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Abus de position dominante
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Situation dans laquelle une entreprise utilise son poids important face à ses concurrents pour biaiser les marchés à son profit.
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Acculturation
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Ensemble des phénomènes qui résultent d’un contact continu et direct entre des des cultures différentes et qui entraînent des changements dans les modèles culturels initiaux de l’un ou des deux groupes.
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Accumulation du capital
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Réinvestissement permanent des profits pour développer les moyens de production et les profits futurs
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Actifs
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Individus occupant ou recherchant un emploi.
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Actifs financiers
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Éléments de patrimoine pouvant générer un flux positif de revenus
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Action
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Titre de propriété d’une fraction du capital social d’une société qui donne droit à :
1) un revenu (dividende) variable en fonction du résultat annuel
2) un droit d’information et de contrôle sur la gestion de l’entreprise
3) un droit de vote à l’Assemblée générale
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Action collective
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Toute action dans laquelle des individus se mobilisent en vue d’atteindre des fins partagées. Plusieurs éléments favorisent l’action collective : l’existence d’un intérêt commun, des incitations à la participation, l’attitude du pouvoir politique à l’égard des revendications.
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Action publique
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Action conduite par l’autorité politique en vue de rechercher des solutions aux problèmes publics d’une société
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Action rationnelle en finalité
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Action orientée dans un but utilitariste qui implique l’adéquation entre fins et moyens (par exemple l’entreprise capitaliste qui maximise son profit).
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Action rationnelle en valeur
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Action rationnelle (réfléchie et cohérente) orientée par l’adhésion à des valeurs morales, politiques ou religieuses.
Exemple : le noble qui se bat en duel pour sauvegarder son honneur).
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Action sociale
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Trois critères permettent de déterminer le caractère social d’une action :
1) Les individus qui agissent doivent le faire en tenant compte de l’existence et du comportement des autres.
2) L’action doit revêtir une signification pour les autres.
3) L’individu doit tenir compte de la façon dont son action est perçue par les autres.
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Administration
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Organisation productive ayant une activité non marchande
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Administration privée
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(ISBLSM pour la CN) : une administration privée, comme une association, par exemple, est financée par les cotisations des adhérents, en contre partie des services rendus à ceux-ci et par des subventions.
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Administration publique
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Une administration publique est financée par les prélèvements obligatoires, elle fournit des services non marchands et procède à des opérations de redistribution; pour la CN, les APU constituent un secteur institutionnel qui regroupent les administrations, aux niveaux central et local, ainsi que les administrations de Sécurité sociale.
Il ne faut pas confondre administrations publiques et entreprises publiques, ces dernières étant classées parmi les sociétés financières ou non financières selon leur activité principale.
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Agence
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La théorie de l’agence repose sur la mise en place d’un contrat où la personne principale (l’actionnaire) engage une autre pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation de pouvoir.
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Agenda politique
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Phénomène social perçu comme appelant un débat et une intervention des autorité publiques, amenant les acteurs concernés à l’inscrire à l’ordre du jour politique
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Aléa moral
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Risque qu’un individu adopte un comportement opportuniste après la conclusion d’un contrat du fait de l’existence d’asymétries d’informations
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Allocation des ressources
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Processus par lequel les facteurs de production disponibles dans une économie sont alloués (affectées) aux différents usages économiques possibles.
Pour les économistes libéraux, le libre jeu du marché et la variation des prix relatifs conduisent spontanément à une affectation optimale des ressources. D’autres économistes (O. LANGE par ex.) considèrent que seule la planification peut réaliser une allocation des ressources correspondant aux intérêts de la collectivité. Dans une optique néoclassique, l’économie du bien être considère que l’État peut être conduit à modifier l’allocation des ressources réalisée par le marché.
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Anomie
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Affaiblissement voire absence de règles dans une société qui conduisent à un déficit de régulation.
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Assistance
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Aide accordée aux individus qui sont dans l’impossibilité de se procurer, avec leurs propres ressources, ce qui est essentiel à la satisfaction des besoins fondamentaux de l’existence (pas de logique contributive).
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Association
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Organisation qui repose sur l’adhésion volontaire de ses membres et qui poursuit un but non lucratif. Elle peut avoir une activité non marchande (elle relève alors de l’économie solidaire) ou une activité marchande (elle relève alors de l’économie sociale). (loi 1901)
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Assurance
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Activité qui consiste à transformer les risques individuels en risques collectifs. Au cœur du modèle bismarckien mis en place en All. à la fin du XIXème siècle, la logique d’assurance sociale est fondée sur le travail (chaque travailleur cotise à l’assurance et la protection est limitée aux seuls travailleurs), et les prestations sont proportionnelles aux cotisations.
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Asymétries d’information
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Quand dans le cadre d’un contrat, un agent possède plus d’informations qu’un autre
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Autofinancement
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Part de ses investissements qu’un agent finance avec ses propres ressources.
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Autorité
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Pouvoir de se faire obéir reposant sur un fort degré de légitimité et un faible degré de coercition.
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Avantages absolus
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Chaque pays doit se spécialiser dans la production pour laquelle le coût unitaire est inférieur à celui prévalant dans les autres pays.
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Avantages comparatifs
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Chaque nation a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle le coût de production sera le plus faible par rapport aux autres produits et par rapport aux autres pays.
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Balance commerciale
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Elle comptabilise les flux d’exportations et d’importations de biens. Les exportations sont généralement comptabilisées franco à bord (FAB). Les importations sont généralement comptabilisées coût assurance fret (CAF).
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Balance des paiements
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Document comptable qui enregistre l’ensemble des transactions économiques et financières d’une économie avec le reste du monde. Il existe 4 rubriques dans la balance des paiements :
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Le compte des transactions courantes : les opérations portant sur les biens, les opérations portant sur les services, les opérations portant sur les revenus (rémunérations des salariés et revenus d’investissement) et les transferts courants (aide publique au développement, coopération internationale…)
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Le compte de capital enregistre : les transferts en capital (transfert de propriété d’un actif fixe, remises de dettes) et les acquisitions d’actifs non financiers non produits
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Le compte financier enregistre les investissements directs à l’étranger (IDE), les investissements de portefeuille, les produits financiers dérivés et avoirs de réserve.
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Le poste erreurs et omissions reflète les difficultés d’enregistrement des opérations économiques internationales (poste d’ajustement) L’importance de ce poste, au niveau mondial, pose le problème du « trou noir » de la balance des paiements.
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Banque centrale
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Institution financière au sein d’un système bancaire hiérarchisé, assure la fonction de prêteur de dernier ressort, conduit la politique monétaire et exerce des fonctions de régulation du système financier.
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Banque mondiale
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Organisme des Nations unies créé en 1944 pour assurer le financement de la reconstruction en Europe. Elle est désormais spécialisée dans le financement des pays en voie de développement.
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Barrières à l’entrée
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Obstacles que peut rencontrer une entreprise pour pénétrer sur un marché. Ils peuvent être :
1) d’ordre technologique (économies d’échelle, effets d’apprentissage,…)
2) liés au coût d’installation
3) liés aux politiques hostiles des entreprises déjà en place
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Barrières à la sortie
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Obstacles que peut rencontrer une entreprise pour sortir d’un marché. Les coûts fixes irréversibles constituent un obstacle à la sortie car leur non recouvrement en cas de sortie limite les possibilités d’une entrée temporaire rentable.
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Barrières non tarifaires
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Tous les obstacles, autres que les droits de douane, mis à l’entrée des marchandises. Ce peut être des limitations quantitatives (quotas), des normes sanitaires ou techniques,…
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Barrières tarifaires
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Droits de douane que les produits étrangers devront supporter à leur entrée sur le territoire national.
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Besoin de financement
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Situation d’un agent économique dont les dépenses sont supérieures aux ressources propres.
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Bien
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Produit matériel de l’activité de production.
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Biens collectifs
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Biens dont la consommation n’obéit pas au principe de rivalité c’est-à-dire dont l’usage est ouvert simultanément à tout un groupe. On distingue les biens collectifs purs, pour lesquels une discrimination par les prix n’est pas possible, des biens collectifs impurs pour lesquels une discrimination par les prix est possible.
Les biens collectifs gérés par l’État et les biens tutélaires (biens que la puissance publique produit pour des raisons éthiques et politiques) constituent les biens publics.
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Biens communs
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Biens rival et non excluable, comme les nappes, le climat, biodiv, ress halieutiques
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Biens privés
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Biens qui possèdent les propriétés de rivalité (la consommation de ce bien par un individu empêche celle d’un autre) et d’exclusion par les prix (possibilité d’en rationner l’accès par les prix).
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Bilan
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Document comptable qui décrit l’état du patrimoine d’une entité à une date donnée
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Brevets
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Titres de propriété temporaire sur un procédé ou un produit accordé par l’Etat à l’inventeur. Le brevet lui donne un monopole d’exploitation qu’il peut vendre ou louer (une licence). La durée des brevets dépend de la législation nationale.
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Bureaucratie
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Modèle d’organisation du travail élaboré par Max Weber issu du processus de rationalisation des activités. C’est l’idéal typique de la domination légale rationnelle.
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Capacité de financement
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Situation d’un agent économique dont les ressources propres sont supérieures à ses dépenses.
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Capital
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1) Stock de richesses qui permet à son propriétaire de produire d’autres richesses suite à des investissements. et de toucher un revenu appelé un profit.
2) Au sens de la comptabilité nationale, le capital désigne l’ensemble des moyens de production et il doit donc être différencié des capitaux en tant que moyens financiers.
3) Dans la théorie économique le terme capital revêt plusieurs sens : chez les néo-classiques, c’est un facteur de production ; chez K. Marx, c’est un rapport social (le capital n’existe pas sans le salariat) ; pour les autrichiens, c’est un « détour de production »…
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Capital circulant
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Capital dont la valeur est entièrement détruite lors du cycle de production, ou non utilisable pour un autre cycle.
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Capital culturel
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Ensemble de ressources et de dispositions culturelles que possèdent un individu. On distingue le capital culturel intériorisé (intérêt pour la culture, sensibilité aux œuvres culturelles, savoir percevoir un tableau), objectivé (bibliothèque, collection de disques) ou institutionnalisé (diplômes scolaire et universitaire essentiellement). Le capital culturel est donc à la fois hérité et acquis.
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Capital économique
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Ensemble des ressources (revenu et patrimoine) d’un ménage qui lui permettent de défendre sa position sociale et celle de ses enfants.
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Capital fixe
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Capital qui peut concourir à plusieurs cycles de production
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Capital pour Pierre Bourdieu
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Ensemble des ressources utilisables et mobilisables par un individu du fait de sa position dans l’espace social.
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Capital institutionnel
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Ensemble des cadres mentaux, juridiques et politiques qui structurent les relations sociales et peuvent contribuer à la croissance et au bien être
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Capital humain
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Capacités intellectuelles et professionnelles d’un individu qui lui assurent des revenus monétaires futurs
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Capital naturel
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Facteur de production issu de la nature
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Capital social
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Ensemble des facilités sociales qu’un ménage ou un individu est capable de mobiliser à son profit et au profit de ses enfants.
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Capital technique (ou capital physique)
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Ensemble des biens reproductibles susceptibles d’accroître l’efficacité du travail humain. Il inclut le capital fixe et le capital circulant.
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Capitalisme
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Système économique qui repose sur le salariat et qui est caractérisé par l’accumulation du capital. Le plus souvent, le capitalisme est basé sur la propriété privée des moyens de production et sur la régulation marchande.
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Capitaliste
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Propriétaire des moyens de production.
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Catégories socioprofessionnelles (CSP)
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Terminologie utilisée dans la nomenclature socioprofessionnelle de 1954 à 1982, remplacée depuis par PCS (profession et catégorie professionnelle)
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Cartel de producteurs
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Accord entre des producteurs qui a pour résultat de limiter ou de supprimer la concurrence sur un marché
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CDD
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Contrat de travail comportant une limite temporelle
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CDI
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Contrat qui ne prend fin qu’à la suite d’une volonté de rupture du travailleur ou en cas de faute grave remettant en cause
les termes mêmes du contrat
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Changement social
(Guy ROCHER)
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Transformation durable des structures de l’organisation sociale et de la culture.
Toute transformation observable dans le temps, qui affecte d’une manière qui ne soit pas que provisoire ou éphémère, la structure ou le fonctionnement de l’organisation sociale d’une collectivité donnée et modifie le cours de son histoire.
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Chiffre noir de la délinquance
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Infractions qui échappent aux statistiques officielles.
= Enq de victimisation – stats policières
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Chômage
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Ensemble des personnes qui sont privées d’emploi et qui en recherchent un.
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Chômage au sens de l’ANPE
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Sont considérés comme chômeurs les individus inscrits à l’ANPE, en principe sans emploi, recherchant effectivement un emploi et disponibles pour en occuper un.
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Chômage au sens du BIT
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Sont considérés comme chômeurs les individus sans travail et n’ayant pas travaillé ne serait ce qu’une heure au cours de la semaine précédant l’enquête, disponibles pour occuper un emploi dans un délai de 15 jours et recherchant effectivement un emploi.
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Chômage conjoncturel
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Chômage dû à un ralentissement de l’activité économique.
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Chômage frictionnel
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Chômage incompressible qui apparaît quand des travailleurs quittent volontairement un emploi pour en rechercher un autre.
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Chômage involontaire
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Situation dans laquelle des actifs qui accepteraient de travailler au salaire courant ne trouvent pas d’emploi. Pour Keynes, le chômage résulte de l’insuffisance de la demande effective qui entraîne un niveau d’investissement et donc de production qui ne permet pas d’employer la totalité de la main d’œuvre disponible. Ainsi l’économie peut se retrouver durablement ancrée dans une situation d’équilibre de sous-emploi.
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Chômage structurel
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Chômage chronique qui traduit un déséquilibre profond et durable du marché du travail, lié soit à une insuffisance de la production soit à l’inadéquation des qualifications des offreurs de travail aux besoins qualitatifs des entreprises, soit encore à l’accélération du progrès technique (chômage technologique).
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Citoyenneté
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Ensemble des normes juridiques et des pratiques sociales qui fondent le statut de citoyen. La citoyenneté est historiquement liée à la démocratie et suppose l’existence d’individus jouissant de droits civils (libertés fondamentales) et politiques (droit de vote, éligibilité…).
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Citoyenneté européenne
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Droit de participer à l’ordre politique européen du fait de la détention de la citoyenneté d’un État membre
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Contrat de travail
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Convention écrite par laquelle le salarié s’engage, sous certaines conditions à mettre son activité au service de l’employeur, sous la subordination duquel il se place, moyennant rémunération
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Classes sociales (conception nominaliste Max Weber)
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Les classes sociales sont des outils de classement. Une classe regroupe des individus qui se trouvent dans la même situation de classe, c’est-à-dire placés dans une même situation économique, ayant des chances semblables de se procurer des biens et ayant les mêmes intérêts économiques.
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Classes sociales (conception réaliste Karl Marx)
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Ensemble des individus qui occupent la même place dans le mode de production. Dans le mode de production capitaliste on assiste à une polarisation des classes sociales. Il existe deux classes sociales fondamentales : la classe des prolétaires, disposant de sa seule force de travail, subit l’exploitation des capitalistes, propriétaires des moyens de production.
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Cohésion sociale
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Caractéristique des organisations sociales qui résulte des processus d’intégration social et qui rend compte de la stabilité, de la force et de l’intensité des relations sociales qui unissent les membres de la société.
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Commerce inter branches
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Échanges internationaux qui portent sur des produits issus de différentes branches, par exemple des automobiles contre des matières premières. C’est cette structure du commerce international que la théorie des avantages comparatifs entend expliquer.
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Commerce international
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Ensemble des échanges de biens et services entre des agents résidents sur des territoires économiques différents.
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Commerce intra branche
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Échanges de produits issus d’une même branche qui peuvent être différenciés horizontalement (produits similaires de qualité identique) ou verticalement (qualité différente).
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Commerce intra firme
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Échanges entre la maison mère et ses filiales ou entre filiales d’une même FMN.
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Communautarisme
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Conception politique selon laquelle les droits des individus sont d’abord des droits collectifs liés à leur appartenance à telle ou telle communauté ethnique, religieuse ou culturelle.
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Compétitivité
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Aptitude à faire face à la concurrence. Elle s’applique aux entreprises aussi bien qu’aux nations. La compétitivité traduit la capacité à conserver ou augmenter les parts de marché face à la concurrence.
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Compétitivité hors prix
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Aptitude à faire face à la concurrence qui repose sur d’autres déterminants que les prix (différenciation des produits, qualité des produits, capacité d’innovation, souplesse d’adaptation à la demande…)
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Compétitivité prix
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Capacité à proposer sur le marché des produits à des prix inférieurs à ceux des concurrents.
