Comment s’organise la vie politique ?

Introduction politique fiction

Découvrir par la fiction : Le président de la république décide de passer à la 6e république et remet à plat les institutions. Une nouvelle organisation du pouvoir politique doit émerger. Votre classe est chargée de définir une nouvelle organisation. Sur une feuille, indiquez quels sont les principes qui vous semblent importants pour organiser et distribuer le pouvoir politique en réfléchissant à :

1/ Qui détiendrait le pouvoir ?

2/ Comment ce dirigeant serait désigné et quelles seraient ses fonctions ?

Echangez dans la classe pour dresser une liste de principes sur lesquels vous mettre d’accord.

Question centrale :

Quels sont les enjeux et le fonctionnement de la Ve république ?

I Architecture des institutions de la 5e république

1.1 Schéma des relations entre les institutions



1.2 Quel mode de scrutin aux élections départementales et régionales de juin 2021

https://www.seinemaritime.fr/mon-departement/le-president-et-les-elus/lassemblee.html

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Quelles positions défendent les élus ?

Mondialisation financière et crises économiques

Introduction : De la mondialisation économique à celle financière

On a vu dans le chapitre sur le commerce international que les économies sont de plus en plus internationalisées. Cette nouvelle mondialisation ne se réalise pas sans risques. Les économies sont de plus en plus interdépendantes.

Quand une économie importante va mal, cela a des effets sur les autres économies mêmes celles de l’autre côté de la planète. La crise asiatique en 1997 a impacté par exemple l’activité des pays visés mais aussi ceux de la région. La crise mondiale actuelle provient d’une crise du marché immobilier américain. Les offres et les demandes deviennent mondiales, et un ralentissement de la demande dans un pays a des effets sur le marché mondial. Les autres économies vont voir aussi leurs exportations baisser.

Cette mondialisation des échanges de biens et de services s’accompagnent d’un fait sans précédent : la globalisation financière est la constitution d’un marché mondial des capitaux.

Ce marché mondial est le résultat de la décennie 1980 où un mouvement général de déréglementation eut lieu. Les capitaux se déplacent dès lors avec une grande liberté de circulation dans le monde parfois pour des petites modifications de paramètres financiers : taux d’intérêt, taux de change. Les marchés sont aujourd’hui très interdépendants.

La globalisation financière suscite de nombreux débats parmi les économistes, entre ceux qui pointent l’idée que l’ouverture des marché des capitaux permet de mieux financer l’économie mondiale. Puis, ceux accusant les marchés financiers d’être à l’origine de l’instabilité économique et des crises.

Problématique : Comment la mondialisation financière accentue l’instabilité économique ? Quelles sont les causes et les remèdes des crises financières ?

I

I L’origine des crises

1.1 Précisions de vocabulaire sur les crises

1.1.1 Les crises économiques

Au sens strict, le terme de « crise » correspond au retournement à la baisse d’un indicateur. La crise peut être économique. A ce moment là, la définition de crise économique est celle-ci : retournement à la baisse de l’activité économique dans un pays. Le PIB est évidemment l’indicateur de l’activité économique. L’évolution du PIB suit des cycles économiques, où la crise est un élément du cycle. En effet l’économie connaît des fluctuations, c’est à dire des phases d’accélération et de ralentissement de la croissance économique.

Définition de crise économique : Au sens strict, le terme de « crise » correspond au retournement à la baisse de l’activité économique dans un pays. Au sens large, la « crise » englobe aussi la période de récession ou de dépression, la crise se termine alors par la reprise.

Recopiez le graphique à droite dans le doc 2 page 134

Définition d’expansion : désigne l’augmentation de la production sur une période courte. La phase d’expansion s’interrompt avec la crise.

La durée distingue expansion et croissance (temps long).

Définition la récession : survient lorsque la croissance économique devient inférieure à la tendance de croissance de longue période. Mais ce terme peut aussi signifier une croissance économique négative pendant au moins six mois consécutifs.

Définition de dépression : baisse pendant plusieurs années consécutives de la production dans un pays. (crise de 1929). la dépression se situe au-delà d’un cycle économique c’est pour cela qu’elle est absente du schéma.

