris. Le président est R. Ferrand (En Marche). Les députés de notre département sont H. Wulfranc (PCF), S. Jumel (PCF), Lecoq (PCF), D. Adam (En Marche) A . Vidal (EM), S. Sylla (EM), C. Bouillon (PS), X. Batut (EM) Kerbarh (EM), Le Bordo Firmin (Agir ensemble ). Vous pouvez voir l’activité des députés sur ce site :

https://www.nosdeputes.fr/circonscription/departement/Seine-Maritime

Recopier le graphique des groupes politiques à l’assemblée et leur président réciproque.

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III Les enjeux électoraux

A Les effets sur la représentativité des modes de scrutin

Exercice  sur la représentativité

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Corrigé en bas de page

Définition de modes de scrutin : Règle adoptée lors d’une élection pour passer du décompte des voix à la désignation des élus.

Il existe plusieurs types de scrutin. Le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel donnent des assemblées très différentes.

Pour le scrutin majoritaire. La couleur bleu sont les élus.

Dans le diagramme en bâton en haut. Le scrutin est majoritaire est un tour. C’est à dire, celui en tête remporte tous les postes d’élus. Dans ce cas, à peu près 30 % des électeurs ont voté pour la liste D (grosso modo 30 % pour F et le reste pour les autres listes) et cette liste remporte 100 % des élus .

Ce scrutin donne une assemblée très peu représentative des votes puisque 70 % des électeurs ne sont pas représentés.

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Dans le graphique du bas à 2 tours. Le scrutin est plus représentatif car les deux grands partis du 1e tour ont des élus mais les 3 partis arrivés derrière n’ont pas d’élus.

Pour le scrutin proportionnel. Le graphique ci-dessous que tous les partis ont des élus à hauteur de leur score du 1e tour. Ce scrutin est le plus représentatif et le plus démocratique. Malheureusement, en France ce scrutin est très peu utilisé. Seule, l’élection européenne est un scrutin proportionnel.

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B Les partis politiques, des acteurs incontournables de la démocratie représentative

Les origines des partis politiques

Au début de l’ère démocratique, le pluralisme des opinions est encouragé. Les organisations doivent respecter la nation, la république, la loi, être conforme à l’intérêt général. Les élus se divisent sur des questions politiques et commencent à s’allier en groupes, ce qui deviendra des partis politiques.

Par exemple : la constitution de la gauche et de la droite en France.

D’où provient cette dénomination : droite / gauche. Les 17 et 28 août 1789, la question des pleins pouvoirs divisent les députés à l’assemblée constituante (1e constitution). Certains, sont opposés à accorder le droit de veto absolu au roi. Ces élus se regroupent à gauche de l’hémicycle, pour faciliter le comptage des voix. Ils pensent que quelque soit les circonstances le peuple reste souverain et non un monarque. A droite de l’hémicycle, les élus veulent s’en remettre au roi.

Deux autres points diviseront en deux l’hémicycle : le maintien du catholicisme comme religion d’État et sur les droits de l’homme et du citoyen.

Pour de nombreux auteurs (HUME), les partis sont un mal nécessaire. Ils incarnent les divisions mais on ne peut les interdire. Ces divisions résultent de la liberté et des choix intellectuels nécessaires à la démocratie. C’est un moyen de pacifier les débats et promouvant la pluralité des opinions. Plus il y a d’idées contraires plus elles se neutralisent.

Au tournant du XXe siècle, les groupes politiques s’organisent en grands partis.

Etude célèbre de MICHELS, Les partis politiques. Essai sur les tendances oligarchiques, 1911

Le groupe devient une machine électorale, où le parti ouvrièriste (SPD) possède 3 millions d’adhérents. Cette une véritable contre société avec ces clubs, asso, ces valeurs, rites, codes qui encadreront ces militants. Mais il évoque une loi d’’airain de l’oligarchie. Une élite intellectuelle dans le parti va s’accaparer le pouvoir grâce aux élections. Ils vont former une véritable bureaucratie qui produira une aristocratie organisationnelle.

Dès 1911, Michels pose le problème de la perversion de la bureaucratisation de la démocratie !

Définition de parti politique Organisation politique caractérisée par la continuité de son organisation (espérance de vie > créateur), l’implantation à un niveau local comme national, la volonté d’exercer le pouvoir et la recherche d’un soutien populaire.

Les partis vont se créer autour de trois conflits majeurs :

* affrontement sur la place du pouvoir politique et du pouvoir religieux

* affrontement à travers la lutte des classes (partis bourgeois/partis ouvriers) référence à K.MARX

* affrontement entre jacobins (centralisateurs) et girondins (décentralisateurs-régionalistes)

Les partis politiques aujourd’hui

Les différentes familles idéologiques des droites en Europe. L’auteur Seiler a écris : Clivages et familles politiques en Europe, 2011. Il distingue 3 grandes familles idéologiques :

→ Famille démocrate-chrétienne : née an XIXe, a participé à la mise en place des États-Providence, et à la construction européenne. Historiquement partis de défense religieuse : christianisme social, suivant des principes de justice sociale, de protection sociale. Objectif de 3ème voie entre libéralisme et socialisme. Proximité avec les partis-sociaux démocrates. En France, aujourd’hui, le MODEM (Bayrou), même si référence chrétienne non explicite, et affaiblie dans la sociologie des militants.