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Comportement politique
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Ensemble des activités par lesquelles les gouvernés tentent directement ou indirectement d’influencer les gouvernants
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Compte de résultat
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Document comptable qui évalue l’appauvrissement ou l’enrichissement d’une organisation imputable aux opérations
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Concentration
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Processus d’accroissement de la taille des entreprises qui aboutit au contrôle d’une part croissante du marché par une ou plusieurs d’entre elles.
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Concentration conglomérale
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Désigne la tendance à réunir sous le contrôle d’un même centre de décisions des entreprises exerçant des activités très différentes. Pour certains, il s’agit de la forme la plus aboutie des stratégies de diversification.
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Concentration horizontale
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Forme de concentration qui réunit sous le contrôle d’un même centre de décision des entreprises fabriquant un même produit ou groupe de produits.
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Concentration verticale
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Désigne la tendance d’une entreprise à s’accroître au sein de sa filière en direction de l’amont (en vue de mieux maitriser ses sources d’approvisionnement) ou de l’aval (en vue de mieux maîtriser ses débouchés). Il s’agit donc de réunir en son sein un ensemble d’entreprises intervenant à différents stades du processus productif. On parle aussi de stratégie d’internalisation.
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Concurrence
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Situation de marché dans laquelle il existe une « compétition » entre vendeurs et entre acheteurs. Cette compétition peut porter sur les prix, les caractéristiques d’un produit, etc. La CPP n’est qu’un cas particulier de concurrence. Il existe diverses formes de concurrence imparfaite.
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Concurrence monopolistique
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Situation de concurrence dans laquelle les entreprises différencient tellement leurs produits qu’elles se trouvent disposer d’un certain monopole pour leurs propres produits.
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Concurrence pure et parfaite
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5 hypothèses :
1) atomicité : il doit exister une multitude d’offreurs et de demandeurs, de taille comparable de telle façon qu’aucun d’entre eux ne puissent influencer la détermination du prix du bien.
2) fluidité : libre entrée et libre sortie du marché.
3) homogénéité : les produits disponibles sur les marché doivent être parfaitement standardisés.
4) transparence: les offreurs et les demandeurs disposent d’une information parfaite et gratuite sur les conditions du marché.
5) mobilité : les facteurs de production doivent pouvoir à tout moment se déplacer du marché d’un bien à celui d’un autre bien.
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Conflit
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Le conflit social est une opposition entre des groupes sociaux sur des idées, des positions ou des intérêts divergents.
Opposition entre des individus ou des groupes sociaux défendant des valeurs ou des intérêts divergents et cherchant à instaurer un rapport de force en leur faveur (notamment dans la répartition des richesses matérielles ou symboliques). Le conflit n’est pas nécessairement lié au travail, il peut avoir des causes ethniques, religieuses…
On peut distinguer trois grandes traditions dans la façon d’aborder le conflit en sciences sociales :
1) dans la tradition marxiste, le conflit oppose des classes sociales (lutte des classes) et est le moteur de l’histoire
2) chez E.Durkheim, T. Parsons ou D.Bell, qui privilégient l’ordre social, le conflit est perçu comme pathologique, comme l’expression d’un défaut d’intégration (affaiblissement des règles)
3) chez G.Simmel, L.Coser ou J.D. Reynaud, le conflit a une fonction de socialisation et de régulation : en effet, il participe à renforcer la cohésion sociale au sein des groupes en opposition mais aussi entre les groupes en opposition dès lors qu’il contribue à faire émerger de nouvelles règles sur la base de compromis.
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Conflits culturels
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Opposition entre un ou plusieurs groupes de cultures différentes et concurrentes afin de faire valoir et reconnaître leurs particularismes. Les conflits culturels peuvent voir s’affronter une culture dominante est une culture dominée (lors de la colonisation par exemple), des groupes minoritaires ou majoritaires (les conflits ethniques par exemples), des cultures légitimes et des cultures illégitimes (culture bourgeoise et culture ouvrière)
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Conformité
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Attitude qui respecte la norme et qui est perçue comme telle.
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Conscience collective
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Ensemble des croyances et des sentiments communs à la moyenne des membres d’une société. Elle forme un système déterminé qui a sa vie propre indépendamment des consciences individuelles.
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Conscience de classe
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Conscience qu’ont les membres d’une classe sociale de partager la même condition. Elle permet le passage de la classe en soi à la classe pour soi.
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Consommation
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Utilisation de biens et de services destinée à satisfaire des besoins humains.
Utilisation d’un bien ou d’un service qui entraîne à plus ou moins long terme sa destruction.
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Consommation collective
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Utilisation de biens et services fournis par les administrations publiques. Une partie de ces services est strictement collective (justice, police, défense) tandis qu’une autre est individualisable (enseignement, santé par exemple)
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Consommation finale des administrations
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Ensemble des services non marchands produits par les administrations publiques et privées (elle est évaluée à partir des coûts de production déduction faîte des paiements partiels effectués par les ménages). Elle comporte 2 volets :
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Consommation finale
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Valeur des biens et des services utilisés pour la satisfaction directe des besoins
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Consommation finale des ménages
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Elle correspond à l’achat de biens et services financés directement par les ménages (biens et services marchands, part des dépenses de santé, d’éducation, et de logement restant à leur charge)
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Consommation finale effective des ménages
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Elle correspond aux biens et services qu’utilisent (ou consomment) les ménages quelle que soit la manière dont cette consommation est financée. Elle regroupe la consommation finale des ménages (dont ils supportent directement le coût) et la consommation de services individualisables produits par les Administrations Publiques (c’est-à-dire qui ne s’adressent qu’aux ménages, soit principalement la santé et l’éducation, mais pas la justice) ou par les ISBLSM.
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Consommation intermédiaire
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Valeur des biens et services qui sont entièrement consommés ou transformés au cours du processus de production.
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Consommation ostentatoire
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Utilisation de la consommation pour montrer sa position sociale ou celle à laquelle on aspire
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Contrainte budgétaire
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Réduction du degré d’autonomie des politiques nationales due au budget de l’Etat (au sens large). Cette contrainte peut être outrepassée par un déficit public (dépenses publiques > prélèvements obligatoires) mais celui-ci accroît la dette qui pèse sur l’économie nationale.
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Contrainte extérieure
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Réduction du degré d’autonomie des politiques économiques nationales qui résulte de l’interdépendance croissante des économies au niveau international.
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Contrainte sociale
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Ensemble des normes et des valeurs qui déterminent les comportements sociaux des individus.
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Contraintes
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Limitation d’autonomie. Les contraintes peuvent s’exprimer par des règles codifiées (loi), par le seul regard d’autrui, ou encore par l’individu lui-même (auto-contrainte).
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Contrat de travail
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Convention, généralement écrite par laquelle le salarié s’engage à mettre son activité à la disposition de l’employeur, sous la subordination duquel il se place, moyennant une rémunération. Le contrat précise la fonction occupée par le salarié, sa qualification, son niveau de rémunération, la durée et le lieu de travail.
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Contrat social
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Selon Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) le contrat social est un pacte fondateur de la société (du lien social). Chaque individu renonce à une partie de sa liberté et à l’usage de la violence pour se soumettre à des autorités politiques afin d’obtenir la paix sociale et des libertés civiles.
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Contre pouvoirs
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Institution ou groupement politique, économique ou social dont l’action vise à contraindre le pouvoir en place.
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Contrôle social
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Processus par lequel la société assure le maintien des règles en incitant les individus à avoir des comportements conformes aux normes
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Contrôle social formel
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Maintien des règles grâce à des écrits
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Contrôle social informel
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Maintien des règles par la réprobation individuelle ou collective
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Convention collective
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Accord écrit, entre les patronats et les syndicats représentatifs des salariés, relatif aux conditions de travail.
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Coopération (ou joint venture)
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Groupement de plusieurs entreprises ou organismes financiers qui s’associent pour réaliser un investissement ou une opération commerciale.
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Coopération
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Comportement commun entre des invidus pour la réalisation d’un même objectif
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Coopérative
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Société formée par un groupement de personnes qui obéit aux principes de l’économie sociale (propriété privée des moyens de production et but non lucratif).
Ses règles de fonctionnement sont les suivantes :
1) l’adhésion est libre, moyennant le coût de l’adhésion ;
2) chaque coopérateur ne dispose que d’une voix quelque soit son apport ;
3) l’apport en capital est rémunéré par un intérêt et non par une part du bénéfice ;
4) le profit ne constitue pas l’objectif de la coopérative qui vise à fournir des avantages à ces membres.
On distingue parmi les coopératives
1) les SCOP qui produisent des biens et services ;
2) les coopératives de production qui regroupent de petits entrepreneurs en vue d’améliorer leurs conditions d’approvisionnement et de ventes ;
3) les coopératives de consommation dont l’objectif est de procurer aux sociétaires des biens et services dans les meilleures conditions.
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Coordination des politiques économiques et sociales
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Forme de coopération entre Etats nationaux qui les incite à élaborer des politiques économiques et sociales dans un cadre national, tout en tenant compte des interdépendances entre pays. Cette coordination est destinée à accroître l’efficience des politiques économiques et sociales en assurant leur compatibilité.
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Cosanguinité
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Fait de posséder un ancêtre commun
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Cotisation sociale
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Un PO sur les revenus des agents éco servant à financer la protection sociale
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Coût
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Dépense de l’entreprise indispensable à la réalisation de son activité. C’est aussi le prix de revient d’un bien ou d’un service.
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Coût de transactions
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Ensemble des coûts en temps, en énergie et financiers liés à un processus d’échange ou de négociation
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Coût du travail
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Le coût du travail est constitué de toutes les dépenses induites par l’utilisation du facteur travail dans l’entreprise. Le coût du travail correspond au salaire net auquel on ajoute le coin socio-fiscal c’est-à-dire les cotisations (et les taxes) patronales et salariales.
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Coût fixe
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Coût indépendant du volume de la production à CT.
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Coût moyen ou coût unitaire
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Coût total divisé par les quantités produites.
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Coût marginal
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Coût entraîné par la production de la dernière unité produite
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Coût salarial
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Ensemble des charges qui sont liés à l’utilisation du facteur travail. Salaire brut + cotisations sociales employeurs + impôts sur les salaires + sommes versées au CE + compléments découlant d’obligations contractuelles de l’entreprise / son personnel
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Coût total
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Ensemble des coûts correspondant à un volume de production donnée.
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Coût variable
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Coûts dépendant des quantités produites.
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Coutumes
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Ensembles des pratiques culturelles transmises par la tradition.
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Création monétaire
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Il y a création monétaire à chaque fois qu’une institution financière monétaire monétise une créance. Les banques ont donc un pouvoir de création monétaire ex nihilo puisqu’elles convertissent une créance qui n’est pas de la monnaie en une créance dotée d’un pouvoir libératoire général. La monétisation de créance peut prendre des formes diverses : mobilisation d’effets de commerce, octroi d’un découvert bancaire, conversions de devises en monnaie nationale, etc
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Crédit
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Opération qui permet au débiteur de différer son paiement ou qui permet à un agent de disposer pendant un certain temps de fonds qui sont mis à sa disposition par un autre agent. Le plus souvent le créancier obtient une rémunération (le taux d’intérêt) versée par le débiteur.
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Crise
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Moment de retournement de tendance de l’activité économique, qui met fin à l’expansion pour déboucher sur une récession ou une dépression.
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Croissance économique
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Augmentation soutenue des quantités produites dans une économie
Augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues d’un indicateur de dimension, pour une nation, le produit global net en termes réels.
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Croissance endogène
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Croissance résultant de facteurs qui dépendent du fonctionnement de l’économie (éduc, rech,infra) et qui permettent d’augmenter les gains de productivité
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Croissance potentielle
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Croissance maximale de la production qui peut être réalisée sans tensions inflationnistes compte tenu des facteurs de production disponibles et de l’état de la technologie
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Culture
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La culture est un ensemble de valeurs, de normes et de pratiques acquises et partagées par les membres d’une société.
Le concept de culture peut être envisagé selon 3 perspectives :
1) la culture peut être considérée comme un héritage, un patrimoine qui se transmet.
2) la culture est une construction sociale dépendante de la hiérarchie sociale, qui se renouvelle au contact des autres cultures et qui permet de garder les frontières d’une collectivité particulière.
3) pratiques culturelles par rapport à un système d’œuvre
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Culture civique
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Ensemble de valeurs, de représentations qui orientent les attitudes relatives à la participation du citoyen à l’organisation de la cité
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Culture de masse
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Ensemble des traits culturels communs qui tend à homogénéiser les différents groupes sociaux sous l’influence des médias de grande diffusion
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Culture politique
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Ensemble de valeurs, de représentations qui orientent la manière de participer au pouvoir ou d’exercer un contre pouvoir, et plus largement de concevoir le pouvoir et son organisation.
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Cycle de vie
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Modèle explicatif des choix d’épargne des individus aux différents âges de la vie
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Cycle long
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Cycle d’une durée moyenne de 50 à 60 ans.
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Cycles
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Fluctuations régulières, qui proviennent de la variation d’une ou plusieurs variables économiques.
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Déclassement
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Descente d’un individu dans l’échelle sociale. Il peut être scolaire (diplôme/emploi, intergénérationnel, intragénérationnel)
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Déflation
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Baisse cumulative du niveau général des prix.
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Déficit public
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Soldes négatifs des budgets de l’État, des collectivités locales et des administrations publiques
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Délinquance
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Ensemble de comportements délictueux punis par la loi.
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Délocalisation de la production
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Situation dans laquelle une entreprise, dont la production était localisée dans un pays donné décide de transférer tout ou partie de ses activités de production dans un autre pays.
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Demande globale
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Quantité de produits que les acheteurs sont prêts à acquérir pour un certain prix
Désigne en microéconomie la quantité d’un produit que les agents économiques sont prêts à acheter à un prix donné; en macroéconomie, la demande globale est l’ensemble des emplois de la production (CF, CI, FBCF, X).
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Demande anticipée ou effective
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Demande de biens de consommation et de production prévue par les producteurs qui détermine ainsi le niveau de l’emploi. Keynes
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Démocratie
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Pouvoir du peuple. Lincoln « gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple ». Elle suppose :
1) La possibilité pour les citoyens de désigner les gouvernants et de s’exprimer sur les différents choix politiques.
2) L’exercice d’une citoyenneté.
3) L’action des gouvernants est encadrée par des institutions et des règles juridiques qui protègent les citoyens contre l’arbitraire.
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Démocratie délibérative
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Forme de démocratie dans laquelle la délibération publique des citoyens constitue le noyau de la prise de décision
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Démocratie pour Alexis de TOCQUEVILLE
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1) état politique (égalité des droits et souveraineté populaire)
2) état social (uniformisation des modes de vie, disparition des castes héréditaires et augmentation de la mobilité sociale)
3) état d’esprit (les individus se sentent égaux)
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Démocratie participative
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Ensemble des procédures et des moyens qui permettent une plus grande implication des citoyens dans la vie politique et un rôle accru dans les prises de décisions
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Démocratie représentative
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Etymologiquement, démocratie signifie pouvoir du peuple. Néanmoins, dans une démocratie, le peuple n’exerce pas directement le pouvoir mais désigne des représentants qui décident pour lui (démocratie représentative) Certains, qui préconisent une participation active des citoyens aux choix politiques, défendent le principe d’une démocratie participative.
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Dépense
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Frais engagé dans une activité donnée.
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Dépenses publiques
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1) Sens strict : Dépenses financées par l’Etat.
2) Sens large : dépenses financées par l’Etat + dépenses des collectivités territoriales + dépenses des administrations de sécurité sociale.
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Dépression
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Baisse du niveau de l’activité économique qui se traduit par un taux de croissance négatif de la richesse nationale.
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Déréglementation
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Composante des politiques économiques qui vise à donner plus de place à l’initiative individuelle et à la régulation par le marché dans le fonctionnement de l’économie.
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Désaffiliation
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Processus traduisant le passage d’un individu de l’intégration à l’exclusion sociales
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Désenchantement du monde
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Processus d’élimination des conceptions magiques dans la compréhension et l’action sur les réalités sociales et matérielles. Ce mouvement est lié au processus de rationalisation qui caractérise la modernité.
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Déséquilibre extérieur
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Situation dans laquelle la balance des transactions courantes connaît un écart important et prolongé entre les flux entrants et sortants
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Désinflation
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Ralentissement du rythme de la hausse des prix.
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Despotisme démocratique
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Insertion d’un Etat tout puissant et bienveillant dans la vie des individus qui renoncent à leur autonomie individuelle au profit d’une égalité de traitement.
