Introduction :
Qu’est-ce que la science économique ? Économie, science qui étudie la production et la répartition des richesses
Problématique : Qu’est-ce que la production ?
L’exemple de l’entreprise Mc Donalds
Pour satisfaire nos besoins, on produit des biens et des services. Qui les produit ? C’est à dire quelles organisations productives ?
Nous verrons ensuite que la production nécessite 4 facteurs : le principal le travail → capital
→ technologie
→ ressources naturelles
Nous étudierons les indicateurs économiques permettant de décrypter la bonne santé économique d’une entreprise. Et terminerons sur les grands enjeux sociaux et environnementaux de cette multinationale.
On prendra comme exemple Mc Donalds , car c’est une firme devenue internationale. Elle fut crée en 1940 par les frères Mc Donalds, aujourd’hui elle possède près de 38 000 restaurants.
PLAN
I Qu’est-ce que la production ?
1.1 La production marchande et non marchande de biens et services
1.2 Quelle organisation productive à Mc Donalds ?
II La production chez Mc Donalds
2.1 Quels sont les facteurs de production de Mc Donalds ?
2.2 Combien et que produit Mc Donalds ?
Exercice 1/ Remplissez le tableau suivant en utilisant les productions (soulignés) suivantes :
Le mercredi, Mc Donalds offre des livres aux enfants pour l’achat d’un menu Happy Meal. Un espace de jeu se situe à l’extérieur, il est baptisé Ronald Land. Cet aire de jeu n’est ni un jardin public ni un jardin partagé par des habitants qui cultivent ensemble leurs légumes. Les hamburgers de chez Mc Donalds ne sont pas produits dans les mêmes conditions que les hamburgers nous mangeons à la cantine du lycée.
| Production marchande | Production non marchande | |
| Biens | ||
| Services |
Document de cours

Document 1 Grève à McDo. « 80% des salariés sont sous le seuil de pauvreté »- R. Kevel. Avril 2021
Tu peux nous raconter à quoi ressemblent tes conditions de travail ? Nos conditions de travail sont vraiment médiocres. Que ce soient les équipements, qu’on doit parfois payer comme nos chaussures de sécurité, ou les pressions qu’on subit de la part de la direction. On nous pousse constamment à être plus rapides car pour eux le but du jeu c’est le chiffre d’affaires du restaurant. Mais nous on a des salaires de misère, il faut se rendre compte que 80 % des salariés sont sous le seuil de pauvreté et ça c’est dû au fait qu’on soit obligés d’accepter des contrats à temps partiels. Moi par exemple, j’ai un contrat de 24 heures par semaine et je suis aussi maman célibataire de 3 enfants. J’ai plusieurs fois demandé à ce que mon contrat soit augmenté et la seule réponse que me donnait ma direction c’est « fais des heures complémentaires pendant 3 mois et tu pourras augmenter ton contrat ».
En 2018, tu t’es syndiquée à la CGT et tu as créé une section CGT dans ton magasin, tu peux nous raconter comment ça s’est passé ? En 2018, j’en avais vraiment ras-le-bol du comportement de la direction, je connais des femmes qui ont subi des remarques sur leur physique, sur leur couleur de peau ou sur leurs relations amoureuses. La même année, j’avais une collègue qui subissait du harcèlement sexuel et quand elle l’a dénoncé, elle s’est faite virer ! Je voulais me syndiquer pour me défendre, me former, faire respecter les droits de salariés et améliorer nos conditions de travail. Mais il n’y avait aucun syndicat dans mon restaurant, on a donc monté avec une collègue notre propre section syndicale CGT. Au début on avait peur de la répression patronale, on s’est dit qu’on allait en chier. La direction raconte des rumeurs sur nous, ils veulent nous isoler. J’ai même été mise au placard parce que la direction mettait la pression aux collègues en expliquant qu’il fallait pas faire partie de la « clique d’Erika ». Du coup, on ne te dit pas bonjour, et à la longue ça devient compliqué.
Quel a été l’impact du manque de réponse de la direction sur votre mobilisation ? Forcément ça nous a un peu démoralisé mais avec la pandémie on a vu nos conditions de travail se dégrader davantage et ça donne envie de se battre. Avec le protocole sanitaire on doit tenir des distances de sécurité qui sont difficiles à respecter avec la façon dont on travaille. Avec le chômage partiel nos effectifs sont réduits mais du coup ils nous mettent encore plus la pression pour combler le sous-effectif, on se retrouve à devoir occuper plusieurs postes et courir de droite à gauche parce que les parents qui devaient garder leurs enfants avec la fermeture des écoles n’ont pas été remplacés. Par exemple, quand on arrive au travail on est à un poste mais sur trois heures de rush on va devoir occuper quatre postes différents. Pour couronner le tout, alors qu’on était déjà en sous-effectif, on nous a annoncé que Mc Donalds voulait en plus réduire la main-d’œuvre en mettant plus de salariés en activité partielle.