→ Famille libérale : partis constitués autour des intérêts de la bourgeoisie, caractérisés par la défense des libertés économiques et politiques. UDI (Morin président région normandie)

→ Famille conservatrice : historiquement contre l’extension des droits politiques, représentant les intérêts des notables terriens, propriétaires, possédants. Partis de classe, représentant les possesseurs de richesses. Attachement aux traditions. Libéralisme économique (Les Républicains), mais aussi variantes protectionnistes ( Dupont Aignan)

Malgré tout, homogénéisation idéologiques des familles de droite, à travers les thèses néolibérales : volonté générale de réduire la part de l’État dans l’activité économique, d’alléger les charges fiscales etc. Triomphe de l’idéologie des libéraux, mais pas forcément à leur bénéfice : rapprochement des démocrates-chrétiens et des conservateurs.

Les partis de gauche

XIXe : oppositions entre gauche révolutionnaire, et gauche réformiste, entre socialistes et anarchistes. → Mais la grande division idéologique au sein de la gauche est celle qui s’incarne dans la division entre PC et partis socialistes ou sociaux-démocrates.

1/ Le Parti Socialiste

→ Le socialisme : ensemble plus hétérogène. Parti socialiste français (SFIO), partis socialistes d’Europe du sud. Peu de membres, emprise faible sur la classe ouvrière et le mouvement syndical. 30 000 adhérents à la SFIO en 1905. Guesde et Jaurès mêlent les concepts marxistes avec la tradition républicaine. Partis peu liés au mouvements syndical et ouvrier. Influences idéologiques diverses, donc difficultés à s’unir, recrutement interclassiste, donc structuration en courants divers. Maintien d’une rhétorique révolutionnaire dans le discours interne et dans le discours de conquête du pouvoir, mais pratique du pouvoir éloignée de la doctrine. 1971 à Epinay, Mitterrand dit que celui qui n’accepte pas la rupture avec le capitalisme ne peut pas être membre du parti socialiste, et porte l’objectif de lui substituer un autre mode de production en 1981. Duverger : le socialisme français est un socialisme « de troisième type », refusant le modèle soviétique, et le réformisme social-démocrate, et voulant créer sa propre voie. Au final, révision de la doctrine de manière non assumée (tournant de la rigueur, 1982). 1991, Congrès de la Défense : « le capitalisme borne désormais notre horizon historique ». R. Lefebvre : observable lors de la campagne de 2012, discours du Bourget, et « socialisme de l’offre » en 2014 par Hollande.

Lipset : « américanisation de la gauche européenne », conversion de la gauche européenne à la « troisième voie ». Le gouvernement doit laisser place à la « gouvernance », à l’incitation plutôt qu’à l’intervention directe, l’État doit être « régulateur ». Et insistance sur la responsabilité individuelle.

→ Différenciation PS / droite moins évidente, se fait surtout sur des enjeux sociétaux, ou liés au « libéralisme culturel ». Lefebvre & Sawicki, La société des socialistes, 2006 : difficile pour les militants de définir ce qu’est être « socialiste ».

2/ Le Parti communiste Français

Naissance des PC après la révolution russe de 1917.

→ Scission de la IIème Internationale sous l’impulsion de Lénine : reproche d’avoir été impuissante face à la guerre, d’avoir été nationaliste, de ne pas avoir défendu la lutte des classes).

→ France : scission au sein des PS existants avec le congrès de Tours, où la majorité de la SFIO appuie le nouveau régime, et part pour créer la SFIC, qui devient le PCF en 1922. Alignement idéologique avec la Russie, « centralisme démocratique », et forte dépendance vis-à-vis des institutions soviétiques.

A. Kriegel : le PCF s’érige en « contre-société », seul véritable parti de masse en France, avec 800 000 adhérents après la guerre. Assurait l’encadrement, la formation de ses adhérents.

N. Ethuin, « De l’idéologisation de l’engagement communiste. Fragments d’une enquête sur les écoles du PCF », Politix, 2003 : les écoles du parti communiste permettent une promotion sociale, reconnue par le parti, ce qui créée une remise de soi totale à l’organisation. Formation idéologique très forte des militants, avec les « compagnons de route », l’Humanité. Partis de masse et d’intellectuels, présents dans les municipalités, les « banlieues » rouges parisiennes, le bassin ouvrier du NPDC (Hastings avec Halluin). Ajd, disparition des PC.

Seiler & Waele, Les partis de la gauche anticapitaliste eu Europe, 2012 :

Baisse de la représentation des milieux ouvriers, affaiblissement des bastions industriels. Raisons aussi politiques : découverte des réalités du stalinisme, et la disparition de l’URSS va accélérer le déclin. Stratégies différentes des partis après l’implosion de l’URSS, dépendant de l’espace partisan, et de leur occupation par la gauche dans le différents pays.