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Destruction créatrice
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Processus permanent de disparition et de restructuration des activités lié au caractère discontinu des innovations.
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Dette publique
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Ensemble des emprunts contractés par l’État (obligations et bons du trésor) pour financer généralement le déficit public ; par les collectivités locales et les administrations publiques
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Déterminisme
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Terme qui renvoie à deux définitions liées mais distinctes.
1) Le déterminisme est d’abord une doctrine (épistémologique) qui considère que tout événement a une cause (rien de ce qui est n’est sans raison d’être – P. Bourdieu) dont on peut rendre compte à partir de lois universelles (rendre raison de ce qui est). On distingue alors déterminisme mécaniste (telle cause produit tel effet) et déterminisme probabiliste (il est probable que telle cause produise, dans certaines conditions, tel effet).
2) Mais la notion renvoie aussi à celle de déterminisme social, qui est une conception (sociologique) que l’on trouve notamment chez Durkheim, selon laquelle les faits sociaux résultent de la contrainte sociale (générée notamment par l’incorporation de normes et valeurs au cours du processus de socialisation) qui s’exerce sur les individus sans qu’ils en aient le plus souvent conscience.
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Développement
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Ensemble des transformations techniques, sociales et culturelles qui permettent une croissance économique soutenue ainsi que l’élévation des niveaux de vie.
2) Plus précisément, F.Perroux définit le développement comme la combinaison des changements mentaux et sociaux qui rendent une population apte à faire croître son produit réel global. Cette définition permet de distinguer la croissance, phénomène quantitatif, du développement, phénomène qualitatif. De plus, elle permet de comprendre qu’il peut y avoir croissance sans développement.
3) Enfin, selon A. Sen, le développement désigne l’accroissement des libertés : cette approche du développement permet d’apprécier à la fois l’importance du marché et celle des institutions (Etat notamment) dans le processus de développement.
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Développement durable
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Le développement est durable si la satisfaction des besoins des générations présentes ne compromet pas la satisfaction des besoins des générations futures.
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Déviance
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Transgression des normes sociales.
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Déviance primaire
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Fait de ne pas respecter une norme
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Déviance secondaire
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Fait d’être reconnu comme déviant
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Devise
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Créance libellée en monnaie étrangère
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Différenciation culturelle
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Façon dont les individus se distinguent en mettant en œuvre de façon volontaire ou non, des pratiques originales.
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Différenciation des produits
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Stratégie des firmes qui consiste à se démarquer les unes des autres en proposant des produits appartenant à la même branche différents par leur qualité notamment.
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Discrimination
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Différenciation de traitements des individus en fonction d’un critère particulier.
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Disqualification sociale
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Processus d’affaiblissement ou de rupture des liens de l’individu à la société caractérisé par la perte de la protection et de la reconnaissance sociale
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Dissuasion
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Sanction négative destinée à empêcher les conduites déviantes
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Division du travail
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Désigne le fait que les hommes, les entités économiques et les espaces économiques se spécialisent chacun dans un nombre limité d’activités différentes.
a) Division technique du travail (A.Smith) : décomposition de l’opération de production en tâches limitées et complémentaires assurées chacune par un travailleur. La division du travail est source de gains de productivité et de croissance de la production.
b) Division professionnelle du travail : spécialisation par corps de métier
c) Division sociale du travail (E.Durkheim) : répartition des tâches entre les individus en fonction d’un critère hiérarchique (division entre tâches
de conception et tâche d’exécution dans l’entreprise ; entre les activités « masculines » et « féminines » au sein de la famille…)
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Division internationale du travail
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Répartition de la production de biens et services entre les différents pays et zones économiques qui se spécialisent dans une ou plusieurs productions.
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Domination
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Chance de trouver des personnes déterminables prêtes à obéir à un ordre. La domination passe par la sanction et la légitimité
Situation qui caractérise les rapports asymétriques de commandement et d’obéissance entre les individus.
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Don
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Modalité de l’échange entre des groupes ou des individus, régie par une triple obligation de donner, de recevoir et de rendre, au moins à l’équivalent. Le don est un fait social total.
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Dotation factorielle
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Quantité de facteurs de production disponible dans un pays
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Droits civiques
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Ensemble des protections et des libertés accordées à tous les citoyens par la loi
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Droit de propriété
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Droit de propriété sur un actif se définit à partir de 3 attributs :
-
droit de disposer de cet actif (usus)
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droit d’en tirer un revenu (fructus)
-
droit de le céder de manière définitive à un tiers (abusus)
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EBE
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Excédent brut d’exploitation= mesure du profit correspondant au solde du compte d’exploitation
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Échange
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Au sens large, ensemble des interactions entre individus, groupes d’individus ou sociétés qui fondent des droits et des obligations pour chacune des parties prenantes.
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Échange marchand
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Echange caractérisé par un prix découlant de la confrontation entre une offre et une demande. Les sociétés fondées sur l’échange marchand sont les sociétés dans lesquelles il n’existe pas de coordination a priori des activités de production. Ces activités sont donc privées à la différence de celles qui se déroulent dans les sociétés non marchandes qui sont directement sociales.
Ce n’est pas son caractère monétaire qui donne sa dimension marchande à l’échange. Par exemple, le troc est une relation marchande sans monnaie.
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Échange non marchand
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Echange dans le cadre duquel le produit ou le service échangé est soit gratuit soit son prix est inférieur de plus de la moitié au coût de production.
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Économie
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Science sociale ayant pour objet l’étude de la production, de la répartition et de la consommation des biens et services
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Économie d’échelle
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Baisse du coût moyen résultant d’une augmentation du volume de production.
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Économie sociale
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Ensemble d’activités économiques qui ne relèvent ni de la logique capitaliste (recherche du profit), ni de la logique étatique (administrations et entreprises publiques). Les entreprises du secteur de l’économie sociale (association, coopérative, mutuelle) se caractérisent par la propriété privée de leurs moyens de production, leur but non lucratif (elles ne rémunèrent pas le capital) et par des principes de fonctionnement démocratique (chaque adhérent, coopérateur ou mutualiste dispose d’une voix dans la prise de décision).
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Effet de signe
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Utilisation de la consommation pour montrer sa position sociale ou la position sociale à laquelle on aspire.
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Effet de distinction
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Consommation ostentatoire dans le but de montrer à autrui son non appartenance à un groupe ou une culture.
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Effet d’imitation
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Consommation ostentatoire dans le but de montrer à autrui son appartenance à un groupe ou une culture
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Effet externe
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Avantage ou inconvénient résultant pour une tierce personne d’un échange marchand entre d’autres agents économiques
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Egalité
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Situation dans laquelle deux individus ou deux groupes sont dans des positions identiques ou équivalentes.
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Egalité de droit
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C’est l’égalité des conditions d’A. de TOCQUEVILLE. Elle suppose que tous les individus se voient appliquer les mêmes règles juridiques. L’égalité en droit est évidemment compatible avec de grandes inégalités des chances et de situation.
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Egalité des chances
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Situation dans laquelle tous les individus ont la même probabilité d’accéder aux positions sociales les plus valorisées, indépendamment de leur origine sociale.
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Egalité des situations
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Elle suppose que les individus disposent d’avantages économiques et sociaux identiques. L’égalité des situations est une perspective, les débats portent en général sur les moyens de réduire les inégalités de situation.
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Eglise / Secte (Max Weber)
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Eglise : institution dont on est membre par la naissance et qui œuvre au salut des fidèles. L’Eglise revendique le monopole de la contrainte hiérocratique (contrainte psychique).
Secte : communauté de fidèles qui repose sur leur adhésion volontaire.
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Elasticité
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Rapport des variations relatives simultanées de 2 grandeurs.
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Election
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Mode de désignation des détenteurs du pouvoir politique permettant aux membres de la collectivité politique d’exercer un choix.
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Emploi
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Pour J.Freyssinet, l’emploi est le travail rémunéré (salariés + indépendants). C’est le volume de main d’œuvre utilisé à un moment donné dans une société donnée.
Mais l’emploi est aussi une combinaison des éléments sociaux et juridiques qui institutionnalisent la participation des individus à la production de biens et services socialement valorisés.
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Emploi non salarié
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Selon la typologie de J. Freyssinet, il correspond à la catégorie des activités rémunérées sous statut indépendant (commerçants, artisans…).
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Emploi salarié
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Selon la typologie de J. Freyssinet, il correspond aux différentes formes de travail salarié c’est-à-dire régi par un contrat de travail, soit les salariés des administrations et des ménages (activités non marchandes) soit les salariés des entreprises (activités marchandes).
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Emplois précaires
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La précarité est l’absence de garantie de stabilité. Formes d’emplois ne correspondant pas à un emploi durable et à temps plein. On en distingue quatre : 1) les contrats à durée déterminée, 2) les emplois intérimaires, 3) les contrats aidés, 4) les contrats d’apprentissage.
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Endogamie
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Règle de parenté qui oblige un individu à choisir son conjoint à l’intérieur de son groupe d’appartenance (par exemple dans les sociétés stratifiées en castes).
=> Aujourd’hui, on parle d’endogamie pour désigner la proximité géographique de la résidence d’origine des conjoints
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Enquête de victimisation
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Technique consistant à interroger un échantillon représentatif d’une population donnée sur les infractions dont elle a été victime
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Entrepreneur
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Chez Schumpeter, l’entrepreneur est défini par sa fonction : celle d’innover ; ainsi il brise les routines dans le processus productif afin de prendre un avantage sur ses concurrents. Selon lui, la figure de l’entrepreneur qui connaît son apogée à la fin du XIXème siècle, est appelée à disparaître avec l’évolution du capitalisme qui tend vers la concentration des entreprises, la bureaucratisatisation de leur direction (apparition des managers) et le pouvoir croissant de l’actionnariat. De ce fait, il cesse d’être fondé sur l’innovation et la prise de risque.
Plus généralement, agent économique qui dirige l’entreprise. Il peut être propriétaire de l’entreprise ou non. Il est souvent présenté comme la figure emblématique de l’esprit d’entreprise et du capitalisme.
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Entreprise
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Unité économique dotée d’une autonomie juridique qui combine des facteurs de production (capital et travail) pour produire des biens et des services destinés à être vendus sur un marché.
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Entreprise individuelle
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Unité de production où un sujet est à la fois propriétaire des capitaux et dirigeant de l’entreprise (artisans, commerçants, industriel, professions libérales). Il y a confusion entre le patrimoine de l’entreprise et celui de la personne ; mais la responsabilité y étant pleinement assurée par son propriétaire (l’entreprise individuelle ne dispose pas d’une personnalité morale propre), celui-ci peut voir ses biens propres saisis pour rembourser les dettes de l’entreprise individuelle.
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Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)
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Forme particulière d’entreprise individuelle crée en 1985 qui permet à l’entrepreneur de conserver son indépendance tout en bénéficiant de la séparation entre son patrimoine personnel et celui de son entreprise.
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Épargne
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Partie non consommée du revenu (disponible brut). Son niveau dépend du taux d’intérêt (chez les néo-classiques) ou de la propension marginale à consommer (chez Keynes, l’épargne est un résidu).
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Équilibre
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Situation dans laquelle les agents économiques n’ont aucune raison de modifier leurs comportements compte tenu des informations dont ils disposent et des contraintes qui pèsent sur eux. Dans le modèle de concurrence pure et parfaite, l’équilibre découle de la confrontation des offres et des demandes agrégées.
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Équilibre de sous-emploi
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Dans la théorie keynésienne, le principe de demande effective conduit les entreprises à anticiper une demande et à réaliser la production correspondante. L’économie est en situation d’équilibre. Mais cette production nécessite un volume d’emploi qui ne correspond pas forcément à la PA disponible. Cet équilibre est alors un équilibre de sous-emploi.
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Equilibre emplois-ressources
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1) Règle découlant du principe de la comptabilité en partie double : la valeur des ressources est toujours égale à la valeur en emplois.
2) En macroéconomie, ce principe conduit à l’égalité entre, d’une part, la somme du PIB et des importations (M) en ressources, et d’autre part, la somme constituée par la CF, la FBCF, les exportations (X) et les variations de S en emplois ; cet équilibre correspond dans le TEE aux opérations sur biens et services.
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Equilibre financier
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En CN, solde du compte de K (maintenant solde des acquisitions des actifs non financiers) qui exprime un équilibre entre l’S et l’I.
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Equité
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Recherche d’une égalité des chances qui ne soit pas seulement un principe affirmé mais aussi une réalité concrète permettant une véritable réduction des inégalités sociales.
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Etat
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Deux significations :
1) Société juridiquement organisée. En ce sens il correspond à un territoire, à une population et au pouvoir de coercition institutionnalisé qui s’y exerce.
2) Pouvoir politique institutionnalisé à l’intérieur d’une société civile qui dispose de la personnalité juridique et de moyens matériels.
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État de droit
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Ordre juridique au sein duquel les sujets de droit sont protégés contre l’arbitraire par l’existence de textes juridiques et de tribunaux qui les font respecter. Dans cet ordre, tant l’Etat que les individus sont soumis à des règles de droit qui déterminent leurs droits et leurs obligations.
L’Etat de droit, comme composante de la réalité sociale et politique, émerge à la fin du Moyen-Age et se renforce progressivement avec les révolutions américaine et française (Grande charte en Grande-Bretagne en 1275, habeas corpus en Grande-Bretagne en 1679).
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Etat fédéral
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Etat qui rassemble des Etats membres ou fédérés, il partage ses compétences avec ces Etats fédérés
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État nation
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Terme qui souligne que l’Etat est souvent la nation juridiquement organisée. Historiquement, on constate en effet que de nombreux Etats modernes sont des Etats qui correspondent à une nation. Toutefois, l’idée que la nation préexiste à l’Etat doit être nuancée. En France, par exemple, c’est l’Etat, monarchique puis républicain, qui contribue à construire la nation. Il existe aussi des Etats plurinationaux comme la Grande-Bretagne et des nations qui ne disposent pas d’Etat comme le peuple kurde.
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État providence
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Forme de l’Etat qui s’est mise en place au 20e siècle et qui se traduit par le développement de la protection sociale, et plus largement de l’intervention active de l’Etat dans la sphère économique et sociale.
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Etat unitaire
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Etat qui ne comporte sur son territoire, qu’une seule organisation politique, administrative et juridique disposant de l’ensemble des compétences étatiques
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Étiquetage
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Procédure qui consiste à désigner, et donc à stigmatiser un sujet à l’intérieur d’un groupe par la mise en évidence d’une caractéristique spécifique.
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Europe sociale
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La création d’une Europe sociale sous entend une harmonisation de toutes les législations en matière sociale dans les pays membres.
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Exclusion sociale
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Processus de mise à l’écart de la société d’un individu ou d’un groupe d’individus, dans des positions considérées comme inférieures. Elle peut être analysée comme une rupture du lien social. Elle se caractérise par le cumul de handicaps sociaux.
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Exogamie
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Règle de parenté qui oblige un individu à choisir son conjoint à l’extérieur de son groupe d’appartenance (Cf. prohibition de l’inceste)
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Expansion
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Accélération de l’activité économique.
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Exploitation
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Appropriation de la plus value par les capitalistes.
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Extérieur
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Ensemble des non résidents pour la CN, c’est-à-dire ensemble des unités institutionnelles qui sont basées à l’extérieur du territoire national.
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Externalité
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Conséquence (positive ou négative) d’une activité économique qui n’est pas prise en compte par le marché.
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Facteurs de production
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Ensemble des facteurs travail et capital contribuant à la combinaison productive.
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Faiseur de prix
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Capacité d’un ou plusieurs agents à influencer le prix des biens et services échangés sur un marché
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Fait social
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Manières d’agir, de penser et de sentir, extérieures à l’individu et qui sont douées d’un pouvoir de coercition en vertu duquel elles s’imposent à lui.
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Famille (au sens de l’INSEE)
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Groupe social formé d’au moins deux personnes, et comprenant :
1) soit un couple, marié ou non, et, le cas échéant, ses enfants célibataires (sans enfants) ; 2) soit un parent isolé et ses enfants célibataires de moins de 25 ans n’ayant pas d’enfants (famille monoparentale)
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Famille (au sens sociologique)
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Groupe social composé de deux personnes au moins, ayant une résidence commune et unies par des liens de parenté (règles d’alliance, de filiation) et un réseau de droits et obligations.
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Famille conjugale
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Modèle de famille, initié par E.Durkheim comme dernière étape du processus de contraction de la famille, dans lequel le couple marié est l’élément essentiel
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Famille nucléaire
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Type de famille (que l’on retrouve chez Le Play) composé d’un couple, marié ou non, et de ses enfants.
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Famille recomposée
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Groupe social composé d’un couple marié ou non et au moins un enfant né d’une union précédente de l’un des conjoints.