La reprise correspond au retour de l’expansion.

Tableau récapitulatif


Court termeLong terme
Hausse productionExpansionCroissance
Baisse productionCrise = moment de retournement Récession (baisse > 6 mois)Dépression (baisse>plusieurs années)

On a déjà vu que les causes des crises économiques font l’objet de débats entre économistes. Pour les libéraux, l’insuffisance des taux de profit cause une baisse des investissements → baisse de la production nationale (PIB). Il faut agir par une politique agissant sur l’offre de biens et de services (producteurs) en augmentant les profits pour accroître ainsi la production.

Pour les keynésiens, il faut au contraire une politique agissant sur la demande de biens et services (consommateurs). En effet, pour eux la crise économique vient de la demande effective (anticipée par les producteurs). L’anticipation d’un climat économique mauvais des entrepreneurs ne les encourage pas à investir → ralentissement de la hausse voire baisse de la production.

1.1.2 Les crises financières

Définition de crises financières : perturbation brutale du système financier.

Ses formes sont diverses:

* crise boursière

* crise bancaire (crise de la dette privée, crise de la dette publique)

* crise de change

* crise obligataire

Définition de crises boursières : Elle peut se manifester par une chute rapide du marché financier (=boursier). Soit de du cours des actions ou du cours des obligations.

NB : Le cours signifie l’évolution de la valeur d’un action.

Une action est un part de l’entreprise cotée en bourse qui permet de recevoir des dividendes (somme d’argent versée chaque fin d’année comme un intérêt)

Une obligation est une part de l’entreprise qui donne droit à un intérêt à taux fixe, contrairement aux dividendes qui sont variables selon la santé financière de l’entreprise

Définition de crise bancaire : Hausse des difficultés de solvabilité des banques (elles font face à de nombreux clients qui ne peuvent plus la rembourser leurs crédits ou/et des placements imprudents sur les marchés financiers)

Définition de crise de change : Effrondrement brutal du cours d’une ou plusieurs devises (=monnaie ) Exemple fictif : Baisse de la valeur de l’€. Aujourd’hui 1€ = 1,2$ , demain 5€ = 1,2$. Si on part aux Etats Unis, on aura besoin de dépenser 5 fois plus d’euros pour avoir la même somme en $.

Définition de crise obligataire : Renchérissement rapide des taux d’emprunts d’Etats.

L’État emprunte auprès des banques comme les autres agents économiques (ménages, entreprises…). La banque lui fixe des taux d’intérêts. Si ces taux s’envolent, alors la dette publique peut devenir insoutenable. En effet, les banques prêtent aux ménages à taux fixes en France mais à taux variables dans le temps aux Etats.

1.2 Mécanique et histoire des crises financières

1.2.1 Le fonctionnement des marchés financiers

Un marché financier fonctionne comme tout marché. Il y a une offre de produits financiers (actions, obligations, bons du trésor, titres de dette, paniers de produits financiers hybrides…) et une demande. Les offreurs sont les agents à besoin de financement (programme de Première) : entreprises et les Etats. Ils émettent des titres financiers. Les demandeurs sont les agents à capacité de financement : les ménages (parfois regroupées dans des fonds d’investissement) mais aussi certaines entreprises, banques et certains Etats.

Le marché financier fonctionne comme les autres marchés, la loi de l’offre et de la demande fait varier le prix. C’est à dire, que plus le prix grimpe plus la demande baisse et l’offre augmente. L’évolution du prix de l’action se nomme cours de l’action. Quand le cours de l’action augmente cela signifie qu’il y a plus de demandeurs que d’offreurs. Quand le cours de l’action diminue cela signifie que le nombre d’offreurs devient supérieur au nombre de demandeurs.

Quand il y une crise financière (= krach) cela correspond à une chute rapide des cours boursiers (ensemble des prix des produits financiers). Les demandeurs fuient le marché financier en revendant leurs titres et plus personne (offre) ne veut en acheter de peur de faire une mauvaise affaire.

Chaque pays riche a dans sa capitale économique une bourse nationale et des indicateurs spécifiques.