Tu as parlé de l’impact de la crise sanitaire sur vos conditions de travail, est-ce que vous avez été remerciés de vos efforts avec la prime Covid de 1 000€ ? Non, pas du tout. Lorsque qu’on a demandé à avoir la prime, la direction nous a répondu que la franchise avait perdu de l’argent et donc que ce n’était pas possible. Pour les collègues, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et donc on a décidé de se mettre en grève reconductible à partir du 17 avril, nous étions 28 salariés grévistes sur 46 équipiers. Le soir même le PDG m’a rappelé en nous certifiant qu’on aurait la prime Covid.
Question 1/ Listez les mauvaises conditions de travail chez Mc Donalds.
Question 2/ Quelles sont les conséquence de la crise covid ?
Document 2 Les failles du greenwashing chez Mc Donald’s
Première entreprise de restauration rapide au monde, symbole d’une industrie agroalimentaire dégradée, Mc Donald’s s’est récemment mis au greenwashing. Face à l’émergence d’une clientèle à la fois plus soucieuse de la qualité de son alimentation et régulièrement sensibilisée sur les dangers de la « malbouffe », l’entreprise américaine a adaptée sa stratégie. Elle a ainsi récemment modifié la couleur de fond de son logo, passant du rouge au vert. Si cette stratégie n’a pour l’instant été déployé uniquement en Europe, en France cette politique se double d’une tribune sur le site de Mc Donald’s consacrée à l’environnement, d’un blog alimenté par Delphine Smagghe, Directrice Environnement et Développement durable McDonald’s France et d’une politique de communication très active. Pourtant ces différentes mesures ne diminuent en rien les vulnérabilités du groupe : en mettant en avant son attachement – récent- à l’environnement Mc Donald comme d’autres entreprises qui ont entrepris de faire du greenwashing se doit d’être irréprochable.
Or le géant des fast-food demeure le symbole d’une industrie qui pollue et détruit et, surtout, reste la cible de choix des ONG environnementales. Mac Donald’s reste très vulnérable sur les thèmes qu’elle met en exergue tels que la traçabilité des matières premières, l’utilisation des emballages, le bien-être des animaux ou la consommation d’huile de palme dont l’utilisation massive entraîne la déforestation. En effet, sur le thème de la traçabilité, par exemple, Mc Donald’s affirme pouvoir établir la traçabilité de ses produits et se fournir essentiellement en produits issus de l’approvisionnement local. Or le principal fournisseur de poulet de Mc Donald’s, Cargill Foods France utilise chaque année 13 000 tonnes de viande de poulet. Quatre-vingt-six pour cent de la viande achetée est européenne. Elle est issue de France (45 %), d´Angleterre (37 %) et des Pays-Bas (4 %). Le reste (14 %) est importé du Brésil.Or la multinationale américaine de l’agroalimentaire Cargill (chiffres d’affaires: 70 milliards de dollars) dispose au Brésil de vastes installations, dont 13 entrepôts géants, pour le transit de soja destinées à nourrir les poulets d’élevage. Expédié en Angleterre, ce soja aboutit à l’entreprise d’élevage de poulet de batterie Sun Valley filiale de Cargill, laquelle fournit, avec une production d’un million de poulets par semaine, 50 % de la quantité de volailles utilisée par les McDonald’s en Grande- Bretagne et en Europe. L’opération contribue à la fois déforestation massive de l’Amazonie et décrédibilise l’un des axes de communication de Mc Donalds qui affirme l’attachement de l’entreprise à l’approvisionnement local. L’élevage de poulet en batterie remet également en cause son argumentation sur la prise en compte du bien-être animal. Selon Greenpeace, qui a produit sur le sujet une étude, plus de 25.000 km carrés de forêt ont disparu en 2005 pour faire place à la culture intensive du soja, culture qui bénéficie d’un prêt de 30 millions de dollars de la Banque mondiale, accordé à Blairo Maggi, le plus gros producteur brésilien de soja, afin qu’il développe ses plantations sur 2 millions d’hectares dans la forêt amazonienne. Autre axe de communication de Mc Donalds : le recyclage des emballages, en 2008 elle aurait économisait 121 tonnes de carton en réduisant le poids de ses emballages. Des chiffres impressionnant, au premier abord seulement, car chaque année Mc Donald’s produit 34 000 tonnes d’emballages. Le récent greenwashing de Mc Donalds peut servir à déstabiliser l’entreprise américaine en la mettant face à ses contradictions dans le domaine du développement durable et de l’environnement et plus particulièrement sur le thème de la traçabilité, du bien-être animal et du recyclage de ses emballages.
Myriam Serdouh
Question 1/ Qu’est-ce que le greenwashing ?
Question 2/ Listez les critiques environnementales que l’on peut faire à Mc Donalds.
Pourquoi les paysans démontent le Mc Donalds de Millau ?
Question 1 Pourquoi les manifestants crient Chirac en prison et José à la maison ?
Question 2 Comment voyez vous que le journaliste n’approuve pas cette lutte ?