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Filiation bilinéaire
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Système de filiation où la parenté se transmet par les deux parents (le père et la mère) mais les éléments transmis diffèrent en fonction du sexe des parents
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Filiation indifférenciée ou cognatique
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Système de filiation où la parenté se transmet par les deux parents (le père et la mère) de manière indifférenciée. Dans ce système, un individu est membre de deux groupes de parenté et les enfants ont quatre grands-parents.
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Filiation matrilinéaire ou utérine
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Système de filiation où la parenté se transmet seulement par la mère. La filiation se transmet de mère en fille. Le garçon fait parti du groupe de filiation (tout autant que sa sœur) mais il ne transmet pas à ses enfants l’appartenance à ce groupe de parents.
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Filiation patrilinéaire ou agnatique
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Système de filiation où la parenté se transmet seulement par le père. La filiation se transmet de père en fils. La fille fait parti du groupe de filiation (tout autant que son frère) mais elle ne transmet pas à ses enfants l’appartenance à ce groupe de parents.
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Filiation unilinéaire
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Système de filiation où la parenté se transmet par un seul des deux parents.
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Financement de l’économie
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Désigne l’ensemble des mécanismes par lesquels les agents économiques (ménages, entreprises, administrations,…) satisfont leurs besoins de financement. Le financement de l’économie peut se réaliser par mobilisation de l’épargne existante (financement non monétaire) ou par création monétaire (financement monétaire). Le marché financier et les institutions de crédit jouent un rôle essentiel dans le financement en dépit du mouvement de désintermédiation
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Financement direct
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La rencontre entre les agents à besoin et à capacité de financement se réalise directement sur les marchés financiers, vie l’achat et la vente de titres.
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Financement externe
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Ensemble des moyens de financement de l’entreprise autres que l’autofinancement, à savoir :
1) l’appel au marché financier
2) le recours au crédit bancaire
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Financement indirecte ou intermédié
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On parle de financement intermédié lorsqu’un agent à besoin de financement et un agent à capacité de financement sont mis en relation par un intermédiaire financier (banques ou institutions financières non bancaires).
On parle d’intermédiation de bilan, lorsque l’agent à besoin de financement s’endette auprès de l’institution financière qui a elle-même collecté l’épargne d’agents à capacité de financement ; dans ce cas, le risque de défaillance est entièrement supporté par l’intermédiaire financier.
On parle d’intermédiation de marché lorsque l’institution financière se contente de mettre en relation l’offreur et le demandeur de fonds prêtables. Dans ce cas, l’agent à capacité de financement supporte le risque de défaillance.
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Firme transnationale
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Toute entreprise possédant au moins une unité de production à l’étranger. Cette unité de production est alors sa filiale.
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Fiscalité
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Ensemble des réglementations concernant l’impôt
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Flexibilité du travail
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Ensemble des mesures visant à permettre un ajustement rapide des salaires et des heures de travail aux variations de l’activité économique.
On distingue plusieurs types de flexibilité sur le marché du travail :
1) plus ou moins grande adaptabilité de l’organisation productive
2) aptitude des travailleurs à changer de poste de travail au sein d’une organisation (polyvalence de la main d’œuvre)
3) faiblesse des contraintes juridiques régissant le contrat de travail et en particuliers les décisions de licenciement. Cette flexibilité du volume de l’emploi peut aussi être atteinte par la variation de la durée hebdomadaire du travail, la répartition des horaires annuels en fonction des commandes.
4) sensibilité des salaires (nominaux et/ou réels) à l’activité économique (forme de salaire au rendement)
5) possibilité pour les entreprises de se soustraire à une partie des prélèvements sociaux et fiscaux et plus généralement des réglementations publiques qui limitent leur liberté de gestion.
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Fluctuations
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Variations de l’activité économique au cours du temps.
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Fluidité sociale
ou taux relatifs de mobilité
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Mobilité d’une catégorie sociale par rapport à une autre.
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Flux internationaux de capitaux
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Ensemble des transactions financières et des échanges de titres financiers entre les agents économiques qui résident dans des pays différents et enregistrés dans le compte financier de la balance des paiements
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FMI
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Organisme créé à la conférence de Bretton Woods qui a pour but de promouvoir la coopération monétaire internationale et la stabilité financière, de soutenir la croissance de la production et du commerce international. Il a été conduit à jouer un rôle de plus en plus actif dans le financement de l’économie mondiale à partir des années 70. Il est intervenu de façon très active dans les années 90 pour éviter que les crises financières ne se transforment en crises systémiques.
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Forces productives (Karl Marx)
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Force de travail, machines, ainsi que les sciences et les techniques. Le développement des forces productives implique un approfondissement de la division du travail et des modifications dans les modes de production et les rapports sociaux. La contradiction entre les forces productives et les rapports de production est le moteur du changement social.
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Fordisme
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Mode d’organisation du travail dans l’entreprise qui a été inauguré aux Etats-Unis avant la Première Guerre mondiale, par le constructeur automobile américain Henri Ford et qui repose sur 2 principes :
-
une organisation du travail basée sur l’approfondissement de l’organisation scientifique du travail (OST) avec l’instauration du chronométrage du travail à la chaîne.
-
une rémunération du travail d’exécution relativement plus élevée que celle en vigueur sur le marché du travail (five dollars a day)
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Formation brute de capital fixe
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Dans la comptabilité nationale, elle correspond à la valeur des biens durables neufs acquis par les unités de production pour être utilisés dans le processus de production pendant une durée d’au moins un an. Cet indicateur fait peu de place à l’investissement immatériel bien que l’achat de logiciels soit pris en compte dans le nouveau système de Comptabilité nationale.
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Gain à l’échange
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Gain qui découle de la spécialisation d’une entreprise ou d’un pays dans la production d’un bien ou d’un service pour lequel il dispose de la technique de production la plus efficace
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Génération
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Cohorte particulière dont les membres partagent une même expérience, une même histoire forte.
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Globalisation financière
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Tendance à la constitution d’un marché mondial unique des capitaux.
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Gouvernance
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Ensemble des transactions par lesquelles des règles collectives sont élaborées, décidées, légitimées, mises en œuvre et contrôlées.
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Gouvernance mondiale
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Ensemble des processus par lesquels les sociétés politique, économique et civile négocient les modalités et les formes d’arrangements sociaux planétaires.
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Grappe d’innovation (Joseph Schumpeter)
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Mise en œuvre d’un ensemble d’innovations centrées autour d’une innovation majeure.
Par exemple, au début du 18e siècle, on assiste à la mise en œuvre d’une grappe d’innovations centrées autour de la machine à vapeur.
Ce caractère groupé des innovations (innovations en cascade) est lié à :
– la diffusion de l’imitation à partir de la réussite d’un entrepreneur
– aux nouvelles possibilités ouvertes par chaque développement
Les grappes d’innovations sont à l’origine de 3 cycles (Kitchin, Juglar et Kondratief) par la puissance de la destruction créatrice qu’elles génèrent.
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Groupe d’appartenance
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Groupe auquel appartient l’individu en fonction de critères objectifs (revenu, âge
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Groupe d’intérêt
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Groupe de pression représentant un but spécifique, qui développe des actions pour influencer les décisions des institutions publiques
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Groupe de référence
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Groupe auquel l’individu s’identifie
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Groupe de pression
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Organisation constituée autour de la défense d’une conviction ou d’un intérêt commun et dont le but est d’exercer une influence sur le pouvoir politique.
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Groupe de statut
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Groupe d’individus où il est reconnu un certain prestige social (Weber)
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Groupe primaire
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Groupe de taille restreinte caractérisé par des relations directes, intenses et relativement intimes entre ses membres (famille, gp de pairs)
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Groupe secondaire
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Groupe spécialisés, les relations sont fonctionnelles et parfois indirectes (syndicat
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Groupe social
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Selon George GURVITCH, ensemble d’individus « constituant une unité collective réelle, mais partielle, directement observable et fondée sur des attitudes collectives, continues et actives »
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Habitus
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Système de dispositions (inclinations à percevoir, sentir, faire et penser d’une certaine manière) durables et transposables. Ces dispositions sont le plus souvent incorporées et intériorisées de manière inconsciente lors du processus de socialisation.
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Halo du chômage
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Il est formé des personnes qui gravitent autour du chômage mais qui ne sont pas considérés comme chômeurs au sens du BIT.
Il s’agit principalement
1) des actifs qui ne recherchent pas activement un emploi (chômeurs découragés)
2) les individus qui recherchent un emploi sans être disponibles immédiatement (étudiants, individus en formation) ;
3) les individus exerçant des petits boulots ou des temps partiels tout en recherchant une autre activité.
=> L’expression halo du chômage rend compte de la diversité grandissante des formes d’emploi et de chômage. Elle désigne ce contour de plus en plus flou entre emploi inactivité et chômage (voir les cercles de Freyssinet).
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Hiérarchie
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Classement ordonné des individus ou des catégories sociales en fonction de critères économique (par exemple, le revenu), politique (par exemple le pouvoir) ou social (par exemple, le prestige).
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Holisme méthodologique
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Conception épistémologique selon laquelle, pour rendre compte des phénomènes sociaux, il faut partir de la totalité (société globale) car le « tout est différent de la somme des parties ».
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Homogamie
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Désigne la tendance (et non l’obligation) pour un individu de choisir un conjoint dont les caractéristiques sociales, économiques et culturelles sont proches des siennes.
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Idéal démocratique
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Aspirations des individus vivant dans des sociétés démocratiques à une organisation sociale fondée sur des principes d’égalité et de justice sociale.
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Identité
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Ensemble des caractéristiques et des représentations qui font qu’un individu ou un groupe se perçoit en tant qu’entité spécifique et qu’il est perçu comme tel par les autres.
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Identité nationale
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D’un point de vue sociologique, ensemble des caractéristiques (physiques, psychologiques et sociales) et des représentations qui font qu’un individu (identité individuelle) ou un groupe (identité collective) se perçoit en tant qu’entité spécifique et qu’il est perçu comme tel par les autres. L’identité est donc à fois « identité pour soi » et « identité pour autrui ». L’identité nationale fait donc référence au sentiment d’appartenance à une communauté nationale. Dans les sociétés modernes, la montée de l’individualisme peut mettre à mal l’idée d’identité collective.
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Inactifs
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Individus qui n’occupent pas d’emploi et qui n’en recherchent pas.
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Incitation sélective
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Dispositif par lequel les individus ont intérêt à adopter le comportement souhaité
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Indicateur de développement humain (IDH)
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Indicateur calculé par le PNUD unies pour mesurer le développement social et culturel des pays du monde.
Il prend en compte :
1) l’espérance de vie à la naissance ;
2) le niveau d’éducation (obtenu à partir des taux d’alphabétisation et de scolarisation) ;
3) le niveau de vie mesuré par le PIB/habitant.
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Individualisation
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Processus historique au cours duquel l’individu libre et autonome acquiert une importance croissante dans la vie sociale.
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Individualisme
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Conception selon laquelle l’individu est premier par rapport au groupe ou à la société globale.
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Individualisme méthodologique
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Conception épistémologique selon laquelle l’étude des phénomènes sociaux doit se fonder sur l’analyse des comportements individuels et de leurs effets d’agrégation.
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Individualisme particulariste
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Conception qui, tout en considérant l’individu premier par rapport à la société, met l’accent sur ce qui distingue les individus, notamment du fait de leur appartenance à une communauté. De ce point de vue, il est légitime d’accorder des droits différents en fonction des particularismes individuels (ethniques, religieuses…) même s’ils ne débouchent pas sur des droits universels.
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Individualisme universaliste
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Conception de l’individualisme qui revendique les mêmes droits pour tous les individus et s’oppose à toute discrimination sur la base de critères ethniques, religieux, communautaires… Pour eux, l’octroi de droits différents selon l’appartenance des individus à une communauté entre en contradiction avec leur conception universaliste des droits individuels, et représente une menace pour la cohésion sociale.
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Inégalité des chances
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Situation dans laquelle tous les individus n’ont pas la même probabilité d’accéder aux positions sociales les plus valorisées. Cette probabilité dépend de leur origine sociale.
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Inégalité économique
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Inégalités liées à l’inégale distribution des ressources : revenu et patrimoine
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Inégalité sociale
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Différence qui fait l’objet d’une hiérarchisation, procurant un avantage à certains et des désavantages à d’autres. Liée à l’inégalité des ressources (éducation, capital social…) ou de pratiques (santé, logement…)
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Inflation
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Augmentation durable et cumulative du niveau général des prix.
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Information
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Connaissance d’un fait.
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Innovation
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L’innovation est l’application réussie dans le processus productif d’une invention.
Introduction d’une nouveauté dans le processus productif.
Chez Schumpeter, elle prend 5 formes et désigne 1) l’apparition de nouveaux procédés de production ; 2) de nouveaux produits ; 3) de nouvelles formes d’organisation ; 4) de nouvelles sources de matières premières ; 5) de nouveaux débouchés pour la production (nouveaux moyens de transport, nouvelles méthodes de distribution, nouveaux marchés…)
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Innovation de procédé
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Nouvelle technique de production.
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Innovation de produit
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Nouveaux biens destinés à la clientèle.
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Innovation organisationnelle
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Nouvelle forme de gestion des entreprises.
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Insertion
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L’insertion est à la fois un processus et un résultat.
1) la démarche d’insertion est une action visant à faire évoluer un individu isolé ou marginal vers une situation caractérisée par des échanges satisfaisants avec son environnement.
2) le degré d’insertion s’évalue par la nature et la densité des échanges entre un individu et son environnement.
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Institution
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Sens général : ensemble de valeurs, de normes et de pratiques communes à un certain nombre d’individus qui organisent et structurent de façon stable leurs relations.
1) E. Durkheim : institution = fait social
2) M. Weber : institution = corps de professionnels qui détiennent, en lien avec leur fonction, une autorité légale rationnelle sur un groupe d’individus ou sur la société tout entière. Etat et Eglise sont des institutions.
Sociologie politique : institution = ensemble des composantes de l’Etat qui ont pour fonction principale d’assurer la régulation des rapports sociaux.
3) T. Parsons : il y a institution dès lors qu’il y a entre des individus des interactions dans lesquelles les rôles de chacun sont suffisamment durables pour assurer la stabilité de ces relations réciproques.
Sociologie de l’entreprise : Renaud Sainsaulieu : l’entreprise est une institution ouverte qui se construit par les interactions qu’elle entretient avec les autres institutions constitutives de son environnement social.
4) Courant institutionnaliste (initié au début du 20e par T. Veblen) : théorie économique classique du producteur et du consommateur n’est pas satisfaisante. Pour expliquer le comportement des agents, il faut prendre en compte la dimension institutionnelle, notamment dans son caractère psychologique intériorisé et coutumier.
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Institutionnalisation des conflits
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Processus qui conduit à la mise en place de règles visant à prévenir ou à résoudre les conflits. L’existence de conventions collectives, de délégués syndicaux, de négociations périodiques sur les salaires et les conditions de travail, d’un droit du travail et d’une inspection du travail sont des exemples d’institutionnalisation des conflits du travail.
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Institutionnalisation du marché
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Processus par lequel la logique marchande s’est imposée dans la régulation économique et sociale. La thèse de l’institutionnalisation du marché sous-entend qu’il n’est pas universel mais qu’il est le produit d’une construction sociale.
J.M. Servet montre en effet que la plupart des sociétés primitives entretiennent des relations fondées sur des échanges non-marchands et prétend que « si les échanges sont universels, le marché ne l’est pas » Le marché est donc le produit de la mise en place d’institutions qui le construisent, l’organisent et le régulent. Selon K. Polanyi, « le laisser-faire n’avait rien de naturel, (il était produit) par l’action délibérée de l’Etat, le laisser-faire était planifié ». Dès lors, il apparaît peu probant d’opposer Etat et marché.
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Institutions financières
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Entreprises qui produisent et vendent des services financiers : banques, établissements de crédit non bancaire, entreprises d’investissement, entreprises d’assurance.
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Institutions marchandes
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Ensemble de valeurs, de normes et de pratiques communes liées au marché qui organisent et structurent de façon stable les relations sociales.
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Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM)
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Unités privées qui produisent des biens et services non marchands destinés aux ménages. Par exemple, une église, un syndicat, un club sportif amateur….
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Intégration
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Ce terme peut se définir à deux niveaux :
1) au niveau macrosociologique (sens durkheimien), il désigne le degré de cohésion sociale qui prévaut dans une société. Une société sera d’autant plus intégrée que l’ensemble de ces membres partagent des normes et des valeurs communes (attachement au groupe) et que les relations sociales qu’ils nouent sont fréquentes, stables et intenses. En ce sens, le terme s’oppose à anomie ou désorganisation sociale
2) au niveau microsociologique, il désigne le degré d’appartenance d’un individu à la société ou à un groupe social (intégration des immigrés par exemple). En ce sens le terme s’oppose à exclusion, marginalité ou déviance.