Par exemple, la bourse de Paris a le Cac 40 comme indicateur de bonne santé boursière. En fait cet indicateur ne recense que la valeur moyenne pondérée des 40 actions d’entreprises françaises les mieux cotées. Idem pour le Dow Jones à New York qui recense la moyenne pondérée des 30 actions sélectionnées.

1.2.2 La survenue des crises dans l’histoire

Pour lundi 26 avril

Faire les exercices 2 page 134 et ex 4 page 135. ATTENTION, à la question 2 de cet exercice il y a une erreur, appuyez vous sur le doc 2 page 134 et non le doc 1 qui ne vous aide pas.

Je corrigerai 1/4 de la classe comme d’habitude en prenant une ligne, une colonne sur mon plan de classe.

II Les causes des crises financières

2.1 Endettement et crédit bancaire

On appelle cycle du crédit le phénomène suivant : en période d’expansion, on observe une forte hausse des crédits, car les agents empruntent et les banques sont confiantes dans les remboursements. Inversement, en période de récession, les crédits remboursés sont supérieurs aux crédits distribués.

Ce cycle du crédit constitue un mécanisme qui génère des chocs essentiellement de demande.

En période d’expansion économique, surtout si la situation économique est saine (faible taux

d’intérêt, faible inflation), le « paradoxe de la tranquillité » (H. Minsky) joue : les agents

s’endettent, financent des investissements ou une consommation à crédit, ce qui dynamise la

demande et renforce la croissance donc l’optimisme général. Cependant, le taux d’endettement

des agents augmente, des crédits sont accordés à des agents moins solvables, des

comportements spéculatifs se développent, des bulles peuvent se former sur les prix de certains

actifs. En fixant des taux d’intérêt trop bas en période d’expansion, les banques centrales

peuvent amplifier ces comportements, tout comme les banques commerciales lorsqu’elles

prêtent à des agents économiques ayant des projets trop risqués.

Ces excès peuvent conduire à une crise financière et plonger l’économie réelle dans la crise par

la conjonction des effets richesse négatifs sur les ménages, de la destruction des capitaux

propres des entreprises et des banques, du climat de pessimisme qui s’installe et qui peut

entraîner l’effondrement de la demande globale, de l’offre et de la demande de crédit. C’est ainsi

que la dette conduit au « boom économique » et que celui-ci conduit à la crise lorsqu’un

événement provoque le retournement des anticipations et la contraction de l’offre de crédit des

banques. Les mécanismes qui avaient accéléré la croissance jouent alors dans le sens d’une

amplification de la récession, voire de la dépression.

Doc 2 page 136 lire le texte

2.2 Les bulles spéculatives finissent par déclencher des crises

La théorie suivante provient des travaux de JM . Keynes

En économie réelle, les entrepreneurs essaient de prévoir l’état futur de la demande, c’est la demande effective. Ceci afin de fixer leurs investissements au niveau d’activité future.

L’investissement est réalisé si le taux de profit est supérieur au taux d’intérêt (pour que le coût de l’emprunt de l’entreprise soit inférieur au bénéfice). Mais l’investissement ne dépend pas seulement de ce calcul, il dépend de la demande effective. Les entrepreneurs ont -ils confiance en l’avenir ?

Ce niveau de confiance détermine les fluctuations économiques. En période d’expansion, les entrepreneurs sont euphoriques, leur niveau de confiance est au plus haut, le taux d’investissement est haut.

Quand le te taux d’intérêt progresse ou que la consommation se tasse, les anticipations des entrepreneurs se retournent, ils arrêtent d’investir et contribue à précipiter la crise.

Là les anticipations sont durablement pessimistes.

En matière d’économie financière.

Comment raisonnent les acteurs sur les marchés financiers. ?

JM Keynes utilise la métaphore du concours de beauté. Lire l’extrait de la théorie générale, 1936 ci dessous :


Les acteurs sur les marchés financiers ont des comportements mimétiques, c’est à dire « moutonniers », ils anticipent le comportement moyen des autres acteurs.
Quelles conséquences sur les marchés financiers ? Les prix peuvent s’écarter durablement de la valeur réelle des entreprises. Il y a des emballements qui provoquent de l’instabilité sur ces marchés financiers qui toucheront l’économie réelle.