→ Préservation de l’identité communiste : PC grec, portugais, italien. Héritiers de PC puissants qui tentent de garder cette position. Refus d’alliances avec les partis sociaux-démocrates.

→ Abandon de l’identité communiste et rapprochement avec les autres partis : rapprochement avec les écologistes par ex. Alliances « rouges-vertes » (Finlande, Danemark), avec des profils de partis éloignés du PC initial.

→ Rapprochement des partis sociaux-démocrates : alliances (Die Linke avec le SDP par ex ; en France plus complexe avec le FDG). Ces partis, dans tous les cas, ne sont plus des partis anti-système, ils sont convertis au libéralisme politique et à la démocratie parlementaire.

3/ Les autres partis de gauche : Verts, France Insoumise

Les Verts est un parti nait dans les 1970, longtemps marginal. Il rentre dans un gouvernement en 1995 en s’alliant avec le parti socialiste.  Depuis, Les Verts s’allient avec le PS pour gouverner.

Le Parti de Gauche naît d’une fraction avec le PS. Il est créée par JL Mélenchon en 2009. Le PG s’oriente vers un vaste mouvement : la France Insoumise pour former une nouvelle force politique sans le Parti socialiste qui a trahis les idéaux de la gauche en se recentrant  à  droite.

C La société civile pèse sur le pouvoir politique

La société civile pèse sur le pouvoir politique

Qu’est-ce ?

Les partis politiques recherchent directement l’exercice du pouvoir, tandis que d’autres organisations tentent de peser sur le pouvoir pour faire appliquer leurs revendications.

Définition : La société civile organisée est l’ensemble des groupes d’intérêts constituées autour de la défense de revendications particulières, dont le but est d’exercer un pouvoir sur le politique.

Comment les dissocier ?

Il existe différents types de groupes d’intérêts dans la société civile. Ceux économiques tel que le Medef (défense des intérêts des grands patrons), des groupes associatifs : l’UNSS, et ceux institutionnels : un corps de métier tel que les médecins ou bien des groupements d’élus locaux, associations des maires de Normandie.

Dans cette typologie, on peut encore dissocier les groupes permanent de ceux provisoire. Les premiers ont des objectifs multiples basés sur des valeurs : Greenpeace. Alors que le réseau sortir du nucléaire a un seul objectif provisoire.

Exercice : remplir le tableau

Nom des groupes d’intérêts Institutionnel, associatif ou économique ? Permanent ou provisoire ? Quelle Activités exerce t-il ?
Gay pride
ligue de défense contre le cancer
Association des Maires de France
Les économistes atterrés
Lobby du tabac

Ces groupes d’intérêts peuvent être influents en passant par les médias. Cette visibilité politique met le problème soulevé par l’association à l’agenda du personnel politique. Celui-ci se sent obligé d’agir. Les groupes ont ainsi réussi à faire de leur préoccupation un Problème politique.

Conclusion

Recopiez le schéma récapitulatif de nos institutions

recap


Corrigé 

Les rôles du président de la république

VRAI FAUX
Chef des armées, garant de l’indépendance nationale et des accords internationaux ****
Chef du gouvernement ******
Chef de l’exécutif ****
Il est le co-prince d’Andorre *****
Préside le conseil des ministres *****
Il est membre de la commission européenne *****
Il exerce le droit de grâce ***
Il est chanoine de Latran **** ****
Il promulgue les lois ****
Il préside France Télévision *****
Il peut organiser un référendum ***
Il peut dissoudre l’assemblée nationale ***
Nomme le premier ministre *****

Le président peut refuser le titre honorique du Vatican de chanoine de Latran. Mitterand, Chirac n’ont pas reçu ce titre contrairement à Nicolas Sarkozy.

Exercice sur la représentativité

Q1 Actuellement, le groupe En Marche (LREM) possède 60 % des sièges de l’assemblée nationale. Le scrutin proportionnel lui procurerait 34 % des sièges.

Q2 La France Insoumise a seulement 4,68 % des députés, avec le scrutin proportionnel, ils aurait 14,5 % des élus.

Q Le scrutin majoritaire favorise clairement le parti arrivé en tête. Il multiplie par deux la part des élus et ce type de scrutin marginalise toutes les oppositions. Par exemple, la France Insoumise a 3,5 fois moins d’élus que le cas où l’assemblée serait parfaitement représentative des votes des électeurs

Exercice remplir le tableau

Nom des groupes d’intérêts Institutionnel, associatif ou économique ? Permanent ou provisoire ? Quelle Activités exerce t-il ?
Gay Pride Associatif Permanent Promouvoir les intérêts des homosexuels
Ligue de défense contre le cancer Associatif provisoire Apporter des fonds pour lutter contre le cancer
Association des Maires de France Institutionnel Permanente Garantir le pouvoir des maires. Défense des villes/villages
Les économistes attérrés Institutionnel provisoire Lutter contre les politiques libérales
Lobby du tabac Économique permanent Hausse des ventes de tabac