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Intégration économique ou intégration régionale
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Processus selon lequel plusieurs nations s’accordent pour faciliter les échanges entre elles, afin d’unifier progressivement leurs marchés, et d’en tirer des avantages mutuels.
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Intégration par le travail
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Dans les sociétés modernes, où la montée de l’individualisme s’accompagne du déclin des groupes primaires qui encadraient l’individu autrefois (communauté, voisinage, famille), l’activité professionnelle joue un rôle décisif dans l’intégration sociale des individus. Avec le développement de la société salariale au XXème siècle, le travail, parce qu’il offre protection et stabilité, devient le support privilégié de l’intégration des individus à la structure sociale. Les transformations récentes du marché du travail, avec la montée des emplois précaires, un chômage de masse et l’apparition de travailleurs pauvres, conduisent à fragiliser le lien social au sein de la société salariale. Pour certains (A. Gorz, D. Méda), le travail cesse d’être un vecteur d’intégration et il faut s’interroger sur l’apparition de nouveaux facteurs du lien social. Pour d’autres comme D. Schnapper, le travail reste un vecteur d’intégration sociale et l’exclusion sociale doit être traitée conjointement aux problèmes d’emploi.
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Intégration sociale
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Acquisition des normes et des valeurs dominantes au cours du processus de socialisation.
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Interaction
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Désigne une situation dans laquelle non seulement les individus interagissent (l’action de l’un est impossible sans l’action de l’autre) mais aussi définissent le cadre de l’action et le sens de l’interaction. L’interaction engage ainsi un système d’attentes réciproques et une production de sens.
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Intermédiation financière
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Situation dans laquelle une institution financière collecte des ressources auprès de ceux qui disposent d’une capacité de financement et effectue des prêts au profit de ceux qui ont un besoin de financement
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Internationalisation
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Relations économiques (marchandises, capitaux, firmes) entre des espaces économiques nationaux.
PS : Différent de mondialisation qui suppose l’existence d’un espace économique commercial, financier, productif et culturel de plus en plus unifié.
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Investissement
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L’investissement désigne l’acquisition de biens de production
Formation de capital au cours d’une période donnée. C’est donc un flux qui vient agir sur le stock de capital existant.
Au sens strict, l’investissement désigne l’acquisition de biens de production (investissement matériel ou productif). Au sens large il prend en compte également l’investissement immatériel (R&D, formation, achat de logiciels).
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Investissement de portefeuille
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Prise de participation minoritaire dans le capital social d’une entreprise. Le seuil adopté par le FMI est une prise de participation inférieure à 10% du capital social d’une entreprise.
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Investissement direct à l’étranger
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Opération par laquelle un investisseur basé dans un pays (pays d’origine) acquiert un actif dans un autre pays (pays d’accueil) avec l’intention de le gérer. On considère qu’il y a IDE lorsque l’investisseur contrôle 10% ou plus du capital de l’entreprise dont il a acquis des actions.
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Investissement immatériel
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Dépenses de services qui doivent améliorer la capacité de production ou l’efficacité de l’entreprise. On retient spécialement les dépenses de R&D, les dépenses de formation du personnel, les dépenses de marketing, l’achat de logiciels.
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Investissement public
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Investissements réalisés par l’Etat et les collectivités territoriales.
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Justice sociale
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Application des normes de justice à l’organisation de la société. Le choix de ces normes impliquent de définir ce qui est juste. La conception de la justice repose, depuis Aristote, sur l’idée d’égalité. Il existe différentes conceptions de l’égalité et par conséquent de ce qui est juste socialement.
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Légitimité
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Désigne ce qui permet au détenteur du pouvoir de trouver des individus qui acceptent sa domination. La légitimité est ce qui transforme le pouvoir en autorité.
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Lévirat
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Règle qui oblige une épouse à se marier avec le frère de son mari si celui-ci décède. Les enfants engendrés par ce nouveau couple sont considérés comme ceux du mari défunt.
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Liberté
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Capacité de résistance à l’égard d’un pouvoir ou d’une influence. Elle suppose 3 conditions :
-
absence d’arbitraire (pouvoir ne s’exerce que conformément aux lois)
-
pluralité des centres de décisions qui s’équilibrent les uns les autres
-
le peuple se gouverne lui même
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Libre échange
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Politique commerciale qui vise à réduire tous les obstacles à la circulation internationale des biens et services.
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Lien marchand
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Forme d’échange permettant de se procurer les biens et services qu’on ne peut pas produire soi même.
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Lien politique
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Lorsque la société impose le respect d’un certain nombre de règles communes et lorsqu’elle octroie une légitimité à l’ordre politique, elle produit de la cohésion sociale.
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Lien social
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Ensemble des liens culturels, sociaux et économiques qui relient les individus dans leur vie quotidienne et qui assurent l’unité et la cohésion de la société
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Lignage
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Ensemble des individus descendant d’un ancêtre commun.
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Lignée
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Désigne les ascendants et descendants vivants du lignage d’un individu. Ce terme est donc plus restrictif que la parentèle qui comprend également les parents par alliance.
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Loi des rendements décroissants
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Baisse de la productivité marginale du facteur variable. Exemple des terres cultivées de moins en moins fertiles.
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Lutte des classes
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Rapport conflictuel d’une classe avec une autre classe. Dans le MPC la lutte des classes oppose la classe ouvrière aux capitalistes
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Marché
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Lieu souvent abstrait, où se confrontent une offre et une demande pour aboutir à des échanges caractérisés par des prix de marché.
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Marché des changes
Marché des droits à polluer
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Marché sur lequel se confronte l’offre et la demande monnaie étrangère et où se fixe les taux de change
Lieu de rencontre d’une offre de quotas d’émission de Co2 et d’une demande de ces quotas. L’UE a mis en place ce marché en 1997 pour réduire ces émissions de Co2, c’est une manière d’internaliser les externalités négatives
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Marché du travail
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Lieu de rencontre des offres de travail (D d’emploi émanant des actifs) et des demandes de travail (O d’emploi émanant des entreprises).De nombreux auteurs contestent l’existence d’un marché du travail dans la mesure où le travail n’est pas une marchandise (détachable de la personne), et le salaire n’est pas un prix car il est fixé hors-marché sur la base de conventions collectives.
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Marché interne
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Le marché interne du travail est l’ensemble des postes, des affectations, des rémunérations et des règles de mouvement des travailleurs au sein des organisations productives.
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Marché externe
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Voir marché du travail
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Marché monétaire
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Marché des capitaux à court terme (prêts et emprunts < 1 an). Il comprend le marché interbancaire et le marché des titres et créances négociables
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Marché pertinent
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Marché dont les limites sont déterminées en mesurant le degré de substituabilité des différents produits ou services existants.
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Marginalité
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Situation de groupes d’individus qui sont à l’écart des normes de la société.
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Masse monétaire
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Quantité de monnaie en circulation dans une zone monétaire
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Ménage
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Ensemble des occupants d’une résidence principale, qu’ils aient ou non des liens de parenté. Un ménage peut comprendre qu’une seule personne.
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Méritocratie
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Système fondé sur la recherche de l’excellence, dans lequel les plus méritants obtiennent le plus d’avantages. Les différences de réussite ne sont dues qu’aux différences de performances.
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Mobilisation
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Processus par lequel des acteurs se rassemblent, que ce soit pour défendre leurs intérêts, promouvoir des idées, soutenir une cause, exprimer un mécontentement…
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Mobilisation électorale
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Désigne à la fois l’ensemble des actions conduites pour inciter les citoyens à participer aux élections et le rassemblement des électeurs dans l’acte de vote
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Mobilité intragénérationnelle
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Changement de position sociale et professionnelle d’un individu au cours de sa vie
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Mobilité intergénérationnelle
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Changement plus ou moins important de position sociale ou pro observables entre plusieurs générations
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Mobilité brute ou observée
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Ensemble des mouvements de mobilité sociale dans une société à un moment donné.
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Mobilité nette
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Différence entre la mobilité brute (ou mobilité totale) et la mobilité structurelle.
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Mobilité sociale
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Passage d’un individu ou d’un groupe social d’une catégorie sociale à une autre.
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Mobilité structurelle
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Mobilité sociale entraînée par l’évolution des structures sociales.
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Mode de production
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Ensemble de relations entre une infrastructure (un état donné des forces productives et des rapports de production) et une superstructure.
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Mode de vie
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Notion qualitative (contrairement au niveau de vie) qui désigne les manières et les habitudes de vie et de consommation d’un individu ou d’un groupe.
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Modernité
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Terme qui désigne à la fois une période historique et une conception du monde. Pour les historiens, l’époque moderne débute avec la découverte de l’Amérique par C.Colomb à la fin du XVème siècle, se poursuit avec les deux révolutions anglaises du XVIIème siècle, les Révolutions américaine (1776) et française (1789) et se termine au début du XIXème siècle (début de la période contemporaine). Pour les sociologues, la modernité se poursuit au cours du XIXème avec l’essor du capitalisme et de l’industrialisation, puis dans la première moitié du XXème siècle. Depuis les années 1960, certains sociologues parlent d’une post-modernité (idée de rupture avec le projet d’émancipation des Lumières ), d’autres, comme A.Giddens, d’une seconde modernité (idée d’approfondissement du projet)
En tant que conception du monde, la modernité met l’accent sur la liberté individuelle contre le pouvoir absolu, sur le progrès contre la tradition, sur la raison contre l’obscurantisme. Elle est donc un projet d’émancipation individuelle en même temps qu’un projet de maîtrise du réel au moyen des connaissances scientifiques notamment. La sociologie classique prend naissance pour rendre compte des transformations liées à la modernité : solidarité mécanique/ solidarité organique (E.Durkheim), communauté/société (F.Tonnies), processus de rationalisation et désenchantement du monde (M.Weber).
La modernité est soumise aux critiques des sociologues de l’Ecole de Francfort qui considèrent qu’elle a produit l’aliénation, la bureaucratisation, la réification des relations individuelles (règne sans partage de l’économie de marché) et la massification plutôt que l’émancipation.
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Mondialisation
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Processus qui conduit à l’interdépendance croissante des économies en raison de la multiplication des flux de toute nature qui fait progressivement de l’économie mondiale un espace de plus en plus intégré.
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Monnaie
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Pour certains la monnaie est un bien économique qui permet de résoudre les problèmes techniques de l’échange. Pour d’autres, la monnaie est un rapport social. La monnaie a trois fonctions : réserve de valeur, intermédiaire des échanges, unité de compte
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Monnaie fiduciaire
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Billets émis par la Banque centrale et pièces de monnaie.
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Monnaie scripturale
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Ensemble des soldes créditeurs des comptes à vue gérés par les institutions financières.
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Monogamie
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Règle de parenté qui interdit à un individu d’avoir plusieurs conjoints à la fois
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Monopole
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Situation de marché dans laquelle un producteur (offreur) unique d’un bien est en présence d’une infinité d’acheteurs.
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Monopole discriminant
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Monopole qui vend le même produit à différents prix en fonction des différentes caractéristiques de ses clients
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Mouvement migratoire
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Variation de la population liée à l’immigration et l’émigration
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Mouvement naturel
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Variation de la population liée à la natalité et à la mortalité
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Mouvement social (François Chazel)
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Entreprise collective de protestation visant à imposer des changements dans la structure sociale et/ou politique par le recours fréquent à des moyens non institutionnalisés.
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Moyennisation
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Processus se traduisant par une croissance forte de la part des classes moyennes dans la société, conduisant à l’effacement des frontières de classes et à une réduction des inégalités.
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Multinationalisation
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Processus selon lequel l’activité d’une entreprise se développe dans au moins un autre pays que son pays d’origine et sa stratégie n’est plus centrée sur ce dernier.
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Mutuelle
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Organisation à but non lucratif ayant pour objet de prémunir ces adhérents contre certains risques.
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Nation
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On peut considérer deux conceptions de la nation :
1) conception qualifiée d’ethnique ou d’objective, selon laquelle la nation est un groupement d’individus qui ont en commun un certain nombre d’éléments objectifs, comme la langue, la culture, la race, la religion…. Selon cette conception (qui prévaut en Allemagne), l’accès à la nationalité est (davantage) fondé sur le droit du sang.
2) conception qualifiée d’élective ou de subjective, selon laquelle la nation est une construction historique qui résulte de la volonté de vivre ensemble. Ce désir de vivre ensemble se manifeste notamment par l’exercice de la citoyenneté (participation à la vie politique). Selon cette conception (héritée de la Révolution Française), l’accès à la nationalité est (davantage) fondé sur le droit du sol.
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Négociation
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Discussion entre des individus ou des groupes d’individus qui permet d’aboutir à un accord.
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Négociation collective
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Discussion organisée entre employeurs et représentants des salariés dans la perspective d’un accord collectif ou d’une convention collective dont le contenu doit être plus favorable aux salariés que la loi en vigueur. Elle peut se dérouler au niveau de l’entreprise, de la branche, du secteur voire au niveau national.
En FR, depuis les lois AUROUX de 1982, il existe une obligation périodique pour les employeurs de négocier certains points des conditions de travail
mais sans imposer d’obligation de conclure :
– au niveau de la branche, la loi prescrit des négociations quinquennales pour les classifications et annuelles pour la détermination des salaires minimaux par catégorie ;
– au niveau de l’entreprise, les autres négociations obligatoires portent sur les salaires, la durée et l’organisation du temps de travail et son annuelles. Le gouvernement peut imposer aux partenaires sociaux de négocier sur un point donné dans un délai déterminé afin de préparer une nouvelle intervention du législateur.
La loi du 4 mai 2004 instaure un principe majoritaire dans la négociation collective et donne
davantage d’autonomie aux différents niveaux de négociation et ouvre la possibilité de négocier avec les représentants des salariés des petites entreprises dépourvues de délégués syndicaux.
En sociologie, la négociation collective est une manifestation de
l’institutionnalisation des conflits.
négociation bipartite (syndicats de salariés et syndicats patronaux) ou tripartite (l’Etat est alors le 3e partenaire) visant à organiser les relations de travail et débouchant sur une convention collective
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Niveau de vie
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Ensemble des biens et services qu’un individu peut se procurer avec son revenu disponible.
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Norme sociale
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Règles de conduite de la vie en société auxquelles les individus sont censés se conformer
Principe ou modèle de conduite propre à un groupe social ou à une société. Les normes sociales sont légitimées par un système de valeurs propre à un groupe social ou à une société. Elles sont intériorisées par les individus au cours de la socialisation et régulent les comportements.
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Normes d’emploi
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Normes qui permettent de réguler le travail, de prévoir sa rémunération, d’organiser les modalités de valorisation des qualifications et la stabilité de l’emploi
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Normes environnementales
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Le caractère fortement polluant de l’activité économique des pays développés (émission de gaz à effet de serre, déforestation…) et les perspectives de développement des PED (économique et démographique) font peser de graves menaces sur l’environnement et posent avec acuité l’existence de normes environnementales auxquelles devraient se soumettre les Etats. C’est ainsi qu’en 1987, le rapport Brundtland popularise le concept de développement soutenable. En 1992, le Sommet de la Terre de Rio adopte une série de textes relatifs à la déforestation, le changement climatique et la biodiversité. En 1997, le protocole de Kyoto vise à réduire les émissions de CO2 sur la base des droits à polluer.
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Normes sociales
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L’intégration croissante des économies et la multinationalisation des firmes rend nécessaire l’existence de règles du jeu concernant les normes sociales (mais aussi sanitaires ou environnementales) afin d’éviter que des entreprises cherchent à accroître leur compétitivité-prix en délocalisant une partie de leur production vers des pays qui ne respectent pas les conventions internationales en matière de travail des enfants, de respect des libertés syndicales et des droits sociaux.
Il s’agirait notamment de taxer les importations émanant de pays qui ne respectent pas de telles normes. Les opposants à de telles normes considèrent qu’il s’agit d’un protectionnisme déguisé de la part des pays développés à l’encontre des pays en développement (PED), que ces normes contribueraient à affaiblir l’avantage comparatif des PED ou encore qu’elles ne prendraient pas en compte les spécificités culturelles et économiques des PED et chercheraient à établir des principes faussement universels.
Pour les partisans de telles normes, elles inciteraient les PED à améliorer l’état sanitaire et social de leurs populations (allonger la durée de scolarité des enfants notamment) ; de plus, leurs effets négatifs sur les coûts de production des PED pourraient être compensés par le versement des recettes douanières dans le cadre de l’aide au développement.