Exemple : Une Entreprise surcotée à la bourse, bénéficiera de financement même pour des projets très risqués, alors que d’autres entreprises n’en bénéficieront pas, alors qu’elles auraient des projets plus rentables. Les marchés n’allouent donc pas de façon maximisatrice les financements.

Points de définition

* bulle spéculative

augmentation auto-entretenue et excessive de l’écart entre le prix et la valeur fondamentale d’un actif (action, obligation, monnaie…)

* mimétisme

Comportement des intervenants sur les marchés financiers qui prennent au même moment des décisions similaires

* prophétie autoréalisatrice – RK Merton

anticipation d’un phénomène qui modifie les comportements de telle sorte qu’ils font advenir ce qui a été anticipé ou craint

La valeur boursière ne reflète pas toujours la valeur réelle d’une entreprise. Pourquoi ? Les acteurs sur le marché ont souvent des comportements spéculatifs. C’est à dire qu’ils achètent en vue d’une revente à une date ultérieure, avec pour objectif d’anticiper un changement de prix et non à une évolution de l’activité productive. La spéculation entretient une bulle spéculative où la valeur boursière devient « farfelue ». Pourtant, si tout le monde croit à cette cotation, la confiance règne puisque les acteurs ont des comportements mimétiques. Ce phénomène se nomme prophétie autoréalisatrice. Si tous les acteurs croient que la valeur de l’action de cette entreprise est forte, ils spéculent dessus et font encore augmenter la valeur de l’action. Cette nouvelle valeur dérive alors de plus en plus en loin de sa valeur réelle.

Exemple La tulipomanie

Citant Charles Mackay, John Kenneth Galbraith, dans sa Brève Histoire de l’euphorie financière (1992, édition française), évoque l’histoire de ce jeune marin hollandais du xviie siècle qui s’en alla déguster un beau hareng rouge, avec ce qu’il croyait être un oignon. L’objet de sa gourmandise était en fait un bulbe de Semper Augustus, tout juste arrivé du Levant et dont son propriétaire avait aussitôt constaté qu’il manquait à la cargaison fraîchement débarquée : il valait alors, au plus fort de la « tulipomanie » en 1636, quelque 3 000 florins, soit bien assez pour acquérir « un carrosse neuf, deux chevaux gris et leur harnais » ! Importée en Europe occidentale, à partir du xvie siècle, des pays de la Méditerranée orientale et, plus à l’est, de Constantinople notamment, la tulipe suscita en Hollande un engouement incroyable. La fascination des collectionneurs céda bientôt la place à des échanges purement spéculatifs. La spéculation se fixa là sur un bien étrange support, une fleur. Mais, tant que l’engouement persistait, chacun pouvait acheter un jour donné, même à un prix exorbitant et sans mesure aucune avec la valeur intrinsèque de la tulipe, en pensant pouvoir revendre à un prix encore plus démentiel le lendemain. Tant que tout le monde pensait ainsi, se berçant d’illusions, la bulle, en l’occurrence l’écart grandissant entre une valeur d’échange faramineuse et la faible valeur intrinsèque d’un bulbe de fleur, pouvait gonfler encore et encore. Sans qu’on sache l’expliquer, le retournement brutal eut lieu en 1637 : panique, ruines et faillites mirent fin au rêve hollandais, plongeant l’économie dans une récession durable.

Source : Jézabel Couppey-Soubeyran, encyclopedia-universalis.fr, 2019.

2.3 La contamination des crises financières aux autres secteurs de l’économie réelle

Lire le document 1 page 140

La survenue des crises financières

Les crises financières se déclenchent lors du retournement de la confiance. Hier, tous les acteurs du marché avaient confiance en la hausse du marché. Puis au fur et à mesure de la hausse de la spéculation, de l’écartement de la valeur boursière de la valeur réelle, de quelques indicateurs négatifs (exemple de la hausse des taux d’intérêts en 2006 conjugué à une baisse des prix de l’immobilier aux EU), le scepticisme gagne. Ce scepticisme se transforme alors en défiance rongeant la confiance passée. Ce retournement de convention est le moment de la crise -retournement de situation-. Les agents ne font plus des anticipations positives mais négatives, ils vendent leurs actifs et peu de personnes veulent acheter ce qui fait chuter les cours.

De la crise financière à la crise bancaire

Les banques sont des acteurs financiers incontournables. Lors d’une panique bancaire, une fraction importante des déposants peuvent vouloir retirer leurs dépôts au même moment : c’est ce qui s’est passé lors de la crise de 1929, avec à la clé une série de faillites bancaires à la fois aux Etats-Unis et en Europe. Elles cherchent alors à vendre en catastrophe pour avoir des liquidités, soit des capacités de paiement pour satisfaire tous les retraits de ces clients, faute de quoi elle sera insolvable.

Si la banque possède de nombreux actifs illiquides (placements difficilement vendables rapidement), elle sera en difficulté. Quand la rumeur propage l’idée que la banque est en difficulté, alors toujours plus d’épargnants vont venir demander leur argent. Voilà de nouveau une prophétie autoréalisatrice.

Exemple : en 1907 aux Etats Unis, une grande crise bancaire a lieu suite à une crise boursière (baisse de 50 % des valeurs). Les ménages retirèrent leurs argent – bank run ou ruée vers les guichets -, la panique se propagea et même les banques solides furent en difficultés car les épargnants n’avaient plus confiance dans leurs banques. La vente des actifs illiquides des banques fait baisser les prix des biens, d’autant qu’elles ne prennent pas le temps pour bien négocier les prix des biens. Ainsi les prix chutent d’autant plus vite entretenant la panique. Les banques abandonnement leurs prêts à long terme pour les entreprises, qui ont alors de plus en plus de mal à trouver des financements. Ce phénomène va nuire à la croissance économique

Des crises financières et bancaires à l’économie réelle

Définition économie réelle : ensemble des échanges sur les marchés des biens, services et du travail. Les indicateurs de bonne santé sont une forte croissance économique, forte consommation, fort taux d’investissement et un faible taux de chômage

Dossier d’exercice

Exercice 1, 2 et 3 page 144-145

La Monnaie

Introduction : La monnaie est au cœur du lien économique mais aussi du lien social et politique

Quel est le point commun entre toutes ces images ?

Réponse : Voici 4 monnaies qui ont eu cours dans l’histoire !

En effet, le bœuf est une monnaie ! Cet animal est la première forme de monnaie connu dans l’histoire. Le mot bétail signifie en latin pécus, d’où le terme de pécunier.

Il existe d’autres exemples de monnaie : Les carapaces de tortue… les dents d’animaux, le sel (les tribus Baruya), les haches, les hameçons ont été dans l’histoire des monnaies. Les billes, une monnaie pour les enfants ?

Keynes  « Il n’y a pas de moyen plus ingénieux et plus sûr de saper les fondements de l’ordre social que d’avilir la monnaie « 

Keynes est un économiste anglais, son œuvre a révolutionné la science économique. Nous verrons pourquoi bientôt, et ce qui distingue sa pensée des autres. Il vécut de 1883 à 1946

Définition de monnaie :

Pour certains la monnaie est un intermédiaire des échanges. Pour d’autres, la monnaie est un rapport social, une institution fondatrice de la société marchande.

Lire le doc 4 page 95

I Qu’est-ce que la monnaie ?

1.1 Les formes de monnaie.

1.2 Les trois fonctions de la monnaie

Exercice

II Qui crée la monnaie ?

2.1 Les banques créent de la monnaie

Comparons une banque avec une office notariale.

Le notaire est-il autoriser à prêter ? Oui avec des intérêts

Peut-il prêter plus que ce qui dispose en réserve ? Non

Pourquoi ? Sinon il exerce une activité où il n’est pas habilité, car cette activité est réservée aux banques.

Conclusion : Qu’est ce qui caractérise la profession de banquier ? Quelqu’un qui prête de la monnaie qu’il n’a pas.