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Nouveaux mouvements sociaux
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Mobilisations qui émergent dans les années 60-70 et comportant plusieurs ruptures avec le mouvement ouvrier, mouvement central de la société industrielle. Ils sont porteurs de nouvelles valeurs, plus qualitatives et de principes identitaires nouveaux.
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Obligations
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Titre de créance représentant une partie d’un emprunt contracté par une société ou par un Etat.
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Offre
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Quantité de produits que les vendeurs souhaitent vendre à un prix donné
Désigne en microéconomie la quantité d’un produit que les agents économiques sont prêts à vendre (et éventuellement à produire) à un prix donné ; en macroéconomie, l’offre globale est l’ensemble des ressources en biens en services (production et importations)
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Oligopole
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Situation de marché dans laquelle un petit nombre de vendeurs est confronté à un grand nombre d’acheteurs.
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OMC
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Organisation internationale qui se substitue au GATT en 1995 et dont les objectifs sont d’assurer le respect des règles commerciales internationales, de surveiller et de réprimer les pratiques déloyales.
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Opinion publique
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Selon J.Stoetzel, l’opinion publique n’est pas la simple agrégation des opinions individuelles mais un « ensemble de jugements sur les problèmes actuels auxquels adhèrent une grande partie des membres d’une société ».
La pensée de chacun est à la fois cause et effet de l’opinion de tous. C’est notamment pourquoi, il est difficile, de faire correspondre, à l’opinion publique une réalité clairement définie (Pour P.Bourdieu d’ailleurs, elle n’existe pas). De même, sa construction par les sondages fait l’objet de nombreux débats. (Tout le monde peut-il avoir toujours une opinion ? Toutes les opinions se valent-elles ? Y’a-t-il consensus sur les questions et les thématiques posées ?).
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Ordre social
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Situation d’un système social caractérisé par un degré élevé de cohésion sociale et par la cohérence et l’harmonie des relations entre les diverses composantes de ce système (institutions, groupes sociaux, etc.). L’ordre social s’oppose donc au conflit social et suppose un contrôle social qui fait obstacle à l’émergence des conflits et/ou qui parvient à les résoudre.
PS : Les sociologies qui privilégient l’ordre social et l’intégration sociale (Robert King MERTON et Talcott PARSONS par exemple) s’opposent donc en général à celles qui privilégient le conflit ou les contradictions (K. MARX ou P. BOURDIEU par exemple).
Cependant, certains sociologues mettent l’accent sur le fait que les systèmes sociaux sont nécessairement marqués par des conflits et sont nécessairement dynamiques. La question centrale n’est donc pas celle de l’ordre social mais de la régulation sociale qui permet précisément d’articuler stabilité et changement social.
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Organisation
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Ensemble cohérent d’actions visant à atteindre un ou plusieurs objectifs par la mobilisation de moyens dans le cadre d’une structure plus ou moins hiérarchisée.
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Organisation du travail
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Coordination des tâches liées à la production dans le but d’améliorer ou de rationaliser le processus productif.
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Organisation productive
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Organisation qui combine des facteurs de production afin de produire des biens et des services.
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Paradoxe d’Anderson
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Situation dans laquelle un individu plus diplômé que son père occupe une position sociale et pro inférieur à ce dernier
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Parenté
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Ensemble des liens d’alliance, de filiation et de germanité.
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Parentèle
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Ensemble des individus ayant un lien de parenté entre eux, qu’ils résident ensemble ou non. L’ensemble des individus de la parentèle vivant sous le même toit constitue la famille au sens strict.
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Partenaires sociaux
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Organisations syndicales et patronales
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Participation politique
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Ensemble des pratiques sociales liées à la vie politique.
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participation politique conventionnelle (vote, militantisme dans des partis de gouvernement
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participation politique non conventionnelle (manifestations, grèves, occupations de locaux…)
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Partis politiques
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Groupes organisés qui se fixent comme objectifs de conquérir le pouvoir politique ou d’être en mesure de l’influencer. La dimension idéologique et doctrinale est au cœur de l’identité d’un parti politique.
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Passager clandestin
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Acteur économique ou social qui profite d’un bien, service ou action collective sans en subir les coûts
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Patrimoine
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État des avoirs (actifs financiers et non financiers) et des dettes (passifs financiers) détenus par un agent à un moment donné.
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Pauvreté absolue
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Situation dans laquelle les individus ont un revenu qui ne leur permet pas de se procurer un panier de biens correspondant au minimum vital.
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Pauvreté en termes de conditions de vie
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Sont pauvres les individus ou les ménages qui n’ont pas accès à certains biens ou services considérés comme essentiels.
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Pauvreté relative
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Situation dans laquelle les individus ont un revenu inférieur à une fraction du revenu moyen ou médian de l’ensemble de la population. Le seuil de pauvreté a donc un caractère conventionnel : en France le seuil de pauvreté est fixé à 50% du revenu disponible médian par unité de consommation.
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PIB
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Valeur des biens et services produits dans une économie nationale pendant une période donnée. PIB = Somme des VA + Impôts sur les produits (TVA + droits de douane) – Subventions sur les produits.
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Plus value
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Dans le mode production capitaliste, différence entre la valeur d’usage et la valeur d’échange de la force de travail. La valeur d’échange de la force de travail est égale à la valeur du panier de biens nécessaire à la reproduction de la force de travail. La valeur d’usage de la force de travail est la valeur des marchandises produites par le salarié pendant son temps de travail.
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Polarisation des classes sociales
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La lutte des classes dans le mode de production capitaliste conduit progressivement à l’élimination des classes et fractions de classes autres que la bourgeoisie et le prolétariat.
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Politique budgétaire
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Politique qui vise à agir sur la situation économique par l’intermédiaire du budget de l’Etat.
Elle peut consister en
1) une variation des dépenses publiques ;
2) une variation des prélèvements obligatoires ;
3) une variation du solde budgétaire.
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Politique commerciale
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Action des pouvoirs publics sur les échanges extérieurs du pays.
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Politique conjoncturelle
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Politique économique ayant pour but de faire face à l’ensemble des variations à court terme de l’activité économique.
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Politique économique
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Ensemble des décisions prises par les pouvoirs publics qui visent à l’aide de divers instruments, à atteindre des objectifs afin d’orienter l’économie dans un sens souhaitable.
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Politique monétaire
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Ensemble des actions visant à agir sur la situation économique par l’intermédiaire de la quantité de monnaie en circulation et/ou du taux d’intérêt.
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Politique sociale
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Ensemble des actions de l’Etat qui visent à agir sur la situation sociale des individus. Elle consiste par exemple à réduire les inégalités ou à garantir à tous l’accès aux biens et aux services jugés indispensables.
Elle se fonde sur des principes relatifs à la justice sociale.
Il est parfois difficile de séparer politique économique et sociale : par exemple les politiques actives de l’emploi sont menées dans une perspective structurelle alors que les politiques passives de l’emploi (traitement des chômeurs) sont menées dans une perspective sociale.
De même, la politique fiscale a des effets économiques (conjoncturels –agir sur la conjoncture- et structurels –agir sur la répartition des revenus-) et sociaux (redistribution).
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Politique structurelle
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Politique économique qui porte sur l’évolution à long terme de l’économie et de ses structures.
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Polyandrie adelphique
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Union qui unit plusieurs frères à une même épouse.
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Polyandrie sororale
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Union qui unit plusieurs sœurs à un même mari
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Polygamie
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Union légale d’un individu avec au moins deux conjoints. Elle peut être polygynique (un homme avec plusieurs femmes) ou polyandrique (une femme avec plusieurs maris)
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Population active
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Ensemble des individus occupant un emploi ou recherchant un emploi.
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Post-taylorisme/ Néo-taylorisme
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Lorsqu’on étudie les formes d’organisation du travail plus récentes, on peut se demander si le taylorisme est toujours d’actualité.
1) Pour certains, les critiques du taylorisme ont conduit à prendre davantage en compte l’autonomie et l’intérêt des travailleurs (rotation des postes, équipes semi-autonomes, élargissement et enrichissement des taches, cercles de qualité) ; de plus les évolutions technologiques (TICE et robotisation notamment) ont modifié le rapport au travail : le travailleur doit être plus qualifié et doit savoir faire face à l’imprévu : il est donc plus autonome. On parle de post-taylorisme.
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Pour d’autres en revanche, le taylorisme voit le jour dans des secteurs d’où il était absent, bâtiment, hôtellerie, restauration, centres d’appels téléphoniques…. De plus, certains voient dans les nouvelles technologies qu’une nouvelle façon d’asservir l’homme dans son travail et l’on parle alors de néo-taylorisme.
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Pouvoir
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On distingue trois approches du pouvoir :
1) approche institutionnaliste qui identifie le pouvoir à l’Etat (pouvoir politique), au gouvernement (le pouvoir se distingue alors de l’opposition) et aux administrations (les pouvoirs publics). En d’autres termes, le pouvoir désigne ici la capacité légale à exercer une compétence que détiennent ces institutions.
2) approche substantialiste qui définit le pouvoir comme une « substance » que des personnes ou des groupes possèdent.
3) approche relationnelle du pouvoir selon laquelle le pouvoir est une relation interindividuelle asymétrique. Une personne A détient un pouvoir sur une personne B s’il peut attendre quelque chose de B que ce dernier n’aurait réalisé sans l’intervention de A. Néanmoins, la personne B participe en retour à l’exercice du pouvoir.
M. Weber distingue le pouvoir (ou puissance) de la domination (ou autorité). Pour lui, le pouvoir désigne « toute chance de faire triompher au sein d’une relation sociale sa propre volonté même contre des résistances ». En revanche, la domination ou l’autorité se distinguent du pouvoir car elles supposent un certain degré de légitimité. « Tout rapport de domination comporte un minimum de volonté d’obéir ».
Au final, on considère que le pouvoir repose à la fois sur la contrainte pure (usage de la force – pouvoir de coercition) et sur le consentement (motivé par le respect ou la crainte – pouvoir d’influence).
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Pouvoir central/local/supranational
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L’intégration régionale et la construction européenne d’une part et la décentralisation d’autre part ont contribué a diversifié les niveaux d’exercice du pouvoir.
Jusqu’aux lois de décentralisation de 1982, l’organisation administrative de l’Etat français est marquée par une forte centralisation du pouvoir ; on parle d’Etat unitaire pour désigner le fait que le pouvoir central (gouvernement) s’exerce sur l’ensemble des citoyens (par opposition à un Etat fédéral). On parle d’Etat unitaire centralisé lorsqu’il n’existe pas de pouvoirs publics territoriaux, mais seulement des subdivisions administratives sous dépendance du pouvoir central (les préfets par exemple) et auxquelles celui-ci délègue une partie de son pouvoir de décision (on parle d’organisation déconcentrée du pouvoir central). La décentralisation est le processus par lequel l’Etat central reconnaît l’autonomie et la personnalité morale des collectivités locales (régions, départements, communes). L’Etat unitaire décentralisé est organisé autour d’une administration centrale, chargée d’appliquer les décisions gouvernementales (ministères et directions) et d’une administration territoriale elle-même composée de l’ensemble des services déconcentrés de l’Etat (qui font appliquer les décisions gouvernementales au niveau local) et des administrations des collectivités locales autonomes au sein de leur territoire. .
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Pouvoir d’achat
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Désigne la quantité de biens et services qu’un revenu permet d’acheter. Il est égal au rapport entre le revenu nominal et le niveau des prix (mesure d’un revenu à prix constant).
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Pouvoir de marché
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Situation où, contrairement à la CPP, les entreprises peuvent influencer la détermination du prix ou des quantités échangés sur un marché
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Pouvoir politique
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Type de pouvoir qui s’applique dans le champ politique.
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Pouvoirs publics
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Les pouvoirs publics sont les autorités publiques détenant, à différents niveaux, le pouvoir politique :
– au niveau supranational : il s’agit des institutions auxquelles les Etats ont délégué leur souveraineté dans certains domaines (par exemple, les institutions de l’UE)
– au niveau national : il s’agit de l’Etat
– au niveau local : il s’agit des collectivités locales
Les pouvoirs publics correspondent aux autorités publiques supranationales, à l’Etat et aux collectivités locales
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Pratiques culturelles
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Ensemble des activités relatives à 5 filières (Olivier Donnat) :
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l’image, le son, l’écrit, les sorties, les pratiques amateurs
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Preneur de prix
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Agent économique disposant d’aucun pouvoir de marché pour fixer son prix
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Précarité de l’emploi
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Les emplois précaires sont des emplois salariés dont la durée n’est pas garantie par exemple les contrats de durée déterminée (CDD), stages, emplois aidés (contrats emplois solidarité, emplois jeunes,…) et les emplois intérimaires.
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Prélèvements obligatoires
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Impôts perçus par l’État, y compris ceux reversés aux collectivités locales et à l’Union européenne + cotisations sociales payées par les salariés et les employeurs.
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Prestations sociales
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Ensemble des versements de la sécurité sociale pour couvrir les besoins sociaux : maladie, retraite, invalidité, chômage…
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Prêteur de dernier ressort
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Un des attributs de la BC. Rôle de créer de la monnaie centrale pour assurer la solvabilité d’un établissement financier menacé de faillite ou alimenter le marché en liquidités
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Prix
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Expression monétaire de la valeur d’échange d’un bien ou d’un service.
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Prix d’équilibre
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En microéconomie, sur un marché, le prix d’équilibre est celui qui assure l’égalité entre les quantités offertes et demandées à partir de la confrontation entre la courbe d’offre totale et la courbe de demande totale sur le marché d’un bien ou d’un service.
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Prix relatif
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Rapport entre les prix nominaux de plusieurs biens. Il mesure aussi le prix nominal par rapport au niveau général des prix.
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Production
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Courant. La production est une activité humaine consistant à créer des biens et services propres à satisfaire des besoins individuels ou collectifs.
Insee La production est une activité qui consiste à créer des biens et des services s’échangeant sur le marché.
Activité exercée par une unité institutionnelle qui combine des facteurs de production pour fabriquer des biens et services.
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Production marchande
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Production des biens et services destinée à être vendue sur un marché
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Production non marchande
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Services gratuits ou quasi gratuits réalisés avec des facteurs de production obtenus sur le marché (comptabilité nationale pas de biens non marchands)
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Productivité
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Mesure de l’efficacité des facteurs de production.
Indicateur d’efficacité de la combinaison productive. Tout calcul de productivité met en rapport le volume de production réalisé avec une quantité de facteurs de production utilisée.
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Productivité du travail
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Rapport du volume de production réalisé avec la quantité de facteur travail utilisée. Indicateur de l’efficacité du facteur travail.
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Professions et catégories socioprofessionnelles (PCS)
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La nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles a été mise en place par l’INSEE en 1982. Les groupes définis par cette nomenclature présentent une certaine homogénéité sociale.
Au nombre de 6, les postes principaux de la nomenclature sont constitués sur la base de plusieurs critères : profession, statut (salarié ou non), qualification, position hiérarchique, importance de l’entreprise, secteur d’activité, fonctions publique ou non
– agriculteurs exploitants
– artisans, commerçants, chefs d’entreprise,
– cadres, professions intellectuelles supérieures,
– professions intermédiaires,
– employés (y compris personnel de service),
– ouvriers (y compris agricoles)
+ retraités + autres personnes sans activité professionnelle
Ces groupes peuvent être désagrégés jusqu’à un niveau assez fin puisque la nomenclature professionnelle emboîte 489 postes élémentaires.
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Profit
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Revenu du capital. Il est mesuré par l’excédent brut d’exploitation.
1) Pour D. Ricardo, le profit est un résidu.
2) Pour K.Marx, le profit résulte de l’exploitation des salariés.
3) Pour les néoclassiques, le profit pur est nul à l’équilibre.
4) Pour J.Schumpeter, le profit rémunère l’innovation.
5) Pour F.Knight, le profit rémunère la prise de risque.
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Profit (Joseph Schumpeter)
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Chez Schumpeter, le profit rémunère l’innovation, il est la contrepartie du risque que prend l’entrepreneur. En innovant, ce dernier cherche à se constituer une rente de monopole, par nature temporaire, qui lui permet d’accroître son profit en même temps qu’il réduit celui de ses concurrents.
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Progrès technique
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le progrès technique est l’ensemble des innovations qui permettent d’améliorer l’efficacité de la combinaison productive
Ce qui accroît la production sans que varie la quantité des facteurs de production.
Nouvelle manière de produire qui permet d’obtenir plus de produit avec la même quantité de facteurs.