Le mécanisme de la création monétaire

* Présentation du bilan des agents économiques

Comment les banques créent-elles de la monnaie ?

Définition de devise : monnaie étrangère

Qu’est-ce que la masse monétaire ?

Définition Quantité de monnaie en circulation dans une zone monétaire ou ensemble des actifs liquides.

L’évolution de la masse monétaire varie selon les émissions de crédits (essentiellement) et le remboursement de ceux-ci. Recopiez le schéma ci-dessous . Grace à la métaphore de la baignoire on comprend mieux l’évolution du niveau de la masse monétaire

Exercice sur la création monétaire

Le rôle de la banque centrale

*Présentation de la banque centrale

Définition de la banque centrale

Institution financière au sein d’un système bancaire hiérarchisé, assure la fonction de prêteur de dernier ressort, conduit la politique monétaire et exerce des fonctions de régulation du système financier.

2.2 Les contraintes de la création monétaire

La création monétaire peut engendrer de l’inflation

La banque centrale impose aux banques des réserves obligatoires

Le refinancement des banques commerciales auprès de la banque centrale

Exercice lire et faites les questions

*Qu’est-ce que le marché monétaire ?

Définition liquidité : désigne les disponibilités en monnaie centrale de la banque.

La banque centrale reste le prêteur en dernier ressort

III Zoom sur l’euro, un exemple de politique monétaire

Comment s’est réalisé la mise ne place de l’euro ?

L’euro a-t-il permis un meilleur financement des agents économiques ?

Quelle est la politique monétaire européenne ?

3.1 La mise en place de l’euro

Document Ecolflash.

La politique monétaire de la BCE
La mise en place d’une politique monétaire unique gérée par une banque centrale supranationale créée de toutes pièces dans une communauté d’Etats indépendants constituait un défi remarquable au 1e janvier 1999, date de la naissance de l’Euro. Elle devait, quasiment sans période de rodage et sans pouvoir s’appuyer sur des comportements ou une expérience passés, asseoir son organisation et sa stratégie, gagner la confiance des marchés financiers et de l’opinion publique, gages d’efficacité de sa politique monétaire.
(…) Très critiquée, souvent à juste titre dans son organisation, sa stratégie, sa communication ou ses actions, la BCE a pourtant réussi à s’imposer comme l’alterego de la banque centrale américaine (la Réserve fédérale) et présente un bilan tout à fait honorable (…) alors qu’elle a dû faire face à des conditions de démarrage et d’exercices difficiles (hétérogénéité de la zone euro, conséquences de la crise asiatique, forte hausse des cours du pétrole, attentats du 11 septembre 2001, amples fluctuations du taux de change euro/dollar…)
Ecoflash

Questions :

Q1/ A quelle date s’est mis en place l’euro ? A quelle date les ménages européens ont utilisé cette monnaie commune ?

Q2/ Quel critère d’efficacité met en avant l’économiste ? Pourquoi ?

3/ Remplir le tableau ci contre à l’aide des informations (tableau imprimé dans le polycopié)

Zoom sur l’euro, un exemple de politique monétaire
Définition de politique monétaire
Ensemble des actions visant à agir sur la situation économique par l’intermédiaire de la quantité de monnaie en circulation et/ou du taux d’intérêt.
Objectifs



Instruments 



Rapport de la banque centrale / politique

Bilan de l’euro
Atouts


Difficultés







Limites de la politique monétaire


3.2 Les débats autour de la politique monétaire

Définition Politique monétaire : Ensemble des actions visant à agir sur la situation économique par l’intermédiaire de la quantité de monnaie en circulation et/ou du taux d’intérêt.

Ses objectifs : Stabilité des prix et croissance économique + lutte contre le chômage

Les politiques monétaires 

Les canaux de transmission de la politique monétaire

– Le taux d’intérêt

– Le canal des marchés financiers

– Le canal du crédit

– Le canal d’anticipation et d’effet d’annonce

– Le taux de change

Conclusion

La politique monétaire est essentielle dans la conduite de l’économie. Des effets efficaces de ces canaux ont eu lieu pendant les 30 glorieuses.Seulement, depuis les années 1980, le développement des marchés financiers à cause de la libéralisation de l’économie les a remis en cause. Conséquence : baisse de l’efficacité des canaux de transmission : baisse de l’efficacité du canal du taux d’intérêt, hausse des anticipations des acteurs financiers.On parle aujourd’hui de « Tyrannie des marchés financiers ».

Il y a aujourd’hui divers points de vue théoriques qui s’affrontent pour mener les politiques monétaires.

Regardez la vidéo de synthèse : https://www.youtube.com/watch?v=NzFaKyr8APc

Définitions : monnaie, banque centrale, masse monétaire, marché monétaire, prêteur de dernier ressort, politique monétaire, taux d’intérêt, taux d’inflation

Bibliographie

Dominique Plihon, la monnaie et ses mécanismes, repères, 2013

Pierre Berger, la monnaie et ses mécanismes, que sais-je ? PUF, 1995

Bernard Gazier, John Maynard Keynes, que sais-je ? 2009

Chapitre 3 : Emploi, diplôme et salaire

 

Introduction 

I La hausse du niveau de qualification en France

1.1 Qu’est-ce qu’un diplôme ?

1.2 Qui est diplômé ?

1.3 Le milieu social influence –t-il l’acquisition de diplômes ?

II Qualification, chômage et salaire

2.1 La mesure du taux chômage

2.2 Qualification et chômage

2.3 Le rendement des diplômes en terme de salaire

2.4 Les autres déterminants dans la fixation des salaires

Conclusion

Notions clés : milieu social, taux d’activité, taux de chômage, qualification, population active, emploi, chômage, paradoxe d’Anderson

Document 1 – Les jeunes sont de plus en plus diplômés

Niveau de diplôme en % en 201725-34 ans55-64 ans
Enseignement supérieur > bac+33012
Baccalauréat2313
Aucun diplôme1433

Questions :

1/ Faites une phrase avec le chiffre en rouge

2/ Liez niveau de qualification et âge

3/ Montrez que ces chiffres attestent d’une massification scolaire

Document 3

Document 4

Document Les individus s’insèrent dans une société ou des « places » sont définies, et si l’école est un moyen relativement efficace pour atteindre les meilleures positions, la définition de ces places (…) n’est pas de son ressort (…) L’évolution de la structure de l’emploi et celle des flux de diplômés sont de plus en plus discordantes : entre les années 1960 et les années 1980, la proportion de cadres dans la population active est passée de 5 à 8% alors que la proportion de bacheliers parmi les jeunes sortant du système éducatif s’est élevée de 10 à 30%. Aujourd’hui, on compte dans la population active, environ 20% de cadres (…). Dans le même temps, on compte 74.5% de personnes dotées d’au moins un baccalauréat, ce chiffre s’élevant encore chez les jeunes générations (…)

Marie Duru-Bellat, l’inflation scolaire : les désillusions de la méritocratie, Editions du Seuil

Q1 : Complétez le tableau à l’aide du document ci-dessus


Part des emplois de cadres dans la population active (%)Part de tous les bacheliers dans une classe d’âge (%)
1960
1980
2021

Q2 : Mesurez les évolutions de 1960 à 2021 de la part des cadres dans la population active, puis celle des bacheliers.

Q3 : Que pouvez-vous conclure du lien emploi diplôme ?

Conclusion

Remplissez à l’aide des définitions ou des points importants du chapitre

Le niveau de …………………………. a augmenté dans la population ………………… . La ………………………………………………………………………… a permis aux femmes comme aux milieux populaires de faire des études. Sachant que toutes les études n’ont pas le même…….. sur le marché du travail, des inégalités persistent. Par exemple, le……….. est plus élevé chez les sans diplôme. Le …………………………………..explique aussi la plus grande concurrence entre les diplômés pour obtenir des emplois de cadres. Cette concurrence permet aux dirigeants d’entreprise de peser à la ……….. sur les salaires quitte à entretenir les …………… envers les femmes et à créer une classe de travailleur pauvre.