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Protection sociale
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Ensemble des dispositifs mis en place pour assurer et aider les individus devant les risques majeurs de l’existence (chômage, maladie, vieillesse, famille). Elle a donc à la fois des objectifs matériels (permettre aux individus de survivre quand ils sont malades, ou âgés, ou chargés de famille nombreuses, par exemple) et des objectifs sociaux (réduire l’inégalité devant les risques de la vie et assurer aux individus un minimum de revenus leur permettant d’être intégrés à la société). La protection sociale se met progressivement en place à partir du milieu du XIXème siècle, pour faire face aux nouveaux problèmes sociaux qui émergent avec l’industrialisation et le développement du capitalisme (pauvreté, accident du travail…). Les systèmes de protection sociale entrent en crise (de financement, d’efficacité et de légitimité) à partir des années 1970.
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Protectionnisme
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Ensemble des mesures prises par un gouvernement visant à empêcher ou limiter les importations de biens et services.
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Qualification
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Processus de codification des emplois dans une logique de hiérarchisation des salariés. On distingue la qualification de l’emploi ou du poste de travail de la qualification du travailleur.
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Qualification effective du travailleur
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Ensemble des connaissances professionnelles acquises par la formation et l’expérience
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Qualification requise par le poste de travail
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Ensemble des connaissances et aptitudes (éventuellement sanctionnées par un diplôme) et des expériences requises pour occuper un poste de travail. La qualification du poste ne correspond pas toujours à la qualification du travailleur, notamment en raison du chômage qui pousse certains travailleurs à accepter des emplois sous-qualifiés.
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Quantité d’équilibre
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Quantités échangés au prix d’équilibre
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Quotas d’émission carbone
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Droit d’émettre une tonne de CO2. Chaque entreprise reçoit gratuitement de l’État un nombre de quotas personnalisé.
Les pouvoirs publics sont indispensables à l’existence d’un marché de droits à polluer car ils fixent des droits de propriété sur les émissions de pollution, ce qui rend possible l’échange
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Rapports de production
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Lien qui unit et qui oppose le propriétaire des moyens de production et le détenteur de la force de travail. Il est particulier à chaque mode de production.
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Rapports sociaux
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Ensemble des relations qu’entretiennent entre eux des groupes sociaux.
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Rationalisation des activités (Max Weber)
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Processus qui s’opère dans les sociétés modernes, et qui tend à dégager progressivement les activités sociales de l’emprise de la tradition et du sacré au profit de la logique de l’efficacité et du calcul. En d’autres termes les actions traditionnelles ou affectives (non rationnelles) s’effacent et laissent place aux actions rationnelles en finalité ou en valeur. La diffusion d’une domination de type rationnelle-légale, à travers l’organisation bureaucratique, à l’ensemble des sphères de l’activité sociale témoigne de ce processus de rationalisation.
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Rationalité
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Mise en œuvre de moyens adaptés aux fins consciemment choisies.
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Rationalité en finalité
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Comportement qui s’oriente par rapport aux fins poursuivies.
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Rationalité en valeur
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Comportement cohérent avec les valeurs auxquelles l’individu adhère.
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Rationalité limitée (Herbert Simon)
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Les agents ne sont généralement pas en mesure de prendre une décision correspondant au choix le meilleur compte tenu de l’ensemble des choix possibles. Ils se contentent d’adopter une méthode permettant de faire un choix satisfaisant.
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Rationnement
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Situation où les déséquilibres ne peuvent se réduire que par une limitation des quantités échangées.
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Récession
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Ralentissement de l’activité économique.
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Recette totale
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Recette totale = P x Q. Valeur des ventes au cours d’une période donnée
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Recette moyenne
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Rapport de la recette totale sur la quantité vendue
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Recette marginale
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Variation de la recette totale générée par la vente d’une unité supplémentaire
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Recherche et développement
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Ensemble des activités qui visent à la mise en œuvre dans la production des résultats des recherches fondamentales et appliquées : création de nouveaux produits, mise en œuvre de nouvelles techniques de production.
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Redistribution
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Ensemble des prélèvements et des réaffectations des ressources opérés par les administrations publiques sur les revenus des ménages.
L’Etat mène une politique de redistribution en soumettant certains agents à des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociale) pour les verser à d’autres (ou aux mêmes) sur la base de revenus de transferts (prestations sociales, en nature ou en espèces). L’objectif de la redistribution est de réduire la disparité et la dispersion des revenus.
On distingue la redistribution horizontale des revenus, qui s’opère entre individus qui appartiennent à la même strate de revenus primaires, au bénéfice de ceux qui sont victimes de risques sociaux (retraite par répartition, allocation chômage, accident du travail) et la redistribution verticale qui s’opère entre des individus ou des catégories sociales ayant des revenus différents, en vue de réduire les inégalités de revenus.
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Refinancement
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Parce qu’elles sont contraintes de détenir une partie de leurs dépôts sous forme de monnaie Banque centrale (réserves) pour des raisons institutionnelles (le coefficient de réserves obligatoires) ou pour des raisons liées à la concurrence inter-banques (« fuites »), le pouvoir de création monétaire des banques commerciales est limité. En effet, elles doivent régulièrement se procurer les réserves en monnaie banque centrale à l’occasion d’opérations de refinancement. Ces opérations ont un coût, le taux de refinancement, qui dépend de la quantité de liquidités mis à disposition des banques commerciales par la Banque centrale sur le marché monétaire (open market). Ainsi, la Banque centrale permet de contrôler la quantité de monnaie en circulation (plus elle restreint l’offre de liquidités et plus le taux de refinancement est élevé, ce qui limite l’offre de crédits par les banques commerciales).
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Régime de change
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Ensemble des règles de fonctionnement du marché des changes.
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Régime politique
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Mode d’organisation du pouvoir politique d’une société. En fonction de la rigidité de la séparation des trois pouvoirs, on distingue deux idéaux-types de régimes politiques.
1) un régime présidentiel avec séparation rigide (ou une forte indépendance) des pouvoirs : l’exécutif (chef d’Etat ou gouvernement) ne peut renverser le législatif (Parlement) et inversement. Les citoyens élisent le chef de l’Etat qui forme un gouvernement. Les Etats-Unis sont très proches d’un régime présidentiel même si des procédures de veto existent en cas de circonstances exceptionnelles.
2) un régime parlementaire où la séparation des pouvoirs est plus souple (ou interdépendance des pouvoirs) : le pouvoir exécutif (gouvernement) est responsable devant le pouvoir législatif (Parlement) et peut être renversé par lui. De même, l’exécutif peut dissoudre l’Assemblée. Dans un tel système, les citoyens élisent une chambre basse (du Parlement) qui nomme le chef du gouvernement ; le chef de l’Etat n’a, quant à lui, pas un rôle politique majeur. Le Royaume-Uni constitue le cas le plus proche du régime parlementaire.
=> Le régime politique de la Vème république en France est dit mixte. En effet, le chef de l’Etat est élu au suffrage universel et n’est pas responsable devant le pouvoir législatif qui ne peut le renverser (logique présidentielle). En revanche, le gouvernement qu’il nomme peut être renversé par l’Assemblée à l’aide d’une motion de censure ; par ailleurs, le chef de l’Etat peut dissoudre l’Assemblée (logique parlementaire).
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Règle
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Principe contraignant qui vise à organiser les comportements d’individus ou de groupes d’individus. Elle peut obliger (règle formelle) ou être un guide pour l’action (règle informelle).
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Règle de filiation
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Règle qui détermine le principe de la transmission de la parenté (donc de l’appartenance à un groupe, du statut, de l’héritage notamment)
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Réglementation
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Ensemble de normes et de règles qui encadrent l’activité économique et financière (marché du travail, marchés monétaire et financiers, environnement). La réglementation est assurée par les pouvoirs publics.
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Règles de droit
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Règles codifiées au sein de textes juridiques (règlements, Constitution…) qui déterminent les droits et obligations des individus et des organisations.
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Régulation
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Processus d’ajustement des effets d’actions diverses et étrangères les unes aux autres (par exemple l’offre et la demande). La régulation peut s’opérer par le marché, qui corrige les déséquilibres par le mécanisme de flexibilité des prix (marché autorégulateur), ou par l’action des pouvoirs publics. (cf.la fonction de stabilisation chez R. Musgrave).
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Régulation des conflits
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Processus par lequel des règles sociales viennent encadrer les conflits, et peuvent être à leur tour modifiées par ces conflits
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Régulation économique
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Synonyme de politique économique ; la notion a une connotation systémique et désigne alors les mécanismes qui stabilisent le système économique à un niveau jugé acceptable.
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Régulation sociale
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Processus selon lequel se créent, se transforment ou se suppriment les règles au sein d’une société.
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Relation d’agence
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Contrat par lequel une personne (principal) engage une autre personne (agent) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un certain pouvoir de décision de l’agent
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Relations de parenté
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Ensemble des liens d’alliance, de filiation et de germanité.
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Religion
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K.Marx : religion = théorie générale du monde, composante de l’idéologie.
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E. Durkheim : religion = système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, qui unissent en une même communauté morale appelée Eglise, tous ceux qui y adhèrent.
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M.Weber refuse de définir une essence du religieux. Religion = façon d’agir en communauté
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Rendements croissants
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La notion de rendement fait référence à l’efficacité d’un ou des facteurs de production en termes d’augmentation du produit. Elle peut être appréhendée à deux niveaux :
1) au niveau d’un seul facteur : on parle alors de rendement factoriel ou de productivité marginale d’un facteur pour désigner l’accroissement de la production du à l’utilisation d’une unité supplémentaire du facteur considéré lorsque la quantité des autres facteurs utilisés ne varie pas. Dans la théorie néo-classique, les facteurs de production ont une productivité marginale décroissante et sont rémunérés à la productivité marginale. En effet, tant que la productivité marginale du travail est supérieure au coût marginal du travail (le salaire), l’employeur augmente son profit en augmentant la quantité de travail utilisé. Lorsqu’elle devient inférieure au coût marginal, l’employeur voit son profit diminuer lorsqu’il accroît la quantité de facteur travail utilisé. Son profit est donc maximal lorsque la quantité de travail utilisé égalise salaire et productivité marginale du travail. De même, le taux d’intérêt (coût marginal d’une unité de capital supplémentaire) est égal à la productivité marginale du capital à l’équilibre.
2) au niveau de l’ensemble des facteurs : on parle alors de rendements d’échelle pour désigner l’effet sur la quantité produite d’une augmentation dans les mêmes proportions des quantités de facteurs utilisés.
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Rendements d’échelle croissants
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La quantité produite croît plus vite que les quantités de facteurs mises en œuvre.
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Rendements d’échelle décroissants
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La quantité produite croît moins vite que les quantités de facteurs mises en œuvre.
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Rentabilité économique
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Mesure de l’efficacité des équipements, c’est-à-dire le rapport entre l’EBE et la valeur du capital utilisé.
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Rentabilité financière
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Mesure de l’efficacité des capitaux financiers engagés dans une entreprise.
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Rente de monopole
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En situation de monopole, lorsque le producteur maximise son profit, le prix est supérieur au coût marginal.
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Représentation des salariés
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Désigne les institutions et les individus, élus ou désignés pour être les intermédiaires entre les salariés et leurs employeurs.
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Représentation politique
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Principe selon lequel le peuple ne peut exercer directement sa souveraineté mais désigne des représentants qui décident à sa place (démocratie représentative).
Par opposition, dans une démocratie directe, le peuple participe directement à au pouvoir politique (élaboration et vote des lois). La représentation politique peut être jugée insuffisante pour faire exister le principe de l’exercice du pouvoir par le peuple ; dans cette optique certains prônent une démocratie participative, où les citoyens, en plus de désigner leurs représentants, participent activement au débat public (à l’occasion de référendums par exemple). Aujourd’hui, certains constatent une crise de la représentation politique qui se manifeste par la baisse de la participation électorale et la montée de l’abstentionnisme, la professionnalisation de la politique et un éloignement entre les représentants et les représentés.
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Reproduction sociale
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Processus par lequel les positions sociales se perpétuent dans le temps, maintenat les inégalités dans les rapports sociaux.
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République
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Etat non monarchique, fondé sur le principe de souveraineté populaire, que celle-ci s’exerce directement ou par l’intermédiaire de représentants élus.
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Retraite par capitalisation
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Système reposant sur une logique d’épargne individuelle gérée par un système collectif
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Retraite par répartition
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Système reposant sur le principe de solidarité entre les générations, par un transfert des cotisations des actifs vers les retraités
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Revenu
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Un revenu est un flux de ressources reçu directement de l’activité productive (revenu primaire) ou indirectement (prestations sociales).
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Revenu (John HICKS)
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Ce qui peut être consommé au cours d’une période par un individu sans entamer son patrimoine.
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Revenu disponible brut
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Revenu primaire + prestations sociales – cotisations sociales – impôts directs
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Revenus de transfert
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Prestations sociales versées par les institutions de protection sociale pour aider de manière collective les personnes à faire face à une baisse de revenu ou à un accroissement des charges.
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Revenus primaires
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Revenus perçus en contrepartie d’une contribution aux activités productives.
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Risque de crédit
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Exposition d’un créancier dans le cas où le débiteur se révèle incapable de respecter ses engagements
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Risque systémique
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Situation où la défaillance d’une banque ou d’un établissement financier risque de se transmettre à tout le système financier
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Risques sociaux
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Événements qui ne sont pas dus aux individus eux-mêmes et qui conduisent à une perte de revenus.
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Rôle social
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Ensemble des attentes qui règle le comportement des individus dans une position sociale donnée.
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Salaire
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Revenu du travail pour les salariés qui vendent leur force de travail en échange de rémunération.
Rémunération du travail qui résulte d’un contrat entre un salarié et une entreprise.
On distingue le salaire net que perçoit le salarié du salaire brut qui correspond au salaire net auquel on ajoute les cotisations et taxes salariales.
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Salaire d’efficience
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C’est la rémunération qui sert à inciter les salariés à être plus productif
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Salaire minimum
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Salaire au dessous duquel un salarié ne peut être payé
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Salaire nominal
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Salaire mesuré à prix courants.
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Salariat
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Ensemble des salariés liés à leur employeur par un contrat de travail et rémunérés par un salaire.
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Sanctions
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Récompenses ou punitions mises en œuvre par une institution (sanction formelle) ou par une tierce personne (sanction informelle) en réaction à un comportement non conforme, ou au contraire exemplaire, au regard des normes sociales.
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Science économique
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Discipline scientifique que se propose d’étudier la coordination des agents économiques qui participent à la production, à la répartition et à la consommation des richesses.
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Sécularisation
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Autonomie au moins partielle, des institutions économiques, politiques et sociales par rapport à l’emprise des religions dominantes.
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Segmentation du marché du travail
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Situation dans laquelle le marché du travail est scindé en deux segments avec un marché primaire et un secondaire
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Sélection adverse
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Comportement des agents en sitaution d’asymétries d’information qui sont conduits à prendre des décisions contraires à ce qu’ils recherchaient initialement
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Séparation des pouvoirs
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Les systèmes démocratiques reposent sur la séparation des pouvoirs exécutif (qui met en œuvre la politique de la nation à l’aide de lois), législatif (qui vote les lois) et judiciaire (qui fait respecter les lois) entre des instances différentes et indépendantes afin que leur influence respective soit équilibrée. En d’autres termes, la séparation des pouvoirs fait en sorte que le pouvoir arrête le pouvoir.
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Services
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Prestations immatérielles. On ne peut pas toucher
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Services collectifs
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Activités d’intérêt général prises en charge par une personne publique ou privée sous l’égide de celle publique
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Service universel
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Conception des services publics développée par la Commission européenne : garantie d’accès pour tous les consommateurs à certains services jugés essentiels à des prix abordables.
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Services publics
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Activités d’intérêt général considérées comme indispensables à la cohésion sociale, dont les pouvoirs publics assurent la mise en œuvre. Ils répondent à des besoins sociaux non satisfaits par le marché.
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Sociabilité
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Modes et formes des relations entre les individus. Ces relations se tissent dans des lieux de vie variés
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Socialisation (Guy Rocher)
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Processus par lequel l’individu apprend et intériorise tout au long de sa vie les éléments socioculturels de son milieu en les intégrant à la structure de sa personnalité.
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Socialisation anticipatrice
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Ensemble des valeurs et des normes d’un groupe social qu’un individu acquiert en vue de l’intégrer.
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Socialisation différentielle
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Processus de socialisation qui conduit à ce que différentes catégories d’individus acquièrent des normes, valeurs et des comportements différents
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Socialisation politique
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Processus d’apprentissage par les individus des règles qui régissent le champ politique, et de leur place dans ce champ, à partir des normes et des valeurs que partagent les groupes sociaux auxquels ils appartiennent
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Socialisation primaire
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Socialisation qui a eu lieu dans l’enfance
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Socialisation secondaire
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Socialisation qui a lieu tout au long de la vie après l’enfance
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Société
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Entreprise crée par au moins deux personnes. . La société a une personnalité morale propre (à la différence de l’entreprise individuelle). On peut donc opposer l’entreprise sociétaire à l’entreprise individuelle, l’EURL représentant un cas médian d’entreprise entre les deux. Parmi les sociétés commerciales (inscrites au registre de commerce et relevant des Tribunaux de commerce), on distingue les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes.
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Société à responsabilité limitée (SARL)
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Forme juridique de société, intermédiaire entre la société de personnes et la société de capitaux. Elle exige un capital social initial d’au moins 7500 euros et regroupent des associés qui s’engagent personnellement, ne pouvant pas céder librement leur part (comme une société de personnes), mais ne sont responsables qu’à hauteur de leur apport (comme dans une société de capitaux).
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Société anonyme
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Forme particulière de société de capitaux. Les actionnaires, dont le nombre doit être supérieur ou égal à 7, sont détenteurs de titres (l’ensemble de ces titres forme le capital social de l’entreprise qui doit être au moins égal à 40000 euros), qu’ils peuvent vendre librement. La SA a une existence légale distincte de celle de ses membres et ces derniers disposent d’un droit de vote (associé à chaque action) à l’Assemblée Générale des actionnaires qui désigne les représentants des actionnaires et les dirigeants chargés de la gestion.
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Société civile organisée
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Ensemble des entités réunies sur une base volontaire et exprimant la volonté des citoyens de se rassembler autour de valeurs propres, pour la défense d’une cause commune
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Société de capitaux
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Elle se caractérise par : 1) le fait qu’elle soit constituée d’associés (souvent en grand nombre) liés entre eux à travers le capital qu’ils apportent à l’entreprise, ces derniers étant dissociables de l’entreprise ( ils peuvent vendre librement leurs actions) ; 2) les associés participent à la gestion de l’entreprise en votant à l’Assemblée Générale des actionnaires ; 3) la non responsabilité des associés au delà des capitaux qu’ils ont apporté.
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Société de personnes
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Elle se caractérise par : 1) la confiance réciproque que s’accordent les associés, ces derniers (en général en nombre limité) étant indissociables de l’entreprise ; 2) ces derniers participent collectivement à la gestion de la société (les décisions importantes sont prises à l’unanimité) ; 3) les associés sont responsables solidairement sur leurs biens du passif de la société.
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Société démocratique
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Société où le pouvoir appartient au peuple, c’est à dire où les citoyens désignent les gouvernants (démocratie représentative) et prennent part aux différents choix politiques.
Pour A. de TOCQUEVILLE, mode d’organisation politique qui succède à une société aristocratique à la suite de mouvements révolutionnaires. Les sociétés démocratiques sont marquées par des changements importants (remise en cause des liens sociaux traditionnels). Chez TOCQUEVILLE, le passage d’une société aristocratique à une société démocratique est un processus de changement social qui conduit progressivement à une démocratie « apaisée».
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Société en commandite
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Forme particulière de société de personnes qui permet de réconcilier 2 objectifs à priori contradictoires : maintenir un contrôle des fondateurs de l’entreprise et pouvoir disposer d’un grand nombre d’actionnaires. Elle est formée par 1) les commandités, associés qui gardent un pouvoir de gestion sur l’entreprise quelque soit leur part dans le capital social, mais qui engagent leur responsabilité ; 2) les commanditaires qui ne sont pas responsables sur leur patrimoine personnel (seulement sur leur apport) mais n’ont aucun pouvoir de gestion.
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Sociologie (Yves CROZET)
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Science qui se propose d’étudier scientifiquement l’homme vivant en société, les relations entre les individus et les mécanismes de fonctionnement des sociétés humaines.
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Solidarité
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1) Pour E.Durkheim, phénomène qui relie les différentes composantes de la société. Synonyme de lien social, la solidarité permet aux sociétés de « tenir », de « faire société ». C’est pourquoi la solidarité doit être fondée sur « un système de droits et de devoirs » liant les individus « les uns aux autres de manière durable ».
2) Dans le langage courant, la solidarité désigne une relation d’entraide entre des individus. L’assistance sociale est une forme de solidarité mise en œuvre par l’Etat-providence.
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Solidarité mécanique
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La solidarité mécanique est une solidarité par similitude, la conscience collective est forte et les individus, peu différenciés, adhèrent aux mêmes valeurs.
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Solidarité organique
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La solidarité organique est une solidarité par complémentarité, elle repose sur une forte division du travail qui rend dépendant les uns des autres. La conscience collective est faible car les individus sont fortement différenciés.
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Sororat
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Règle qui oblige un mari à se marier avec la sœur de son épouse si celle-ci décède. Les enfants engendrés par ce nouveau couple sont considérés comme ceux de la sœur défunte.
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Sous culture
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Culture d’un sous groupe. Elle comporte des traits culturels communs avec la culture de la société à laquelle elle appartient.
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Soutenabilité
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Situation dans laquelle le niveau de bien être des générations présentes peut au moins être maintenu pour les générations futures
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Souveraineté
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Principe de l’autorité suprême qui repose sur le peuple réuni dans une même nation
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Spécialisation
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Processus par lequel un pays ou une entreprise choisit de se consacrer à la production d’une partie seulement des biens et services. La division du travail répartit le travail entre les salariés, les entreprises ou des pays spécialisés.
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Spécialisation économique internationale
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Fait que chaque entité économique internationale tend à se spécialiser dans une ou plusieurs productions et en exporte la majeure partie.
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Spéculation
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Achat ou vente d’un actif dans le but de réaliser un gain lié aux variations des prix de l’actif et non à son usage
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Statut
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Position occupée par un individu dans un espace social donné.
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Stigmatisation
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Processus de construction sociale du stigmate lors des relations entre les individus porteurs de cet attribut et les autres. Cette relation est le résultat d’une tension entre l’identité sociale réelle du stigmatisé et son identité sociale virtuelle, c’est-à-dire le comportement que l’on attend de lui.
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Stratification sociale
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Existence, au sein d’une société, de groupes hiérarchisés en fonction de différents critères.
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Structure sociale
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Ensemble hiérarchisé de groupes sociaux liés par des relations permanentes.
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Subsidiarité
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Le principe de subsidiarité consiste à réserver uniquement à l’échelon supérieur, ici la Communauté européenne (CE), ce que l’échelon inférieur, les États membres de la CE, ne pourrait effectuer que de manière moins efficace. Le principe de subsidiarité ne s’applique qu’aux questions relevant d’une compétence partagée entre la Communauté et les États membres, qui posent fréquemment des problèmes d’attribution. Il ne concerne pas les domaines relevant de la compétence exclusive de la Communauté.
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Suffrage universel
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Mode d’élection ne mettant pas d’autres conditions au droit de vote que la nationalité, la majorité et la capacité des droits civiques. On parle de suffrage direct lorsque les citoyens élisent directement leurs représentants. On parle de suffrage indirect lorsque les citoyens élisent des grands électeurs qui éliront dans un second temps leurs représentants (par exemple, en France pour le Sénat).
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Surplus
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Mesure le montant des gains qu’un consommateur ou producteur retire de ses achats en faisant la différence entre le prix effectivement payé/vendu et celui qu’il aurait été prêt à payer/accorder
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Syndicats
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Dans sa déclaration de 1948, l’Organisation internationale du travail définit les syndicats comme des « associations indépendantes ayant pour but de promouvoir et de défendre leurs intérêts ».
En FR, dans le domaine professionnel, les syndicats sont autorisés par la loi Waldeck-Rousseau de 1884 qui
met fin à la Loi Le Chapelier interdisant les associations professionnelles. Organes de défense des intérêts professionnels de leurs adhérents, les syndicats disposent notamment du droit de grève pour mener à bien leur action en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail.
– syndicat de salariés : association de salariés qui a pour objectif la défense des droits ainsi que des intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuels, des personnes que cette organisation représente
– syndicat patronal : association d’entreprises qui a pour objectif la défense des intérêts matériels et moraux des entreprises que cette association représente
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Système économique
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Relations entre la production, la répartition et la consommation des biens et services.
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Système monétaire international
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Ensemble d’accords, de règles, de pratiques et d’institutions dans le cadre desquels s’effectuent les paiements correspondant à des transactions franchissant les frontières.
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Système politique
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Dans le langage courant, on parle indifféremment de systèmes et de régimes politiques. Ici, on considèrera qu’un système politique est la forme que prend, dans un groupe social donné la distinction entre gouvernants et gouvernés (définition de M. Duverger du régime politique) ; on distinguera donc les systèmes démocratiques des systèmes totalitaires. La notion de régime politique fera référence à l’organisation des pouvoirs au sein des systèmes démocratiques (régime présidentiel ou parlementaire).
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Système politique européen
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Ensemble des mécanismes qui organisent la vie politique européenne. (institutions, coop entre États, partis po, gp d’interet, participation des citoyens)
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Table de destinée
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Tableau à double entrée permettant de connaître la position sociale occupée par les fils en fonction de celle qu’occupaient leurs pères.
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Table de mobilité
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Tableau à double entée permettant de décrire la position sociale d’une génération d’hommes en fonction de la position sociale de leur père
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Table de recrutement
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Tableau à double entrée permettant de connaître la position sociale qu’occupaient les pères en fonction de celle occupée aujourd’hui par leurs fils.
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Taux d’épargne
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Rapport entre l’épargne brute et le revenu disponible brut.
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Taux d’intérêt
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Théorie classique : le taux d’intérêt est fixé sur le marché du capital. Il est égal à l’efficacité marginale du capital.
Théorie keynésienne : le taux d’intérêt résulte de la confrontation de l’offre et de la demande de monnaie. C’est la récompense de la renonciation à la liquidité.
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Taux d’investissement
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Rapport entre la formation brute de capital fixe (FBCF) et la VA
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Taux d’ouverture
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1) Volume des exportations * 100
Volume de PIB
2) (Volume des exportations + volume des importations)/2 * 100
Volume du PIB
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Taux de change
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Prix d’une monnaie exprimée en unités de monnaie étrangère.
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Taux de couverture
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Valeur des exportations * 100
Valeur des importations
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Taux de marge
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C’est le rapport de l’excédent brut d’exploitation (EBE) à la valeur ajoutée (EBE/VA)
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Taux de remplacement
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Estimation en % de la pension en € versée à un retraité pour 100€ de revenus d’activité que celui-ci touchait lorsqu’il était actif
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Taux de rentabilité économique
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Rapport entre l’excédent brut d’exploitation (EBE) et le capital de l’entreprise. (EBE/K)
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Taux de salaire
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Rémunération unitaire du travail ; c’est donc un prix. Il ne faut as confondre le taux de salaire (un prix) et le salaire (un revenu). Taux de salaire x temps de travail = salaire
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Taux de salaire nominal
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Le taux de salaire nominal est le prix d’une unité de travail exprimés en euros courants. Le taux de salaire nominal multiplié par la quantité de travail effectué donne le salaire nominal du travailleur exprimé en euros courants.
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Taux de salaire réel
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Le taux de salaire réel s’obtient en divisant le taux de salaire nominal par l’indice du niveau des prix. Le salaire réel exprime donc le pouvoir d’achat du salaire nominal, c’est-à-dire la quantité de biens et services que la salaire nominal permet d’acquérir.
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Taxation
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Mise en place de taxe, prestation pécunière perçue par voie d’autorité et à titre définitif par les pouvoirs publics. Taxe= recette affectée / fi.Contrairement à l’impôt
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Taylorisme
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Forme d’organisation du travail initiée par F. Taylor qui entend rationaliser l’organisation et la division du travail afin de parvenir à une organisation scientifique du travail.
Le taylorisme ou organisation scientifique du travail repose sur :
1) une séparation des taches de conception de celles de réalisation (division verticale du travail) ;
2) décomposition des taches d’exécution en gestes élémentaires selon un ordonnancement rationnellement établi (one best way) ; 3) un mode de rémunération stimulant la productivité des travailleurs (salaire à la pièce ou prime au rendement).
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Termes de l’échange
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Rapport de l’indice des prix à l’exportation sur l’indice des prix à l’importation. Il y a dégradation des termes de l’échange (et de sa balance commerciale) pour un pays lorsque ce rapport diminue (voir croissance appauvrissante de J. Bhagwati).
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Totalitarisme
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Un système totalitaire se caractérise par l’emprise totale du pouvoir sur toutes les dimensions de la vie sociale. Le totalitarisme repose sur la conception selon laquelle la totalité (Etat, race, classe) l’emporte sur l’individu (en ce sens, on peut opposer totalitarisme et libéralisme). Pour C.Friedrich, le totalitarisme présente les caractéristiques suivantes : une idéologie officielle, un parti unique de masse, un contrôle policier basé sur la terreur et le monopole des moyens de communication. On présente souvent les systèmes nazi et stalinien comme des idéaux-types des systèmes totalitaires. Pour H. Arendt, le totalitarisme résulte de l’atomisation de la société (société de masse), de la disparition des classes et des corps intermédiaires (masses déracinées)et d’un affaiblissement de la cohésion sociale qui rend les individus vulnérables à la manipulation et à la propagande.
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Toyotisme
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Mode d’organisation du travail qui repose sur deux principes : 1) le kan-ban qui désigne un système de régulation de la production qui est organisé de l’aval vers l’amont. En fonction des besoins de l’atelier d’aval, donc de la demande, chaque atelier reçoit les instructions quant à la production des pièces intermédiaires (système du juste à temps pour éviter les stocks). 2) le principe d’autonomation, néologisme formé à partir des mots automation et autonomie : les machines sont dotés d’un mécanisme d’arrêt automatique en cas de défaut et les travailleurs disposent d’une relative autonomie au sein de leur atelier, cad qu’ils effectuent les taches de réalisation mais aussi de contrôle de qualité et de dépannage en cas de problème.
=> Le toyotisme se résume souvent par l’expression zéro défaut, zéro panne, zéro stock, zéro délai, zéro papier.
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Travail
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Activité humaine conduisant à la production ou à l’entretien de biens et de services.
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Travail à temps partiel
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Temps de travail inférieur à la durée légale du travail.
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Tyrannie de la majorité
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Expression qui relève un paradoxe des sociétés démocratiques entre une égalité proclamée des individus et la possibilité qu’un grand nombre d’entre eux formant une majorité s’attribuent la souveraineté et exercent une tyrannie sur la minorité (au nom de la démocratie). La tendance à l’égalisation des conditions qui rend les individus semblables favorise leur adhésion à la majorité. Ce paradoxe s’inscrit dans la réflexion de Tocqueville quant à la difficulté de concilier égalité et liberté, dans les sociétés démocratiques.
A. Touraine minimise ce risque, selon lui, « la démocratie est le régime où la majorité reconnaît les droits de la minorité car elle accepte que la majorité aujourd’hui puisse devenir minorité demain ».
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Union douanière
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Niveau d’intégration économique qui suppose, outre la libre circulation des biens et des services, l’instauration d’un tarif extérieur commun.
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Union économique et monétaire
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Niveau d’intégration qui suppose une harmonisation progressive des politiques économiques et une politique monétaire commune.
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Union européenne
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Union économique qui a succédé à la Communauté européenne (CE) avec l’adoption en 1992 du traité sur l’UE signé à Maastricht et entré en vigueur le 1er novembre 1993. Une possibilité de coopération renforcée entre certains membres a été introduite dans le Traité d’Amsterdam (1997) mais le débat autour des institutions de l’UE tend à opposer les partisans d’une intégration commerciale aux partisans d’une intégration politique des Etats membres.
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Union politique
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Niveau d’intégration qui suppose une coopération entre les pays.
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Universalisme
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Conception selon laquelle tous les individus d’une société doivent jouir des mêmes et être soumis aux mêmes devoirs quelle que soit leur appartenance communautaire, ethnique, religieuse… Selon les défenseurs de l’universalisme, toute discrimination en vertu de tels critères est une menace pour la cohésion sociale.
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Utilité
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Mesure de la satisfaction globale qu’un individu retire de la consommation d’un panier de biens. Il dépend de la quantité consommée : U = f(Q)
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Valeur ajoutée
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Valeur nouvelle créée par une entreprise au cours de son cycle de production, soit la différence entre la valeur des biens et services produits et la valeur des b&s utilisés.
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Valeurs
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Idéaux auxquels les membres d’une société adhérent et qui se manifestent concrétement dans leurs manières de penser, de sentir, d’agir.
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Zone de libre échange
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Une zone de libre échange résulte d’un accord de réciprocité entre des nations voisines ou non qui décident d’éliminer des droits de douane et les restrictions au commerce entre elles tout en conservant les barrières nationales particulières dans les échanges avec le monde extérieur à la zone.
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